QUID de la sûreté NUCLEAIRE de par le monde...et en région Rhône Alpes ? voire tout près de chez vous...quand on y reparle d'EPR...
photo identité Quelques jours après l'accident de Tricastin, un nouvel incident est signalé à ROMANS (Isère) sur une usine de fabrication de combustible filiale d'AREVA. Un événement qui, quelle qu'en soit la gravité, jette une fois de plus le trouble sur la fiabilité de la filière nucléaire et celle des installations existantes.

Le 17 juillet 2008 vers 17 h, la FBBC usine franco-belge de fabrication de combustible du groupe AREVA/ NP, située à Romans sur Isère dans la Drôme, a informé l'Autorité de Sûreté Nucléaire de la rupture d'une canalisation (enterrée) de rejets d'effluents liquides uranifères. Trois inspecteurs de la division de Lyon de l'ASN se sont rendus sur place quelques heures plus tard pour examiner les circonstances de l'événement ainsi que les mesures prises par l'exploitant.

Selon les communiqués dont les médias se sont fait l'écho à chaud...si l'ASN déclare avoir réagi en seulement quelques heures... les explications fournies apparaissent pour le moins peu claires. L'exploitant déclare avoir pris des mesures correctives destinées à protéger la zone contre les éventuelles intempéries, mais l'Autorité ajoute que la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années...!!!!

AREVA assure que cette nouvelle fuite "est sans impact"... : ces équipements seraient-ils donc -de l'avis de leurs exploitants - si anodins que leur rupture ne pourrait ni ne devrait être décelée et/ou à défaut, signalée qu'au bout de plusieurs années ?
TRES inquiétant quand il s'agit d'industrie nucléaire et risques sournois !

D'autant que les inspecteurs déclarent avoir relevé la non-conformité de cette tuyauterie vis-à-vis des exigences de la réglementation applicable qui demandent une capacité suffisante de résistance aux chocs pour éviter leur rupture...L'exploitant lui...assure qu'il va dès aujourd'hui procéder au nettoyage de la zone contaminée. L'ASN a demandé à ce que la totalité des matériaux retirés soit conservée pour être analysée, l'objectif étant d'évaluer la masse d'uranium présente.
Affaires à suivre de très près par... les populations, donc ! RAP

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