FUSION des départements et des régions : Les Présidents des CONSEILS REGIONAUX TOTALEMENT CONTRE !

Jean Jack QUEYRANNE Président du Conseil Régional Rhône Alpes __Décembre 2008__

Le congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF) s'est tenu les 4 et 5 décembre à Caen, et en présence de Jacques Pélissard (président de l'Association des Maires de France ) et de Claudy Lebreton (Association des Départements de France), L''intervention d'Alain Marleix secrétaire d’Etat à l’Intérieur, a été «plusieurs fois sifflée» en clôture de congrès, selon le quotidien "Ouest-France" (5/12), a suscité une vive opposition.et ses propos "ont fait bondir plusieurs présidents de conseils régionaux".

Jean JACK QUEYRANNE,
Président de la région Rhône Alpes

''l’Association des régions de France (ARF) a réclamé une «véritable République décentralisée».

Les présidents de conseils régionaux «réaffirment unanimement: leur détermination à défendre le fait etl’institution régionale, leur exigence d’être véritablement associés à tous les travaux et toutes les réflexions concernant une réforme des territoires (Commission BALADUR), leur totale opposition à toute modification du mode de scrutin régional qui apporte stabilité et visibilité à la région, leur combat en faveur d’un acte III de la décentralisation et d’une véritable République décentralisée, et leurs attentes en matière de réforme de la fiscalité locale.''

«Le seul point positif, c'est que l'on va vers la révolte des élus locaux" dira Jacques Auxiette, président (PS) des Pays de Loire : "Le ministre nous a insultés. Le seul message, c'est le charcutage des régions. La logique du pouvoir absolu se confirme.»

Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur a estimé que «l'empilement des niveaux de collectivités et l'enchevêtrement des compétences qui en découlent rendent en effet notre organisation institutionnelle locale souvent difficilement compréhensible pour le citoyen, coûteuse pour le contribuable, et déresponsabilisante pour les élus locaux.»

Le secrétaire d'état a aussi évoqué un «rapprochement des assemblées départementales et régionales afin de permettre un meilleur ancrage territorial de l'ensemble des élus et de leur donner cette assise qui leur manque... (...) et a aussi estimé qu’«évoquer la réforme de la gouvernance des collectivités locales ne doit pas être un sujet tabou.»

«L’avenir des régions et de l’ensemble des collectivités territoriales ne saurait en aucun cas, être pris en otage par des considérations politiques et la volonté de revanche sur le scrutin de 2004 ont rétorqué les présidents de conseils régionaux.

Pour autant, la France a besoin d’un vrai débat sur la clarification des compétences de l’Etat et des collectivités locales.». Un «vrai débat suppose cependant que l’on arrête de mentir aux Français. Les présidents de région n’acceptent pas de lire, presque tous les jours, des mensonges et des approximations sur l’explosion des dépenses des collectivités.»

Se disant tenus à l'écart, comme toutes les associations d’élus, de la composition du «Comité Balladur» chargé de faire des propositions de réforme des institutions territoriales, ils s’opposent aussi «à l’idée d’une suppression des assemblées départementales. »

Ils se disent également «totalement opposés à la création d’une structure fusionnant les régions et les départements, notamment par le biais d’une fusion des mandats de leurs élus, ce qui serait à l’opposé de ce qui se fait dans la très grande majorité des Etats européens.»

Enfin, les présidents de conseils régionaux «rappellent l’urgence d’une réforme de la fiscalité locale dont l’objectif est d'en améliorer la lisibilité pour les contribuables, et de permettre une véritable autonomie financière des collectivités locales.»

RAP
Liens complémentaires : http://www.arf.asso.fr/index.php/actualites/declaration_commune_des_presidents_de_region http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/les_collectivites_locales/interventions/congres-annuel-association-regions/view