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Transports, carburant, électricité : les opposants à la loi travail multiplient les actions de blocage

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

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Une grève illimitée a commencé mercredi 1er juin à la SNCF.
Une grève illimitée a commencé mercredi 1er juin à la SNCF. JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

La guerre des nerfs continuait, jeudi 2 juin, entre le gouvernement et les opposants au projet de loi travail, à huit jours de l’Euro de football, sans qu’aucune issue à la crise sociale ne se profile.

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, rassemblant des milliers de personnes, en attendant une manifestation nationale à Paris, le 14 juin, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL).

A Rennes, une violente charge policière, menée à l’aide notamment de véhicules de police, a fait plusieurs blessés.

Lire aussi :   Loi travail : violente charge policière à Rennes

  • SNCF : grève reconduite vendredi

La grève à la SNCF a été reconduite pour vendredi par l’ensemble des assemblées générales de grévistes.

Jeudi, la grève a été suivie par 15,2 % du personnel, contre 17 % mercredi. Une légère baisse qui pourrait se poursuivre : l’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, a décidé de « suspendre » le mouvement après avoir obtenu des « éclaircissements » au projet d’accord transmis mercredi soir aux syndicats. Une ultime session de négociations avec la direction se tiendra vendredi.

Les seules organisations représentatives à la SNCF appelant encore à la grève reconductible sont la CGT-Cheminots et SUD-Rail, premier et troisième syndicats de l’entreprise.

La SNCF s’attend à des perturbations encore importantes vendredi, similaires aux deux jours précédents : seulement 40 % des trains des réseaux Transilien et RER en Ile-de-France, le tiers des Intercités de jour (aucun la nuit), la moitié des TER et six TGV sur dix sont ainsi prévus. Les liaisons internationales resteront relativement épargnées.

Lire aussi :   Grève à la SNCF : « Je ne vais pas m’asseoir sur mes conditions de travail pour 2,5 millions de footeux »

  • RATP : trafic normal

Dans les transports publics parisiens, la CGT-RATP avait appelé à partir de jeudi à une grève illimitée pour des questions salariales et contre le projet de loi travail. Mais jeudi, le trafic était normal dans le métro, les bus, les tramways et sur le RER A.

  • Aérien : levée du préavis de grève du 3 au 5 juin

Le trafic aérien était légèrement perturbé jeudi, notamment à Orly et Lille où Air France a annulé 10 % des vols, en raison d’une grève des contrôleurs aériens à l’appel de la CGT-fonction publique.

En revanche, les cinq syndicats des aiguilleurs du ciel ont levé leur préavis de grève pour le week-end du 4-5 juin, après une réunion de négociation sur les effectifs et les primes.

Les difficultés pourraient arriver plus tard : à Air France, les trois syndicats de pilotes (SNPL, SPAF et Alter) ont déposé un préavis de grève du 11 au 14 juin, pour des raisons purement internes.

  • Electricité : un million de foyers basculés en heures creuses

La CGT accentue son action avec un appel à la grève reconductible, tandis que la CFE-CGC-Energies et l’Unsa-Energies se sont jointes à la mobilisation, jeudi. Des arrêts de travail ont été votés dans 16 des 19 centrales nucléaires françaises, et des militants ont basculé plus d’un million de foyers en tarifs heures creuses en Ile-de-France, ainsi qu’à Lorient et dans les environs de Cherbourg.

  • Saint-Nazaire : coupure d’électricité

Une coupure d’électricité géante, qui a débuté peu avant 11 heures, a privé de courant pendant une heure et demie environ 125 000 foyers de la région de Saint-Nazaire, La Baule, Donges mais aussi Guérande en Loire-Atlantique, à la suite d’une action de protestation contre la loi travail dans un poste à haute tension, a indiqué RTE.

Lire aussi :   Loi travail : brève coupure d’électricité en Loire-Atlantique après une action de manifestants

  • Carburant : six raffineries sur huit à l’arrêt ou au ralenti

La grève du personnel des terminaux pétroliers havrais (CIM), par lequel transitent 40 % du brut importé par la France, a été une nouvelle fois reconduite mercredi, et ce jusqu’à lundi midi, a annoncé la CGT, unique syndicat de l’entreprise. Depuis vendredi, toutefois, sur injonction du premier ministre, un service minimum est assuré par dix-sept cadres qui travaillent et dorment sur place depuis le début du mouvement.

Du fait des grèves, six raffineries sur huit restaient « à l’arrêt ou au ralenti », selon la CGT-pétrole. Mais, selon le secrétariat d’Etat aux transports, la situation s’améliore du côté des stations-service. « Nous sommes passés en dessous de 5 % de stations fermées », a dit son porte-parole.

  • Gouvernement et CGT se renvoient la balle

Philippe Martinez, le patron de la CGT, a assuré qu’il n’était « pas question de bloquer l’Euro » et a à nouveau accusé l’exécutif de refuser le dialogue. « Ces derniers jours, la CGT a dit qu’ils étaient prêts à discuter, c’est bien (…). Mais créer aussi l’esprit de la discussion c’est mieux », lui a répondu la ministre du travail, Myriam El Khomri, jeudi, réitérant que le retrait du texte « n’était pas une option ».

Lire aussi :   Philippe Martinez : « La porte est ouverte mais on ne peut pas entrer »

De son côté, le premier ministre a évoqué son « sentiment de gâchis » à propos de l’impact économique du conflit social. Les grèves persistent dans les raffineries, dans les ports et docks, l’énergie. Elles ont débuté lundi dans le secteur du traitement des déchets. « Reculer serait une faute politique », a toutefois martelé Manuel Valls. François Hommeril, le nouveau président de la CFE-CGC juge au contraire que faire marche arrière serait une preuve de « courage politique ».

Lire aussi :   Ce que prévoit le projet de « loi travail »

  • La CGT porte plainte contre Gattaz

Les tensions n’opposent pas uniquement les syndicats au gouvernement. Après avoir qualifié les militants de la CGT de « terroristes », Pierre Gattaz, le leader du Medef, a reconnu mercredi l’emploi d’un mot « inadapté », tout en décriant « les méthodes de voyous employées par la CGT ». Philippe Martinez a annoncé une plainte pour diffamation contre le patron des patrons, qui a répliqué en appelant les entreprises touchées par les blocages à porter plainte pour « délit d’entrave à la liberté du travail ».

Des manifestants ont brièvement bloqué jeudi matin l’entrée de l’usine Radiall à Voreppe (Isère), propriété de M. Gattaz.

Lire aussi :   La CGT poursuit Pierre Gattaz en correctionnelle

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aloes il y a 1 semaines

Les grévistes qui bloquent les raffineries sont minoritaires dans leurs entreprises .C'est la seule action du secteur privé .Ne restent que des actions de personnels à statut pour des mouvements aux motifs éloignés de la loi travail .Il est temps de souligner que la majorité des salariés du privé ne se sent pas concernée par ce mouvement .Je respecte la conviction dans ces colonnes de ceux qui pensent que la loi travail est dangereuse, ils sont victimes d'une intoxication médiatique.

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encolRERB il y a 1 semaines

RATP : trafic normal ? Vous rigolez ! Sur la ligne B du RER on annonce 4 trains sur 5, et on espère que c'est vrai. Quand il y a une grève quelque part en France, on est sûr qu'au moins une partie des conducteurs du RER B sont en grève. Cette fois, peu nombreux, je le concède, mais c'est exceptionnel. Mais il y a tout de même des perturbations !

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La Corrèze avant le Péloponnèse il y a 2 semaines

Les grèves de 95 avaient vu le début du télé-travail, du co-voiturage et l'explosion de la vente de scooters...tous ces "blaireaux" qui ne savent que bloquer et casser aident à l'accélération de la transformation de la société : un jour proche, chacun produira son électricité (plus de CGT-EdF), les réunions par video-conférences rendront Air France et ses pilotes caducs, les scooters électriques ou les voitures électriques rendront CGT-Total caduc et ainsi de suite...surtout continuez !

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Popol il y a 2 semaines

Le Monde va-t-il arriver à nous dire que 94% des salariés de la raffinerie de Donges ont voté contre la grève ? Seulement 18 personnes sur 358 y étaient favorables au blocage, après, tous les discours sur le droit de grève sont une insulte envers ceux qui savent ce qu'est une vraie grève.

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BFM, 17h il y a 2 semaines

Non, chacun défend son petit privilège. La double-peine pour les banlieusards. Il est encore temps de fuir ce pays qui s'euthanasie dans la joie et l'allégresse. Vite, un visa !

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