Noël Mamère, Eva Joly et François de Rugy dans les couloirs de l'Assemblée mercredi. (Maxppp)
Des "questions fondamentales pour notre avenir", dixit Eva Joly. Mercredi matin, les députés écologistes ont présenté, lors d'une conférence de presse, les deux propositions de loi qu'ils porteront jeudi. La première portée par Noël Mamère vise à réformer la responsabilité civile et pénale du président de la République, afin qu'il soit "considéré comme un justiciable comme tous les Français". De son côté, le député de Loire-Atlantique, François de Rugy, défendra un texte sur la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts, un sujet cher à Eva Joly.
Ces deux propositions ont justement reçu le soutien de la candidate d'Europe Ecologie - Les Verts, qui avait fait le déplacement à l'Assemblée nationale. "L'immunité absolue du chef de l'Etat n'a pas sa place dans une démocratie moderne", a lancé Eva Joly, avant de dénoncer les "interventions incessantes de l'exécutif dans le judiciaire". "Fière" que ces deux propositions – qui "correspondent pleinement à ce (qu'elle) porte dans la campagne" présidentielle – soient issues des députés écologistes, Eva Joly a souhaité qu'elles permettent de "restaurer la confiance" des Français. Et d'ajouter : "J'espère qu'à la prochaine législature, il y aura beaucoup plus de députés pour défendre les valeurs de l'intérêt général face aux intérêts des lobbies."
"L'accord n'est pas toute la campagne"
Mais Eva Joly n'a pas pu éviter les questions sur sa candidature pour 2012 et sur l'orientation qu'elle souhaite lui donner. Ne craint-elle pas de perdre des voix dans l'électorat écologiste en traitant ces sujets et pas uniquement les thématiques écologistes? "Je ne vois pas en quoi souhaiter imposer une transparence plus importante aux parlementaires puisse faire perdre des voix (…) Il y a une soif de plus de justice dans notre pays", a répondu la candidate, soutenue par Noël Mamère. "C'est une erreur d'imaginer que les écolos seraient condamnés à ne parler que d'environnement", a poursuivi le député-maire de Bègles.
Eva Joly est également revenue sur les sondages actuels – 61% souhaiteraient son retrait de la course à la présidentielle, selon une étude publiée sur le site de 20minutes – et sur les vifs échanges entre le PS et EELV. "Dans une campagne, ce qui compte, c'est de persévérer et d'être assez indifférent aux aléas. Je trace ma route", a affirmé la candidate. "L'accord (entre socialistes et écologistes) nous lie", a-t-elle toutefois ajouté, assurant qu'elle était "une femme de parole". "Mais l'accord n'est pas toute la campagne, ni pour moi, ni pour François Hollande. Nous sommes comme dans une compétition d'athlétisme, chacun dans notre couloir. Nous n'en sommes pas encore au deuxième tour", a poursuivi Eva Joly. Avant de conclure, en précisant l'objectif de la présidentielle : "Réussir le premier tour et permettre à EELV de faire le plein des voix sur un projet de société très ambitieux qui ne parle pas seulement de la transformation écologique de l'économie mais aussi d'une autre façon de vivre ensemble."
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Ethique ? c'est la meilleure celle-là !il n'y a pas moins éthiques que les verts ,gourous manipulateurs utilisant les peurs humaines pour infiltrer la société et s'approprier les leviers du pouvoir et l'argent qui va avec . « »