.*** ...des" indemnités "...et de l'absence d'un "statut de l'élu" : la bouteille à l'encre...
Par Renée Alice le 25 septembre 2009, - COMMUNIQUER sans traverstir les réalités... - Lien permanent
" Indemités (des élus) : à quoi ça sert "?

C'est le titre choisi pour un article en DL du 17-09-09 qui me semble un
pari d'informer lourd du risque de tomber à bon compte et peu de frais...dans
le sensationnel et la "pipolisation" du style : "Tout ce que vous avez
toujours voulu savoir sur les revenus de vos élus"... en l'occurence
"régionaux" ! et mis sur la sellette en Léman Genevois...
Un sujet de réflexion très sérieux, mais à mon sens trop complexe, pour
être éclairé du seul regard approximatif qu'en peut potrer un journaliste même
bien intentionné. Biaisant la clarification attendue des citoyens sur idées
reçues et fantasmes ordinaires exprimés par les lecteurs/électeurs, mais aussi
par des postulants en mal de fonctions d'éluEs (souvent idéalisées !). Ainsi
qu'entre éluEs eux mêmes qui, de même rang ou pas, se retrouvent les uns et les
autres, investis de délégations très différentes en nombre ! et importance
non relative... Et ce, dans une diversité de situations respectives, et partant
de dérives ... qu'on n'imagine pas !
De plus, la discrétion ou l'opacité qui entoure généralement la question en
altère souvent, volontairement, la juste perception...L'ignorance de ces
questions appelle donc des réponses précises et circonstanciées, à la légitime
curiosité des citoyens concernés
De ce point de vue, la publication d'un chiffre isolé ne signifie
strictement rien dans l'absolu et ne saurait à fortiori être interprêtée, hors
sol...si j'ose écrire. La transparence publique résumée à quelques indicateurs
concernant un voire deux "cas" sommairement décrits dans une singularité
territoriale n'est ni significative, ni généralisable. Et m'apparait donc, on
ne peut plus réductrice, d'une problématique d'ensemble largement
autre...
Surtout qu'en l'absence parfaitement injuste d'un statut de l'élu (basique,
équitable et connu de tous (et loin s'en faut... à tous ces niveaux !) souvent
évoqué tel l'arlésienne...mais jamais mis sur le métier, pour y être traité -
et on voit bien pourquoi ! - moult dérives de bonnes pratiques sont hélas
entachées d'intérêts particuliers, trouvant à s'y épanouir...
Les disparités des fréquentations et prestations régionales sont à observer
pour chacun, sur toute la durée, d'un long mandat avec prise en compte des
sommes perçues mais aussi de frais conséquents mais méconnus , bien
qu'entraînés par l'exercice dudit mandat
Qu'il s'agisse d'avances remboursables à consentir d'abord pour être
candidatE en campagne, puis pour assurer (plus ou moins)) des présences
multiples en des lieux et pour des durées sans commune mesure de l'un à
l'autre, même au sein d'un même groupe, les frais de déplacements / hébergement
/ restauration sont plus ou moins fréquents à débourser ! De plus, outre
l'usage des transports en commun, l'indispensable mise à disposition (ou non)
d'un véhicule personnel en état de tenir la distance, les dates et les horaires
à coordonner (selon disponibilités liées à distances et périmètres d'exercice
de responsabilités) va changer considérablement la donne en terme de coûts
consécutifs à intégrer.
Autant de variables décisives en regard des situations de fait, et de
charges assumées selon ses disponibilités effectives, compétences aquises ou en
voie...facultés d'adaptation à des facteurs fluctuants et évolutifs, à intégrer
dans la durée d'un mandat; en compatibilité avec la proximité ou l'éloignement
domicile principal ou secondaire/siège de l'institution, un emploi conservé ou
non, mais aussi et bien trop souvent hélas !conjuguées en sus par
beaucoup...aux cumuls de 2 à 3 autres mandats conséquents !...
Et autant de paramètres à considérer toujours dans la triple dimension,
régionale, départementale et locale d'une réalité de pratiques abusives mais
raremant claironnées ou portées à connaissance comme telles... Et donc peu
susceptibles d'être rigoureusement régulées...sauf à être sanctionnées par les
électeurs qui auraient du pain sur la planche, rien qu'en s'occupant le moment
venu, des cumulards*** notoires ou discrets...(qu'on se renseigne mieux sur
l'es candidats qui -sans hasard aucun - oublient d'en faire mention dans leur
profession de foi...)
Lesquels s'estimant inamovibles bien que fort peu disponibles au long
cours...se font soudain très présents lorsqu'il s'agit de renouveler voir
péréniser certaines fonctions électives ou mandat(s bien indemnisés qui leur
tiennent lieu d'activité salariée.
. RAP
*** cumuls de mandats exercés en simultané, outre emploi conservé et
temps à prévoir en conséquence pour se déplacer (ou pas ! ) de l'un à
l'autre... ou bien fonction(s) cumulée(s) dans le temps pour un même mandat,
voire plusieurs...en complément d'emploi en théorie conservé à temps partiel
(situation recommandée pour garder le lien aux territoires et prévenir
l'installation dans le "carriérisme" et la politique professioinnelle...) voire
même si c'est plus rare à temps complet, on en connait...