poussard.jpgLes JO d'Hiver 2018 ne pourront en effet pas être écologiquement soutenables.

Communiqué de presse commun à divers mouvements Verts, en date du 21 janvier 2008

Le mercredi 21 janvier 2009, les 4 villes françaises candidates à l'organisation des JO d'Hiver de 2018 présentent leur dossier au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Vus les critères du CIO nous affirmons que ces JO d'Hiver 2018 ne pourront être écologiquement soutenables.

Les Jeux Olympiques d’hiver ont un impact insupportable sur l’environnement

Où qu’ils soient organisés les jeux olympiques d’Hiver nécessitent la construction d’infrastructures lourdes dans des territoires montagnards par définition fragiles et contraints : nombreuses routes d’accès, grands centres hôteliers, imposantes remontées mécaniques, batteries de canons à neige pour faire face au réchauffement climatique, cycle de l'eau perturbé. Cette vision des stations de moyenne et haute montagne comme de grands parcs d’attractions est en contradiction avec le développement d’un « éco-tourisme » plus respectueux de l’environnement et financièrement accessible au plus grand nombre. Ce type de tourisme « doux » est actuellement en plein développement dans les Alpes.

L’organisation des jeux est un véritable gouffre financier

Pour convenir aux critères de sélection du CIO, nos villes devraient s’endetter pour longtemps Qui dit endettement public massif, dit raz de marré de la fiscalité locale, comme c’est déjà le cas à Grenoble (+13% en 2009) et à Nice (+ 15% en 2009). Un seul exemple suffit : le CIO exige de la ville hôte 22 800 chambres en hôtels 3 à 5 étoiles. Selon les offices du tourisme respectifs, Grenoble détient moins de 4 000 chambres, Annecy 4 100, Nice moins de 10 000. Notons par ailleurs qu’une candidature coute au minimum 20 millions d’€. Au vue de l’actuelle crise économique, sociale et écologique, il est indécent et politiquement irresponsable de vouloir défendre un si couteux show télévisuel.

Le milieu de l’olympisme fonctionne de manière opaque et sans aucun contrôle

La France n’a quasiment aucune chance d’être retenue. Cette candidature française est une candidature de complaisance à l’égard des instances internationales olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Le CIO a d’ailleurs toujours refusé de se soumettre à un quelconque contrôle, sous l’égide de l’ONU par exemple. Ces membres sont cooptés et prennent des décisions, comme la dernière en attribuant les JO à Sotchi, sur des critères souvent inavouables… D'ailleurs la création et la forte audiance des comités anti-olympiques dans les villes candidates démontrent la non-adhésion des populations concernées.

Les Verts promeuvent le sport pour tous, et les événements sportifs qui fédèrent les hommes tout autour de la planète. Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, loin du sport spectacle et des risques du dopage, loin des intérêts privés des multinationales sponsors qui n'ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Des jeux qui rassemblent les peuples, réunissent les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et sont un plaisir pour les participants comme pour les spectateurs, sont possibles. Si le projet a été dévoyé, l'imaginaire olympique reste enthousiasmant. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques.

''Pour les Verts de Grenoble, Xavier ROBICHON et Thierry CHASTAGNER - Co-présidents''
''Pour les Verts de Nice,''Marie-Luz HERNANDEZ-NICAISE et Mémi GAECHTER, élus municipaux à Nice
Pour les Conseillers Verts Région Rhône-Alpes, Renée POUSSARD, Conseillère Régionale verte (de Haute-Savoie)
Contact presse : Gwendoline DELBOS-CORFIELD : 06 03 94 29 51 Conseillère municipale verte à Grenoble)