Mediapart
Dim.09 novembre 201409/11/2014 Dernière édition

Flashball, les ravages d'une arme

Flashball à Montreuil : trois policiers renvoyés en correctionnelle, une première

|  Par Louise Fessard

Montreuil, le 8 juillet 2009 : six tirs de Flashball, six blessés. Cinq ans plus tard, une juge d'instruction a décidé de renvoyer l'ensemble des policiers tireurs devant le tribunal correctionnel. Son ordonnance de renvoi est sévère.

Flashball: la police cherche comment limiter bavures et accidents

|  Par Louise Fessard

Un policier en civil tire au Flashball lors de la manifestation du 22 février 2014, à Nantes.Un policier en civil tire au Flashball lors de la manifestation du 22 février 2014, à Nantes.

Un an après un rapport très sévère du Défenseur des droits, police et gendarmerie cherchent une nouvelle doctrine d'utilisation de ces « lanceurs de balles de défense », le Flashball et son successeur. À quoi servent ces armes introduites en réponse aux « violences urbaines » ? La police et la gendarmerie ont accepté de répondre à nos questions.

Flashball: plus de vingt blessés graves depuis 2004

|  Par Louise Fessard

Selon notre décompte, depuis 2004, plus d'une vingtaine personnes ont été grièvement blessées par des lanceurs de balle de défense en France. Parmi elles, treize ont perdu un œil. Et un homme est décédé à Marseille en décembre 2010. Mais de non-lieu en relaxes, seul un policier tireur a été condamné.

Flashball : un sapeur-pompier de 31 ans mutilé

|  Par Louise Fessard

Le 27 décembre 2013, lors d’une manifestation des sapeurs-pompiers à Grenoble, Quentin Charron, 31 ans, s’écroule, violemment touché au visage par un projectile. Selon le pompier, qui a pu visionner les films des caméras de vidéosurveillance, il s’agissait d’un tir de flashball.

Toulouse: un militant blessé par un tir de Flashball lors de l’évacuation d’un squat

|  Par Louise Fessard

Yann Zoldan, 26 ans, a déposé plainte jeudi 24 avril après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux squats. Il souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par un lanceur de balles de défense.

Flashball: des médecins démontrent son extrême dangerosité

|  Par Carine Fouteau

Le flashball est censé être une arme visant à «impressionner (...) les voyous», selon Nicolas Sarkozy. Pour la direction générale de la police nationale, ses balles en caoutchouc ne peuvent pénétrer dans le corps. L'étude médicale que révèle Mediapart montre le contraire : «à courte distance, les munitions (sont) potentiellement mortelles».

Taser, Flashball et LBD : le Défenseur des droits demande un meilleur encadrement

|  Par Louise Fessard

Dans un rapport publié mardi, le Défenseur des droits rend public pour la première fois le cadre d’emploi des « moyens intermédiaires de défense », tout en délivrant des données chiffrées concernant leur utilisation par les forces de l’ordre.

Flashball, le choix de l'arme

|  Par Carine Fouteau et Erich Inciyan

C'est la petite histoire des flashballs, telle qu'elle a étéofficiellement lancée en juillet 1995 par... Claude Guéant. A l'époque directeur général de la police nationale (DGPN), l'actuel secrétaire général de l'Elysée signe le premier texte portant sur «l'acquisition et l'utilisation du fusil Flashball». D'autres instructions suivront, qui élargiront le cadre d'emploi de cette arme de plus en plus utilisée et controversée. Jusqu'à en faire, par glissements successifs, un élément essentiel de la panoplie policière. Avec des drames en série, dont plusieurs cas d'éborgnement de jeunes manifestants.

Flashball: le préfet de police de Paris assigné

|  Par Louise Fessard

Blessé par un tir de flashball le 21 juin 2009 à Paris, Clément Alexandre, un Rouennais de 30 ans, a assigné le préfet de police de Paris devant le tribunal administratif mardi. Une démarche inédite qui vise selon le jeune homme à « taper à un niveau de responsabilité plus élevé que celui de la responsabilité individuelle du flic ».

Flashball : un gendarme renvoyé devant les assises

|  Par Louise Fessard

Le gendarme qui, le 7 octobre 2011, a éborgné avec son flashball un enfant de 9 ans à Mayotte, est renvoyé devant la Cour d’assises de Mayotte pour « violences aggravées ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ». C’est une première.

Un rapport éreinte le flashball

|  Par Michel Deléan

Dans son dernier rapport d'activité, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) revient en détail sur plusieurs bavures causées par l'usage du flashball, et demande un usage plus limité et mieux encadré de cette arme.

Tir de flashball : Pierre et Joachim, gravement blessés, détaillent la violence policière

|  Par Carine Fouteau

Le premier procès du flashball se tient à Nantes les 6 et 7 mars. Est jugé un policier, et avec lui une arme aux effets potentiellement dévastateurs. En novembre 2007, Pierre, 16 ans, est gravement blessé lors d'une manifestation. Deux ans plus tard, Joachim, à Montreuil, se fait lui aussi tirer dessus. L'un et l'autre perdent la vue d'un œil. Entretien pour évoquer la violence subie et les efforts pour surmonter la peur.

Joachim Gatti, victime du flash-ball à Montreuil: «Il me reste un œil et avec lui une haine sourde»

|  Par Carine Fouteau et Charlotte Rouault 2

Joachim Gatti, a été blessé le 8 juillet 2009 par un tir de flash-ball, et a perdu un œil. «Il m'en reste un et avec lui une haine sourde», a-t-il fait lire au cours de la manifestation organisée le 13 juillet 2009. Mediapart a recueilli l'enregistrement du texte de Joachim Gatti lu par un ami. Depuis 2005, au moins six personnes ont connu le même sort.

Nantes : autopsie d’une manif étudiante qui tourne mal

|  Par David Dufresne

Un policier encagoulé. Des Flashball en expérimentation. Un lycéen grièvement blessé à l’œil qui s’écroule. Et un comité de soutien qui utilise Internet comme arme. Les événements nantais, en marge de la loi LRU, soulèvent de nombreuses questions sur l’actuel maintien de l’ordre à la française.

A Nantes, le procès du flashball montre des policiers en roue libre

|  Par Carine Fouteau

Usage dévoyé du flashball, formation rudimentaire : les témoignages des policiers, lors du procès qui s'est ouvert mardi à Nantes, révèlent la face cachée de cette arme. « Avec le flashball, reconnaît l'un d'entre eux, c’est quasiment impossible de tirer précisément.»

Flashball : à Nantes, la police éborgne, la justice relaxe

|  Par Carine Fouteau

Poursuivi pour avoir tiré sur un manifestant, un policier a été relaxé par le tribunal correctionnel de Nantes, ce jeudi 3 avril. Son acte n'est pas « manifestement illégal », selon le jugement qui excuse le brigadier en raison de son manque de formation juridique et pratique. « C’est un permis de crever les yeux », estime l’avocate du plaignant.

Flashball à Montreuil: notre enquête sur les violences policières de juillet 2009

|  Par Carine Fouteau

Mediapart a enquêté sur cette soirée d'été qui a tourné au drame dans une ville de Seine-Saint-Denis où les tensions avec la police sont récurrentes. Dans le collimateur des forces de l'ordre: des Montreuillois engagés contre les arrestations de sans-papiers, les expulsions de logement et la précarité.

A Mayotte, le blocage est complet après trois semaines de grèves et d'affrontements

|  Par La rédaction de Mediapart

Depuis près d’un mois, un mouvement social contre la vie chère agite le dernier-né des départements français. L'Etat ne lésine pas sur l'envoi de renforts de policiers. Mercredi, un homme est mort dans une manifestation, après avoir été visé par un tir de flashball.

Le flashball est devenu un «instrument de police quotidienne»

|  Par Carine Fouteau et Erich Inciyan

Pour Fabien Jobard, chercheur au CNRS, l'arme, conçue comme un outil individuel de légitime défense d'usage exceptionnel, est devenue l'instrument collectif du maintien de l'ordre, un moyen de maintenir les protestataires à distance.

L'usage des flashballs policiers sous le feu des critiques

|  Par Erich Inciyan

L'auteur du tir de flashball ayant blessé gravement un jeune homme au visage,le 8 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a violé les règles d'usage de cette arme, selon l'enquête de la «police des polices». Cela fait pourtant deux ans que les incidents de ce type se multiplient – plusieurs personnes avaient, elles aussi, perdu un œil dans des conditions similaires à Nantes, Villiers-le-Bel, Toulouse... Rien n'y fait, malgré les avertissements répétés qui soulignent la dangerosité de ces armes.

Tous les articles

Flashball à la catalane

|  Par Benoit Cros

L’utilisation du Flashball n’est pas un monopole de la police française. Nicola Tanno, un étudiant italien de 25 ans résidant à Barcelone en sait quelque chose. Le 9 juillet 2010, alors qu’il était descendu dans la rue pour participer aux célébrations de la victoire espagnole en Coupe du Monde, il fut victime d’une bavure policière. Les agents ne respectèrent pas la distance minimum imposée par le protocole d’utilisation des balles en caoutchouc et Nicola perdit l’oeil droit.

Édition : Les invités de Mediapart

Un flashball ne bave pas

|  Par Les invités de Mediapart

Quelques habitantes et habitants de Montreuil, présents dans le rassemblement du 8 juillet 2009 contre l'expulsion d'un squat de cette ville de Seine-Saint-Denis, au cours de laquelle ils ont été la cible de tirs de flashball, nous ont fait parvenir ce texte à la suite de la diffusion de l'avis de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) plaidant en faveur de l'interdiction de cette arme lors des manifestations de voie publique.

Bernard Noël, Précis d'humiliation

|  Par A bout de souffle

Un texte de Bernard Noël, publié en avril 2009 sur le site : http://www.formes-vives.org/ Texte que nous publions ici, pour Joachim Gatti , cinéaste

Après la mort d'un homme à Marseille, le débat sur l'utilisation du Flashball "arme non létale qui tue" est relancé.

|  Par Nicolas Drans

Le résident d'un foyer de Marseille victime d'un arrêt cardiaque dimanche 12 décembre après avoir accusé un tir flash-ball d'un policier est décédé.

VACARME soutient Joachim GATTI

|  Par Sylvain Manyach

Joachim Gatti a perdu un œil, sous le coup d’un tir policier de flash-ball survenu à Montreuil.

Stéphane Gatti: pétition pour l'interdiction des armes non-létales / Son fils Joachim Gatti a été défiguré par un flashball

|  Par Marine Sentin

Au Président de la République,« Le flic a attendu que Joachim tourne sa tête... » (un témoin)Je veux remercier tous ceux qui ont marqué leur solidarité, relayé l'information et permis qu'on parle de ces actes d'une violence inadmissible.Deux messages m'ont conforté dans la conviction qu'il fallait interdire les armes non-létales.

Bavure policière à répétition

|  Par acturevue

Des journalistes matraqués par des CRS. Des jeunes touchés par des tirs de flashball. Un garçon de seize-ans qui risque de perdre son oeil.