QUESTION D’ACTUALITE posée par :

Renée POUSSARD, CONSEILL7RE Régionale (de HAUTE SAVOIE)
Candidature d’ANNECY aux JO 2018 : la charrue est placée avant les bœufs, les élus et la population placés devant fait accompli.

poussard.jpg

Monsieur le Président, ma question porte sur le financement des jeux olympiques d’HIVER pour lesquels vous indiquiez un possible soutien régional…

Or, la pertinence de la candidature d’Annecy est vivement contestée. Un référendum local proposé par les élus socialistes en conseil municipal a aussi été refusé.

Relayée par le Dauphiné Libéré, une luxueuse plaquette remise à Paris semaine dernière, relève de la méthode « Coué ». A partir d’un ridicule échantillon de 600 personnes, il s’agit de faire croire sans rire à Paris que plus de 700 000 hauts-savoyards, seraient - sans le savoir - à 87 % derrière les jeux ! de même que 100% des jeunes

Autant vous dire Monsieur le Président, que pareilles énormités fédèrent les oppositions de tous bords !

Sachant qu’aucun budget connu n’appuie cette candidature, et que les engagements d’Etat sont non précisés… Ainsi, le comité anti-jeux olympiques d’Annecy rassemble aujourd’hui citoyens savoyards, associations, partis politiques et syndicalistes. Leur pétition à peine lancée fait déjà un tabac…
Les coûts d’organisation estimés à 16.4 millions d’euros, 1.4 millions ont été engagés à parité par ville d’Annecy et Conseil général jusqu’en mars. Resterait à financer 15 millions comme suit :

- 30% proviendraient du privé,

- 70% seraient partagés entre la Ville, le Conseil Général, et le Conseil Régional.: 20 % étant escomptés de ce dernier

Les travaux « structurants » seraient SOUS-estimés à 242 millions, hors construction des villages olympiques

Les infrastructures transport seraient co-financées ailleurs… ! mais par qui ?

Bref, la confiance n’est pas au rendez-vous en regard de 15 jours de gloire escomptée en 2018 !

Et voici ma question :
Monsieur le Président, avons-nous été consultés sur le réalisme de la candidature d’Annecy et l’actuelle fragilité des territoires concernés ?

Avez-vous, AVONS-NOUS engagé une participation sur un tel projet ?