UN CONSTAT ECOLOGISTE REALISTE

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"!e Conseil fédéral d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) s'est prononcé samedi, par 77 voix contre 24 et 8 votes blancs, contre la ratification du traité budgétaire européen, qui sera examinée début octobre au Parlement, en recommandant aux parlementaires écologistes de voter en conséquence
a-t-on appris à l'issue de ses travaux à Paris. - selon Kenzo Tribouillard/AFP

EXTRAITS:

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Peu de temps avant le vote de la motion, le secrétaire national de EELV, Pascal Durand, expliquait aux journalistes "qu'il appartiendrait désormais aux parlementaires écologistes de se mettre d'accord entre eux" au sujet du traité :

"Ils sont grands. Ils savent ce que le parti vote (...) et j'ose espérer qu'ils intégreront ce que le parti leur dit comme l'un des éléments de réflexion. Mais je suis prêt à considérer que ce n'est pas le seul", a-t-il ajouté.

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!Jean-Vincent Placé, le président du groupe EELV au Sénat, a souhaité pour sa part que les "parlementaires suivent la position du mouvement. (...)

."Je n'imagine pas que les parlementaires ne suivent pas l'avis du parti, ça n'a jamais existé", a-t-il souligné en rappelant son opposition à la ratification du traité budgétaire européen.
Il y a 17 députés d'EELV à l'Assemblée nationale et le mouvement écologiste dispose de 12 représentants au Sénat.

Quant aux déclaration et motion en question, adoptées en CONSEIL Fédéral des 22 et 23 Septembre 2012 qu'en est-il ?

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Exposé des motifs :
L’Europe face à la crise : «trop peu, trop tard »

Le monde n’est pas sorti de la crise ré-ouverte, en 2007, par l’effondrement du crédit hypothécaire américain. Cette « crise », d’une violence et d’une ampleur telles que le capitalisme n’en avait pas connues depuis 1929, n’est pourtant pas strictement d’origine financière. Elle est, plus profondément, née de l’épuisement d’un système économique devenu incapable de générer de la croissance pour cause de ressources naturelles plus rares, de tensions sur les prix énergétiques, de dérèglements climatiques, trop longtemps ignorés.

Quatre ans après, les conditions qui ont présidé à l’effondrement initial sont toujours là. Et les idées qui l’ont provoqué semblent plus fortes encore.

Elles ont présidé à l’établissement des « plans de sauvetage », quand l’argent public est venu secourir les folies privées. Elles ont inspiré une trentaine de sommets européens, chaque fois présentés comme « de la dernière chance », et chaque fois débouchant que sur des mesures maigres et tardives. Les dirigeants européens continuent de suivre les dogmes néolibéraux et productivistes, persuadés qu’on ne sortira de la crise que par les idées qui l’ont provoquée.

''Aucun sommet n’a enrayé le cycle récessif amorcé en Europe. Pire : ils ont aggravé le mal, contractant l’activité, alourdissant les dettes publiques par le soulagement des errements bancaires, entraînant dans des situations de précarité jusqu’alors inimaginables en Europe des millions de citoyens de l’Union''.

L’Europe telle qu’elle est menace de tuer l’idée européenne elle-même

Ce qui, il y a encore deux ans, eût paru inconcevable se discute désormais à voix haute. Ainsi de l’hypothèse de sortie de la zone euro, comme si la sortie d’un seul ne signifiait pas le risque, lourd, d’un effondrement monétaire et économique de toute la zone. Les opinions publiques hier favorables à la construction européenne s’en détournent, particulièrement dans les économies les plus prospères de l’Union, caressent l’idée de faire sécession, aspirant à ne « plus payer pour les autres », accusées de profiter en « passagers clandestins » de la solidarité européenne. (...)

Ce n'est pas seulement un ensemble d'institutions qui est fragilisé, mais le coeur même de la construction européenne, ce désir commun des peuples européens à parfaire leur union, qui est touché.

Les écologistes, militants historiques d’une Europe politique, fédérale et démocratique, au service de ses citoyens et de l’idéal universel de coopération et de solidarité entre les peuples, ne peuvent être qu’inquiets de cette plus grande fragilité de l’idée européenne.

Car, et le redire est essentiel, il n’y aura de véritable « sortie de crise » que par davantage d’Europe. Mais si l’on veut convaincre, il s’agira, tant a grandi la défiance vis-à-vis de l’idée européenne elle-même, de préciser ++quelle Europe nous proposons++.

"Les écologistes ne doivent pas cesser d’expliquer, dans le débat français comme dans le débat européen, que la crise, désormais systémique, n’est pas seulement une crise de la dépense, a fortiori publique, mais une crise des recettes – amoindries par des choix fiscaux qui ont aggravé les inégalités – et une crise des ressources – et en premier lieu des ressources énergétiques, dont les coûts ne cesseront d’augmenter à mesure de l’épuisement de leurs stocks, fragilisant encore un peu plus le modèle économique productiviste que les dirigeants européens persistent à vouloir sauver".

"Pendant plus de deux heures de "débat politique", les intervenants se sont succédé à la tribune pour exposer avec vigueur leurs positions respectives. Plusieurs partisans d'une ratification sont montés au créneau, comme dans un baroud d'honneur, mais ++le principal d'entre-eux, le député européen Daniel Cohn-Bendit, n'était pas présent..."

''FRAPPER "TSCG ET EELV" en recherche sur le net pour LIRE l'intégralité des débats et la Décration/ motion soumise en Conseil fédéral''

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QUAND DCB et autres électrons libres affidés en mal d'égo surdimensionné ... sinon de perte d'audience et de haut d'affiche ...se trompent d'ennemi(e)s à en PERDRE la MESURE !

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Sans pour autant réussir à drainer bien large... Alors çà canarde et broie du VERT en tout sens ... sans craindre d'y calomnier très (in)amicalement ! et de plus en plus méchant ... tout ce qui bouge ! Pour y étriller de commodes boucs émissaires sinon leurs chèvres de prédilection !
En tirs croisés toujours par les mêmes GRANDS DIVISEURS de troupes militantes.
Et ce, de l'intérieur du parti politique qui leur sert de tremplin. MAIS AUSSI de l'extérieur dans des tribunes où ils ont leurs... "petites entrées"... Chacun récoltant tôt ou tard ce qu'il sème..

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Pour LE PLUS grand bonheur de magazines toujours friands de ces zizanies fratricides ! tenant lieu d'action politique ...

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ET Jean Philippe MAGNEN, porte-parole désigné par EELV d'avoir à déplorer dans "LE PLUS" du NOUVEL'OBS à l'accueil volontiers complaisant de déclarations PLUS qu'HOSTILES à l'encontre des VERTS et pour l'heure, SUBVERSIVEMENT CONTRE ! les décisions pourtant majoritaires ! au sein d'Europe Ecologie Les Verts, concernant le TSCG...) que :

"Les réactions offusquées que nous entendons ces jours-ci sont en tout point dignes de cette "république monarchique" que nous critiquons depuis fort longtemps : sous prétexte qu’un parti auquel appartiennent deux ministres ne suit pas le président dans sa volonté de ratifier le TSCG – qu’il a échoué à renégocier –

"Il est certes facile de gloser sur "les turbulences de la majorité" si on se réfère à un système figé, que nous voulons justement changer : celui de la Ve République... Nous avons eu un débat sur le fond autour du projet européen et c’est ainsi que la décision a été prise de se prononcer contre le TSCG. Je suis serein et fier à la fois de cette méthode et de la décision. Car ce n’est pas là une posture tactique, cela ne signifie pas que nous ne sommes plus pro-européens. Au contraire, il s’agit d’un "Non" stratégique car nous sommes plus que jamais décidés à réorienter profondément l’Europe vers plus de fédéralisme, de solidarité, ce que ce traité ne permettra pas". (...)

"Parce que nous aurions brisé le pacte qui lie la majorité comme un régiment autour du président (...)Eh bien oui, peut-être, et cela ne nous chagrine guère. Nous sommes un parti politique autonome dans son projet tout en étant un parti de gouvernement. Un parti de gouvernement ? Oui, nous en sommes un, et nous assumons tout ce que cela veut dire. Si l'on veut bien entendre qu'il est au cœur de notre projet depuis des années que de faire évoluer le régime politique français."

"Allons donc : Jean-Marc Ayrault et François Hollande eux-mêmes ont réaffirmé que le contrat n’était pas rompu avec les écologistes, même s’ils sont sans aucun doute insatisfaits de la décision d’EELV. L’accordque nous avons passé avec le gouvernement mérite considération, et nous ne l'avons en rien trahi".

"À propos de l’Europe, les divergences ne portent pas sur le fond mais sur le chemin à emprunter. !Alors, posons les vraies questions. C'est une banalité que de dire que notre régime laisse peu de place aux partis, et il me revient que certains membres éminents de la majorité, pas seulement à EELV, ont appelé à sa réforme. C'est une question d'enveloppe démocratique qui se pose, et que nous posons, en appelant plus que jamais à une évolution vers un régime plus parlementaire. Un régime qui permettra les divergences entre le président de la République et les partis ayant des représentants au gouvernement"…

"Je suis un peu étourdi de l’avalanche de réactions politiques offusquées qui ne voient que postures politiciennes chez EELV, qui serait un parti ni adulte ni responsable. C’est insulter le débat que nous avons mené en notre sein, en toute liberté, alors que la plupart des autres formations politiques ont interdit ce débat en interne. C'est oublier que d'autres voix anti-TSCG se sont faites entendre à gauche, et qu'elles ne sont pas toutes à EELV ou au Front de gauche. C'est insulter enfin les parlementaires et les centaines d’élus écolos++ qui s'engagent au quotidien dans la gestion de dizaines de collectivités locales, et dans la construction de politiques au bénéfice de nos concitoyens."

"Et tout autant désolé par les critiques de Daniel Cohn-Bendit. Dany est un européen convaincu, le premier des écologistes européens, irremplaçable. Pour autant, sa réaction m'attriste. On ne peut pas dire que les Verts se séparent d’Europe Ecologie. Notre secrétaire national Pascal Durand n’est pas un "Vert historique", lui l'ancien directeur de campagne de Daniel Cohn-Bendit, de Nicolas Hulot… reconnu comme européen convaincu et qui s'est prononcé contre."
Dany n'a pas participé à nos débats avant de s'opposer au sens de leur conclusion : comment ne comprend-il pas notre revendication de parti autonome sur la scène politique française, quand bien même il réprouve la position finalement affirmée par la majorité ? Pourquoi Dany ne reste-t-il pas à nos côtés dans l'invention d'une autre animation de la vie politique française ? Ce sera un long chemin tortueux et difficile, où son aide sera toujours précieuse"…

Bonnes questions. . .
Renée Alice

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"Le rêve brisé des fondateurs d'Europe Ecologie ":

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D'un point de vue politique évoquant une guerre des chefs... cet article de Raphaëlle Besse Desmoulières paru dans LE MONDE du 06.10.2012 et mis à jour le 07.10.2012 à 15h03 souligneen creuxle caracrère tortillé sinon fallacieux d'une argumentation qui feint d"ignorer les limites d'assujetissement respectif découlant des engagements réciproques qui figurent en termes très explicites dans un ACCORD de MANDATURE...