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Elles tiennent bon depuis deux ans. Six caissières d’un supermarché ED-Dia à Albertville, en Savoie, ont décidé de se battre contre le travail dominical que leur direction veut leur imposer. Tous les dimanches, sur le parking du supermarché, soutenues par un prêtre ouvrier, des consommateurs ou le maire de la ville, elles défient ceux qui voudraient les voir rentrer dans le rang. Reportage auprès de ces femmes exemplaires, qui vont fêter leur 100e dimanche de grève. CLIQUER SUR :

La-longue-greve-des-caissieres-d.htm!!!!LE COLLECTIF de soutien des Caissières en grève , COMMUNIQUE:

Après ALBERTVILLE (en SAVOIE) l’ouverture du dimanche s’étend :cette fois ci à FAVERGES (HAUTE SAVOIE)

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Les deux grandes surfaces qui avaient décidé de n’ouvrir que les 2 mois d’été, avec l’appui de la mairie, ont rompu l’accord depuis 3 semaines.
L’Intermarché a commencé .Carrefour Market a suivi immédiatement.
Au désespoir des salariés.

Cependant, 4 salariés de Carrefour Market entrent en grève chaque dimanche et tiennent un piquet de grève devant le magasin pour inviter les clients à différer leurs achats .La CGT COMMERCE d’Albertville les a rejoint ces deux derniers dimanches.
Et pour ne pas laisser ces salariées qui sont entrées en résistance autre que verbale par la grève, le collectif a décidé que le rassemblement mensuel se fera ce dimanche 8 décembre au Carrefour market à faverges de 10 H .à 11 H 1/4. Un covoiturage se fera à partir de la mairie d’Albertville à 9 H 30
Notre seule force ,c’est l’entraide et la solidarité entre nous
.Alors à dimanche ! c’est un petit geste, mais ça compte beaucoup pour celles qui seules (4) résistent dans leur magasin; et ce n’est pas rien à l’heure d’aujourd’hui.
Nous comptons sur votre compréhension de la situation et sur vos présences.
NOUS VOUS REMERCIONS D'AVANCE POUR ELLES
LE COMBAT CONTINUE...
CORINE ET BERNARD

A FAVERGES:
Intermarché ouvre le dimanche depuis quelques semaines, sur la base du volontariat avec double salaire...
Carrefour Market lui a emboité le pas , mais sur la base de l'obligation, sans supplément de salaire (le directeur local était contre, mais il y a eu injonction d'en haut...)
LIDL a prévu d'ouvrir également le dimanche...
Carrefour Express (ex Huit à Huit ) qui faisait l'essentiel de son chiffre d'affaire le dimanche, "devrait" licencier du personnel...

Des rencontres administratives sont prévues cette semaine à Annecy et à Faverges.

Rendez-vous dimanche prochain dès 9h30 ou 10h devant Carrefour Market pour soutenir les caissières en grève.

Nota bene :Il y aura, bientôt un débat à l’assemblée nationale: un rapport demandé par le gouvernement à Mr Bailly ,ancien président de la poste , sur l’état des lieux de ce problème ,va être remis ce lundi. Il en ressortira certainement une révision, si ce n’est une révolution. Il est impensable que l’on reste dans la situation actuelle ! Alors, affaire à suivre...

En attendant, CLIQUER si intéressé(e) sur questions posées dans et par Médiapart et Les Echos en ces termes :

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http://www.dailymotion.com/video/x16yatj_de-la-besogne-dominicale-2-3_news
Et en attendant, CLIQUER si intéressé(e) sur questions posées dans Médiapart et Les Echos " en ces termes :

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"DImanche , JOUR de TURBIN..;Et POURQUOI ?"
ou encore :"QUE VA PROPOSER LE RAPPORT BAILLY ?"++:

dimanche-jour-du-turbi%%n-et-pourquoi-donc.htm
Travail_du_dimanche___ce_que_va_preconiser_le_rapport_Bailly__Actualites.htm
Travail_du_dimanche___cet_empoisonnant_dossier__Dossier.htm
Travail_du_dimanche___source_d_emploi__.htm
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Ainsi que sur :

"TRAVAIL du DIMANCHE: VOLONTAIRES ou PAS ?" caustiquement proposé en blog Victor Avoli

TRAVAIL_et_DIMANCHE__Volontaires___pour_travailler_le_dimanche___cocus__battus_et_contents_.htm

ou encore sur :

travail-le-dimanche-et-si-le-probleme.html

Et à ce sujet, méditons la "rubrique pleine de bon sens de Philippe Riès, ("celui qui est parti de rien, mais revenu de tout"... parue dans Médiapart du 17 octobre 2013 (...), à savoir:

le travail le dimanche, comptant au nombre des "grands sujets à la mode qui défrayent les chroniques et servent ainsi les objectifs patronaux. On lit et on entend que 70% des gens sont pour le travail le dimanche. On oublie de préciser que dans leurs esprits, ce sont les autres qui doivent travailler pour leur laisser la possibilité, eux qui ont leurs week-ends de libres, de faire leurs courses.
Si le dimanche devient un jour travaillé comme les autres, alors les rémunérations supplémentaires versées pour ce jour travaillé, disparaîtront inévitablement. On connaît la revendication ancestrale du patronat : que le dimanche soit un jour comme les autres pour extirper la plus-value à moindre coût voire d’utiliser les salariés lorsqu’il en a besoin. Souvenons-nous des équivalences.
Quand les organisations syndicales combattent contre l’ouverture du dimanche des magasins, elles protègent la législation qui prévoit des heures rémunérées à un taux supérieur à la normale. Elles protègent ainsi le pouvoir d’achat des salariés qui souhaiteraient travailler le dimanche
Quant aux « clients », leur pouvoir d’achat ne sera pas augmenté d’autant. En conséquence, il n’y aura pas plus d’achats que ce que leur pouvoir d’achat leur permet, quelque soit le nombre de jours où les magasins sont ouverts.

Mais, Si le sondage avait été :
++''« voulez-vous travailler le dimanche et être payés comme un jour normal? »,
on peut gager que le résultat aurait été inverse.

Aussi vrai que :

Le travail du dimanche, c’est toujours l’autre qui doit travailler.

Quant à la jurisprudence , on notera qu'entre autre...''La Cour de cassation juge que,

... "le Travail du Dimanche constitue une modification du contrat de travail nécessitant l’accord du salarié le changement de la répartition des horaires ayant pour effet de priver le salarié de repos dominical (Soc. 2 mars 2011 N°09-43223."

...«la nouvelle répartition de l’horaire de travail avait pour effet de priver le salarié du repos dominical, ce qui constituait une modification de son contrat de travail qu’il était en droit de refuser »
... ainsi, même justifié par des impératifs sérieux de fonctionnement de l’activité, l’employeur ne peut imposer au salarié un changement des horaires de travail ayant pour effet de l’occuper le dimanche, et encore moins le licencier en cas de refus du salarié.

"Cette dernière décision complétant une liste déjà importante de ce que la Cour assimile à une modification substantielle du contrat de travail imposant l'accord préalable du salarié et la rédaction d'un nouveau contrat."

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Et pour mémoire, elle juge déjà "qu'une modification de l’horaire affectant l’organisation du temps de travail comme le passage d’un horaire fixe à un horaire variable (Soc. 31 oct. 2000, n° 99-13086, n° 98-43218) ou d’un horaire de jour à un horaire de nuit (Soc. 22 mai 2001, n° 99-41146) et inversement nonobstant la clause de variabilité des horaires prévue par le contrat de travail (Soc. 18 déc. 2001, n° 98-46160) ne peuvent être imposées au salarié."

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"NON au REPOS DOMINICAL !" S'EPOUMONENT en vain les "PATRONS":

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"FO PAS POUSSER !" (nous) conseille en écho, Force Ouvrière

De quoi interroger aussi, nos mauvais réflexes et pratiques de consommateurs conditionnés...
Renée Alice