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L'EDITORIAL de Denis SIEFFERT - DIRECTEUR de la REDACTION de POLITIS -

Paru dans Politis.fr - en date du 8 avril 2015

- (Politis n°1348)
est agrémenté d'un "Édito vidéo" intitulé :
"Offres de service"

et historiquement introduit comme suit:
"On se serait cru revenu un quart de siècle en arrière, au temps de l’équivoque écologique."

"Quand on ne savait pas encore de quel côté l’écologie allait pencher."

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Denis Sieffert y revient donc sur "la réunion "Repères écologistes", courant favorable à un retour des verts au gouvernement, tenue à l’Assemblée le 4 avril dernier".
Et donne - comme à son habitude, posément - un point de vue d'autant plus percutant, qu'imparablement étayé, :
Cliquer sur:

https://youtu.be/fHUPop0Gvtk

"Le tandem exécutif est embarqué dans une opération résolue de destruction de la gauche, façon Blair ou Schröder"''.

''"Il y avait là Antoine Waechter, théoricien du premier « ni ni », Corinne Lepage, ex-ministre de Chirac, Yves Pietrasanta, rescapé du « lalondisme », et une collection de sigles à laisser perplexe le plus savant des politologues : MEI, FD, Cap 21. Avec, pour tous, la tentation gourmande d’une alliance… avec le MDP, de Robert Hue, ex-communiste, absent mais courtisé, et avec l’ex-ministre de Sarkozy, Jean-Louis Borloo++… 1".

"Pas sûr que la somme de toutes ces formations représente plus que quelques centaines d’adhérents, mais on aurait tort cependant de ne voir là qu’une amicale des anciens. D’abord parce qu’il y avait 250 personnes, samedi à l’Assemblée. Peu d’acteurs, certes, mais pas mal de curieux désireux de voir comment les choses vont tourner."

1 "Petit glossaire : MEI (Mouvement écologiste indépendant) ; FD (Front démocratique) ; Cap 21 (Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle) ; MDP (Mouvement des progressistes)".

"Et quelques personnages bien d’aujourd’hui".

"À commencer par deux des parlementaires les plus médiatiques d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), le député François de Rugy et le sénateur Jean-Vincent Placé. Ce n’est pas leur faire injure que de dire qu’ils représentent l’opposition de droite du parti."

"Une opposition vent debout contre Cécile Duflot, à qui il est reproché d’avoir quitté le gouvernement. Car tel était bien l’unique propos de ce rassemblement hétéroclite".

"Pas question ici du réchauffement climatique qui met en péril la planète, ni de sortie du nucléaire ni même de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et encore moins de critique du productivisme. Les grands défis de notre époque n’avaient pas été convoqués"

"On était venu parler tactique. « Nous sommes partants pour entrer au gouvernement ,
"a lancé Jean-Luc Bennahmias, ex-Vert et ex-Modem, qui a su très vite mettre les points sur les « i » de « ministre » à ceux qui n’auraient pas compris. Cette quête de reconnaissance pourrait n’être que pathétique. Mais la réunion de samedi survient alors même que l’idée d’un rapprochement entre les écolos et le Front de gauche commence à faire son chemin."

"Et quand on apprend que Bennahmias, factotum de cette opération de ralliement à François Hollande, a son rond de serviette à l’Élysée, on perd toute innocence. Nous sommes bien dans l’arrière-cuisine électorale du PS en vue de 2017"

"Les "offres de service" ne sont pas nécessairement spontanées. Elles ne sont sûrement pas pour tout de suite, mais leur temps++ viendra sûrement".
"Du coup, le discours laborieux qui habille l’entreprise est secondaire. Il est d’ailleurs d’une faiblesse insigne. Comment prétendre que l’on va « peser » sur les choix de l’exécutif en étant à l’intérieur du gouvernement, alors même que François Hollande vient de réaffirmer urbi et orbi (c’est de saison !) qu’il ne changerait pas de cap,"
"Il n’y a donc rien à attendre ni à espérer. Ni la fermeture de Fessenheim, ni l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, ni la proportionnelle aux élections, ni un infléchissement social de la politique économique, ni aucune des conditions posées par Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’EELV, à un retour sous les ors de la République."

"Ce que les électeurs n’ont pas pu, ce n’est pas Jean-Vincent Placé et ses amis qui le pourront. Et ils y laisseront leur liberté de parole."

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"Alors quoi ? Mettons de côté les ambitions personnelles, quoiqu’elles s’exposent ici sans retenue, et prenons un peu de recul."

"Ceux qui pensent – et nous en sommes – que le tandem exécutif est embarqué dans une opération résolue de destruction de la gauche, façon Blair ou Schröder, et que nous allons tout droit vers un nouveau bipartisme proposant une alternance entre un centre libéral et une droite musclée, ont été confortés par les discours de samedi. On aura remarqué que dans la « maison commune des progressistes, démocrates et écologistes », proposée par Jean-Luc Bennahmias, il n’est plus question de gauche. Cette recomposition du paysage politique passe par l’implosion des Verts en tant que parti de gauche. Lorsque Jean-Vincent Placé parle de « la mort clinique » d’EELV, on ne sait s’il prophétise ou s’il émet un vœu. En attendant, la balle est dans le camp d’en face pour que soit proposée à nos concitoyens une offre politique crédible à gauche, et séduisante pour un électorat en déshérence".
Cliquer sur Lien vers ci-après ;

https://youtu.be/fHUPop0Gvtk

En notant que POLITIS titre aussi sur "Séparation de corps annoncée" (cf conditions d'accès à article réservé aux abonnés) intitulé :
"Une majorité de parlementaires écologistes, réunis samedi 4 avril, se préparent à prendre leurs distances avec le parti."

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"Sommaire:"

"Vont-ils quitter Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour fonder un nouveau parti ? Favorables à un retour au gouvernement, les députés Barbara Pompili, François de Rugy, Denis Baupin, Véronique Massonneau, François-Michel Lambert, Éric Alauzet, les sénateurs Jean-Vincent Placé, Leila Aïchi et Jean" (...)

''Et dans cet effarant scenario sinon "recul -historique!" de l'écologie politique", proposé en perspective, si d'aventure et à l'exemple détestable, d'autres élu(e)s n'ayant déjà en d'autres occasions, pas hésité l'ombre d'un (scrupuleux) instant à perpétrer de véritables "hold up de mandats",''
''faut-il en outre s'attendre à ce que la brochette qui s'affiche aujourd'hui, en faction subversive plutôt qu' aux côtés de la secrétaire nationale, puisse être d'ores et déjà "sur le départ ? Et prête à changer crânement de boutique; mais en emportant des mandats estampillés EE-LV'...'
Et leur ayant été dûment confiés par des ASSEMBLEES SOUVERAINES soucieuses de choix de société, programme et durée de mandatture à ne pas jeter aux orties pour servir d'autres intérêts...
Les bas de soie m'en tombent...

Renée Alice

Cliquer pour info sur lien vers:

"Emmanuelle Cosse (EELV)" : «Nous sommes toujours dans la majorité parlementaire»:

Emmanuelle_Cosse__EELV_____Nous_sommes_toujours_dans_la_majorite_parlementaire_.html

Ainsi que :réponse de berger à la bergère ?
++pour LIRE :
un communiqué notamment recommandé par Jean Charles KOHLHAAS Président du Groupe EELV au CONSEIL REGIONAL Rhône Alpes, intitulé comme suit++ :
"Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent"

TRIBUNE - "Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent dans les villes, dans les régions, et au parlement...Pour l'intérêt des citoyens.

"Un texte entre autres, signé par les députées Eva Sas et Danielle Auroi, Thierry Brochot, Président du Conseil fédéral, et Sandrine Rousseau, co-Porte-parole nationale d'EELV
Ainsi que POUR RAPPEL sur:"QUAND les CHIFFRES PARLENT d'EUX-MÊMES"...
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