*** FISCALITE VERTE : les mesures actuelles de fiscalité verte sont des mesurettes...
Par Renée Alice le 27 décembre 2008, - POLLUEURS et PAYEURS ... - Lien permanent
FISCALITE VERTE : Toutes les mesures actuelles de fiscalité verte sont
des mesurettes, mais pas des mesures de fond !
Point de vue d'Hélène BLANCHARD,
Vice-Présidente de la Région Rhône-Alpes, en charge de l'Environnement et de la Prévention des risques.- Interwiev Actu-Environnement.com - le 17/12/2008

A l'heure où se discute au Sénat la loi de Finances 2009,
Actu-Environnement pose la question de l'efficacité de la fiscalité verte comme
moyen d'un développement économicosocial plus respectueux de
l'environnement.
Actu-Environnement : Bonus-malus, prêt à taux zéro, crédits
d'impôts, subventions… Autant de mesures de fiscalité verte adoptées pour
inciter tout un chacun à agir en faveur de l'environnement. Ont elles l'effet
escompté ?
Hélène Blanchard : "D'une façon
générale, je suis très dubitative. A l'origine, la fiscalité verte a
pour vocation d'inciter les entreprises et toutes les organisations qui
émettent des substances polluantes à faire des efforts. Or, cette fiscalité n'a
pas forcément les ambitions qu'elle s'était fixée : elle est indolore pour
ces organisations. La Taxe Générale sur les Activités Polluantes
(TGAP), par exemple, était au départ dédiée à un fond spécial qui alimentait
les caisses de la sécurité sociale. Aujourd'hui, elle est devenue une recette
budgétaire et sert de fait à équilibrer le budget général. Non seulement elle
n'a plus d'effet sur l'action polluante, mais en plus, on ne peut plus la
supprimer".
"Le bonus-malus automobile était une mesure courageuse de l'ancien
ministre en charge de l'écologie, Serge Lepeltier. Aujourd'hui, le bonus-malus
est devenu un argument commercial, comme la prime à la casse relancée
récemment. Il est compris dans le prix de vente des voitures neuves. Les
constructeurs automobiles en font un argument publicitaire. Et les
premiers à en bénéficier, ce sont leurs collaborateurs qui revendent les
voitures au bout de six mois"
"La fiscalité verte devient recette budgétaire, alors qu'elle n'est pas
une fin en soit. Le drame, c'est quand cette recette fiscale environnementale
va dans une caisse qui alimente une activité qui est elle même polluante... Il
faut regarder le bilan coût/avantage global de chaque mesure. Sans quoi, il y a
perversion du système."
AE : La fiscalité verte permet-elle un développement
socio-économique équitable de la protection de l'environnement ?
H B : "Le PTZ Prêt à Taux Zéro, pour
équiper l'habitat , a été institué juillet 2007, en faveur des faibles
revenus"(..) "Les subventions de le PTZ sont dédiés à tous les
revenus et payés APR7S COÜTS...N'en disposent que ceux qui n'ont pas de
difficulté à avancer les frais d'investissement"...
AE : Le Grenelle de l'environnement a-t-il contribué à
améliorer l'efficacité de ces mesures ?
H B : "Durant le Grenelle, l'aspect
« obligation » m'a laissée très dubitative aussi... Qui paye
? Souvent, c'est le consommateur. Il paye pour la collecte et
le traitement des D3E, l'amélioration de la performance énergétique de
l'habitat, l'accès à une électricité propre, etc. J'ai parfois peur que ça
l'amène à détester l'environnement"…
"La charge
doit être partagée : il faut que les producteurs mettent sur le
marché des produits qui permettent au consommateur de choisir. Et que si
celui-ci choisit un produit polluant, il paye. Or aujourd'hui, en tant que
ménagère et mère de famille, je constate qu'il y a parfois une différence de
prix du simple au double entre un produit de base et son équivalent écoconçu ou
biologique. Il nous faut jouer sur les prix et travailler à la
source".
"L'éducation à l'environnement ne suffit pas à
changer le comportement dans la consommation". C'est à nous,
pouvoirs publics, d'aider les gens à œuvrer vers plus de protection de
l'environnement. Après quoi l'autre, consommateur et producteur, pourra payer.
C'est dans cette logique que le Conseil Régional de Rhône-Alpes
aide les entreprises implantées sur son territoire à mettre sur le marché des
produits écoconçus."
AE : La compensation carbone, est-ce un outil
de fiscalité verte envisageable ?
H B : "La logique n'est pas de dire : j'ai le droit
de polluer parce que je compense, mais d'abord de tout faire pour
éviter de polluer. Et ensuite, s'il y a une utilité sociale à cela, OUI on
compense.Mais il y a deux ans, la région Rhône-Alpes a voulu se
positionner sur le protocole de Kyoto, en effectuant un bilan
carbone sur des projets diffus. Tout ce qu'on gagnait, on voulait
le vendre sur le marché Carbone mis en place par la Caisse des dépôts et
Consignation, pour faire comprendre que ce bien appartenait aux citoyens et
leur permettre de participer directement à la lutte contre le changement
climatique."''
"La campagne médiatique d'EDF pour inciter à changer ses ampoules
par des ampoules basse consommation, ça en fait partie. Nous avons beaucoup
travaillé sur ce projet, propositions statistiques et consolidations à l'appui,
avec le Meeddat, la région de Barcelone et des Länder en Allemagne qui
sont eux-mêmes dans cette démarche...Finalement, il y a six mois, en
plein Grenelle de l'environnement, l'Etat nous a dit non ! car nous
allions entrer en concurrence avec les certificats blancs(d'économie d'énergie)
délivrés par l'ADEME... Sur le plan financier, pourtant, ça n'enlevait
rien à cet outil… Pour moi, ce fut un échec."
Commentaires
Madame blanchard bonjour,
Le gouvernement et nous, parlons bien souvent d'environnement, mais qu'en est t-il?
Le respect de l'environnement n'est pas toujours lié à de l'argent mais à des changements de comportement et des initiatives spontanées de nos collectivités.
Exemple: L'urinoir sans eau et sans chimie n'est pas seulement très économique et écologique pour les collectivités mais également une amélioration considérable de notre environnement sans devoir fournir de grands efforts.
Faisant partie de l'éducation de nos enfants, l'économie d'eau potable ne doit pas être négligée. Nous pouvons vivre sans pétrole mais qu'en est t'il de l'eau ?
A moins de 200 Eur. par urinoir, le Ki-One de Vision Verte au design révolutionnaire, vous permet d'économiser plusieurs milliers de litres d'eau potable par jour et ce dans vos écoles, vos complexes sportifs, vos bâtiments administratifs, etc.......
L'eau est votre vie et notre survie.
Contribuont sans oeillères au respect de votre planète Terre.
Vous souhaitant bonne réception
Bien cordialement
Vision Verte SARL
info@visionverte.com
www.visionverte.com