*** L'EXPRESS Dernière... Accord limité et aux forceps entre le PS et les écolos !
Par Renée Alice le 16 novembre 2011, - SANS COMMENTAIRES ! - Lien permanent

Présidentielles 2012 ( moins 159 jours !)
Accord limité et aux forceps entre le PS et les écolos
Samedi 12 novembre, dans la cour du siège du PS, Jean-Vincent Placé, le n°2
d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) est en grande discussion avec ses
partenaires socialistes: Laurence Rossignol, Guillaume Bachelay et Philippe
Martin.(AFP PHOTO THOMAS SAMSON)
Après des semaines de négociations, le Parti socialiste et Europe
Ecologie-Les Verts sont parvenus à accorder leurs violons. Mais ne prévoient
pas la participation de ministres EELV si François Hollande était élu en mai
prochain.
Le PS et EELV ont validé ce mardi un "accord politique de majorité" pour
2012, qui permettra aux écologistes d'avoir un groupe parlementaire,
sans forcémment que les deux alliés participent à un même
gouvernement en cas de victoire de la gauche.
La question nucléaire a été le principal frein à un accord plus
complet. Les écologistes ont obtenu, selon cet accord, d'avoir "un groupe
parlementaire" en 2012. Avec un accord portant sur plus de 60 circonscriptions,
EELV devrait obtenir de "25 à 30 députés" en cas de victoire de la gauche et
"15 députés en cas de défaite". Selon une source proche de la commission
électorale du PS, Cécile Duflot a obtenu gain de cause et pourra se présenter
dans la 6e circonscription de Paris, détenue jusque-là par la socialiste
Danièle Hoffman-Rispal.
"C'est la volonté partagée de (...) travailler à une coalition solidaire
parlementaire de 2012 à 2017" et de "battre Nicolas Sarkozy", a souligné Cécile
Duflot, qualifiant d'"ambitieux" le texte, qui doit encore être entériné par le
conseil fédéral d'EELV ce week-end.
Ce texte d'une trentaine de pages dit que "nous sommes capables de faire un
accord de mandature qui permettrait un accord pour les législatives" mais "pas
de gouverner ensemble", a résumé sur BFM-TV l'eurodéputé écologiste Daniel
Cohn-Bendit.
Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé a lui aussi expliqué à que l'idée
était de "s'engager sur la mandature parlementaire mais pas dans l'exécutif
gouvernemental" pour l'instant.
En clair, en cas de victoire en mai 2012, la question d'une entrée au
gouvernement des écologistes reste posée.
Les désaccords sont aussi actés
Un autre document d'une trentaine de pages, qui porte lui sur l'aspect
programmatique, a permis de coucher sur le papier les points d'accord et de
"désaccord" entre les deux formations.
"De facto, il y a une clause de revoyure sur l'EPR et (l'aéroport de)
Notre-Dame-des-Landes", les deux points de discorde entre les deux
partis.
Sur le premier, le PS propose que soit réalisé après la
présidentielle un audit tout en continuant les travaux du chantier. Les
écologistes souhaitent un gel des travaux. Sur le second, EELV veut l'abandon
du projet, pas le PS.
Sur le nucléaire ont été actés la fermeture de 24 réacteurs
d'ici 2025 (dont l'arrêt "immédiat" de Fessenheim), l'arrêt du retraitement et
de la filière MOX (combustible), une politique ambitieuse en matière
d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, mais
aussi la réduction de la consommation d'électricité et la mise en place d'une
filière d'excellence du démantèlement des réacteurs nucléaires, selon des
sources à EELV.
Il n'y aura pas d'études sur l'ouverture de nouvelles centrales.
Quant aux points d'accord, ils sont nombreux: volonté commune de
"reprendre la main sur le système bancaire", "d'imaginer un nouveau modèle de
développement économique, social et écologique", de "bâtir une République
nouvelle".
"Chacun sort de là avec la constatation de divergences qui n'obèrent en
rien, ni le débat ni le rassemblement possible", a déclaré le socialiste Bruno
Le Roux, qui faisait partie des néogociateurs.
Le ministre de l'Energie Eric Besson a qualifié de "marchandage totalement
irresponsable" ces négociations, qui menacent selon lui "des dizaines voire des
centaines de milliers d'emplois" .
Yves Jégo, vice-président du Parti radical (PR), a ironisé sur Twitter:
"Avec EELV et le PS on n'est jamais déçu! Ils inventent maintenant l'accord sur
le désaccord!"
