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EXTRAITS de REVUE de PRESSE FERTILE en REBONDISSEMENTS ...

Flash Actualité Politique

Engager la sortie du nucléaire, question de "courage politique" pour Duflot (12.11.2011, dans le Parisien.fr, Facebook,Twitter... Trance Soir , Le Point ... Reuters... Et bien d'autres encore...

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, a estimé samedi qu'engager la sortie du nucléaire était une question de "courage politique", Soulignant qu'il n'y avait à ce jour "aucune certitude sur l'issue" des négociations que les écologistes mènent avec le PS pour 2012.

... "Il faut être capable de ne pas penser comme dans les années 1970" "
..."c'est un problème de volonté et de courage politique", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse au côté d'élus européens venus d'Italie, d'Allemagne, de Belgique et de Suisse venus pour le Congrès du Parti vert européen (PVE) qui se tient à Paris jusqu'à dimanche.

ou encore :

..."Sur les discussions avec le PS qui se sont tendues cette semaine, "nous n'avons aucune certitude sur l'issue", seulement la "certitude sur notre volonté d'aboutir à un accord", a dit la patronne écolo. Ces négociations sont censées aboutir - ou pas - la semaine prochaine".

..."Alors que ces pays ont décidé de sortir du nucléaire, Mme Duflot a jugé "insupportable que notre pays, la France s'enferme dans l'isolement". C'est "absolument invraisemblable", a-t-elle lancé, parlant "d'irresponsabilité coupable huit mois et un jour après Fukushima".
Ce n'est "pas une question électorale" mais "une question majeure de l'avenir de notre pays", a-t-elle fait valoir, dénonçant la "propagande" de Jean-François Copé (UMP) et Henri Proglio (EDF) sur le sujet.

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Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a aussi fustigé le "lobby pronucléaire" fait de "secrets et de mensonges".

Concernant Flamanville, edf et EPR

CLIQUER sur le lien suivant :

EPRen-pleine-polemique-sur-flamanville-edf-se-prepare-a-abandonner-l-epr.html

"De quoi ont-ils donc si peur?", a-t-elle demandé. M. Copé "dit que nous négocions sur le dos des Français", "c'est du mépris de la démocratie", a dit Mme Joly, rappelant vouloir un accord avec le PS avec "sortie du nucléaire prévisible dans le temps" et arrêt de l'EPR de Flamanville (Manche).
Elle a aussi accusé ses propos d'être des « purs mensonges » sur les emplois liés au nucléaire. « Il n'a pas le droit de parler en utilisant l'expression "au nom de la France'" quand il est visiblement en service commandé à la fois du président de la République, qui craint une alliance entre la gauche et les écologistes, et du lobby nucléaire », a dénoncé Eva Joly, pour qui « M. Copé reprend la propagande honteusement mensongère de M. Proglio ».
Une réponse cinglante donc!de la part de la députée européenne.

Vendredi, le patron de l'UMP avait demandé « au nom de la France » à François Hollande, candidat PS à la présidentielle, « d'arrêter les négociations avec les Verts sur le nucléaire », estimant que le PS et EELV étaient « en train de négocier sur le dos des Français » sur le nucléaire. Jean-François Copé avait alors donné pour exemple les propos de Henri Proglio, le dirigeant d'EDF, qui a affirmé mercredi qu'une sortie du nucléaire en France mettrait en péril un million d'emplois et coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB.

« Ils mentent aux Français, a répondu Eva Joly. Le passage à l'énergie renouvelable créera des emplois non-délocalisables qui vont revivifier le tissu industriel dans nos régions. Donc c'est un pur mensonge. Tous ceux qui analysent ce chiffre savent que ce million est sorti de nulle part et complètement mensonger. M. Proglio a peur de notre fermeté ». Les socialistes et les écologistes négocient depuis plusieurs mois pour trouver un accord sur les élections présidentielle et législatives.

Eva Joly (EELV) : "Pas d'accord avec le PS pour 2012 sans arrêt de l'EPR"

(e Point.fr) Publié le 12/11/2011 à 15:45 - Modifié le 12/11/2011 à 16:04

La question du nucléaire est l'un des principaux points de discorde entre le PS et les écologistes.

..."J'affirme solennellement, tranquillement, fermement, qu'il n'y aura pas d'accord avec les socialistes si nous n'avons pas l'arrêt du chantier de Flamanville. Il n'y a pas de plan B", a déclaré Eva Joly lors du journal de 13 heures sur TF1. Si aucun accord n'est trouvé, "je porterai toute seule toutes les revendications de sortie du nucléaire et tout le programme écologiste et, j'espère, jusqu'au deuxième tour", a ajouté l'ancienne magistrate."

..."EDF a annoncé cet été que la commercialisation des premiers kilowattheures produits par la centrale de Flamanville, dont la construction devrait coûter six milliards d'euros, commencera en 2016."

QUANT à Nicolas HULOT, il sort de son silence relayé dans une TRIBUNE du JOURNAL du DIMANCHE (JDD),


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... Et POUR LUI AUSSI,
"La sortie du nucléaire est un objectif moral incontournable"

Et alors que les négociations patinent entre le PS et les écologistes, l’ex-animateur de télévision s’étonne qu’on "s'accommode des événements de Fukushima" et réclame une "expertise indépendante" sur le coût et les pertes d’emploi qu’occasionnerait la sortie du nucléaire.

NANTES Les Verts mobilises contre l'aeroport

..."Au-delà des aspects économiques, je considère qu'en l’état actuel de notre technologie, la sortie du nucléaire est un d'abord un objectif moral incontournable. S'accommoder des événements de Fukushima ou de Tchernobyl est incompatible avec l’idée d'une civilisation. Notre mémoire collective est désespérément courte. La situation d'effroi et de désarroi général pour ne pas dire de panique au moment de Fukushima est une démonstration suffisante en soi que nous avions dépassé toutes les limites acceptables dans la prise de risque. Personne ne peut ni ne doit effacer ces instants où la communauté scientifique et les responsables politiques étaient dans un état de quasi sidération. Ce n'est pas l’idée que je me fais du progrès. Beaucoup semble aujourd'hui oublier le point de vue des victimes et peu importe d'ailleurs leur nombre véritable. Le propre d'un accident nucléaire c'est d'être inestimable dans le temps et dans l’espace. Et là s'arrête le risque acceptable dès lors que l’on ne maîtrise ni ne mesure plus ses conséquences.

Dans la même veine, ignorer la durée de vie et la dangerosité à très long terme des déchets est incompatible avec la notion première du développement durable, puisque c'est une délégation de risque aux générations futures.

"Un débat public digne de ce nom s’impose"

... "Une fois cette considération posée, je me garderai bien de commenter les chiffres sur les pertes d’emploi que la sortie du nucléaire occasionnerait, tout comme je me garderai de valider sans réserve la création que le développement d'un nouveau modèle énergétique créerait. Comme citoyen profane, je ne me prononcerai pas sur le coût du démantelement mais j’observe qu’en creux cela signifie qu'il n’a probablement pas été provisionné et que nos tarifs sont en trompe-l’oeil. De la même manière, je serai curieux de connaître l’effet si l’on internalisait les conséquences des énergies non renouvelables."

... "En réalité je crois qu'en l’état, personne n’a la vérité des chiffres. Une expertise indépendante et un débat public digne de ce nom s’imposent. Mais la réflexion doit se faire non seulement sur la sortie du nucléaire, mais aussi sur l'après-pétrole et sans aucune concession sur nos objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre. La contrainte n’étant pas l’ennemi de la créativité au contraire, ces trois contraintes produiront à terme des sauts technologiques. A quelle échéance, évidemment impossible à dire, et la sortie du nucléaire sera le fruit d'un processus qu'il faut engager le plus tôt possible."

"L’avenir est à l’irréalisé":
"Je suis convaincu que la France et l’Europe peuvent se réindustrialliser et développer un nouveau modèle économique sur : une, le développement massif des énergies renouvelables; deux, l’efficacité énergétique et toutes ses filières associées (avec un bénéfice important sur notre balance commerciale à mesure que l'on s'affranchira du gaz, du pétrole et de l'uranium) et trois, je pense que toute notre industrie automobile pourrait se reconvertir sur des véhicules probablement en fibre de carbone, aux normes de consommation, de vitesse et de pollution excessivement drastiques. Évidemment cela signifie que, dès aujourd'hui, l'on abonde la recherche dans cette voie. La prochaine vague technologique en sera issue. Au passage les Chinois l’ont probablement compris, regardons avec quelle efficacité ils développent les énergies renouvelables. Et côté USA comme ils le disent eux-mêmes à propos de la fusion, c'est une énergie d'avenir et elle le restera. Trop conscient que les nouvelles normes de sécurité et leur coût vont changer les critères économiques."

Je rappelle aussi, puisque cela nous a visiblement échappé, que le GIEC nous a affirmé récemment que près de 80% de l’approvisionnement mondial pourrait être couvert par les energies renouvelables. A la condition que les politiques ciblent les investissements.

Sauf à faire preuve d'un entêtement cynique, il faut sans tarder dépasser le débat sur le nucléaire et partager une vision de notre futur modèle énergétique, solidaire et économique."

Nicolas Hulot - leJDD.fr (samedi 12 novembre 2011)
Sur le nucléaire, Hulot souhaite "une expertise indépendante" et un "débat public". (Reuters)

Et "DANY", de renchérir :

CLERMOND FERRAND: Universite d'ete Europe Ecologie les Verts

Europe Ecologie-les Verts en campagne (15 novembre 2011 à 07h16) dans France Soir: qui titre (le 5 novembre 2011 à 07h16) :

Cohn-Bendit s'immisce à son tour

Daniel Cohn-Bendit a donné son avis sur le futur accord entre les Verts et les socialistes en vue de 2012. L'homme s'est montré assez dur envers François Hollande, estimant avec humour qu'il se "ségolinisait".

Daniel Cohn-Bendit s'exprime. Jusque là, il s'était fait discret. A peine, une petite sortie voilà quelques semaines pour dire qu'il souhaitait, comme les autres, un accord entre le PS et EELV.

Et puis, ce mardi, Daniel Cohn-Bendit est sorti de ce semi-silence. Le co-fondateur d'Europe Ecologie-Les Verts n'a pas fait dans la dentelle et estime que François Hollande « est en train de se ségoliniser ». En clair, l'attitude du candidat du PS à la présidentielle ne lui plaît pas du tout. Il dénonce l'intransigeance du candidat socialiste dans les négociations avec les écologistes, dans Libération.

Il décrypte en disant, « il a fait une bonne primaire, et juste après, il est déjà en cellule de crise, alors que rien n'a commencé », déplore l'eurodéputé dans une interview publiée mardi par le quotidien. L'eurodéputé, qui demande l'arrêt de la construction de l'EPR à Flamanville, « multiplie les contacts avec Michel Sapin, bras droit de François Hollande » pour débloquer les négociations sur le contrat de gouvernement couplé avec l'accord électoral qui doit être présenté mardi soir au bureau national du PS, indique le journal. Preuve que Dani est encore actif.

"Revoir l'architecture de Flamanville" ! :
Cohn-Bendit revient ensuite sur le point chaud des discussions entre les Verts et les socialistes. « Sur le réacteur EPR de Flamanville, pour l'instant, c'est complètement bloqué » regrette-t-il. « C'est incompréhensible. Une fois que l'on a tiré les leçons de Fukushima, il est indispensable de revoir l'architecture de Flamanville », assure-t-il.

Mais Daniel Cohn-Bendit va plus loin et avertit disant :

« un échec entre le PS et EELV signerait le début de la reconquête de Nicolas Sarkozy » « Quand on veut être chef d'Etat, on ne s'arrête pas à une petite phrase incorrecte d'Éva Joly ou de Cécile Duflot. On essaye de formuler l'intérêt général », explique Cohn-Bendit.

L'eurodéputé diagnostique chez le candidat du PS le « virus présidentiel français : c'est du Sarkozy ou du Mitterrand pur jus. J'ai raison, le chef, c'est moi ». Une petite pique bien sentie. Il enjoint aussi François Hollande « à trouver un compromis et à prendre en considération l'avis des citoyens et pas seulement celui des partis »

Lundi, le PS, par la voix de Benoît Hamon et de Pierre Moscovici avait rappelé « nous voulons un accord ».

Tandis que les "négos" fleuve... se poursuivent :

Cliquer sur : NUC_Negos_EELV_et_PS_-_14_et_15_nov_2011

pour suivre...
Renée Alice