Nous y voici une fois de plus avec suppression des 284 emplois restants et fermeture du site de Rumilly, à l'évidence programmée dès rachat par le groupe finlandais AMER SPORTS, avec déjà ! "dégraissage" de 380 emplois, effectué d'entrée de jeu dès 2005... Soit : délocalisation voire disparition de bien plus que 664 EMPLOIS secs en moins de 3 ANS avec le coup de grâce donné aujourd'hui, aux fins de... "RECENTRER" sur l'AUTRICHE son pôle de compétence ski.

Autant de salariés sacrifiés sans état d'âme au sacro-saint "Marché" qui bouscule, désorganise, transfère et orchestre le démantèlement accéléré de fleurons de l'industrie française encore estimés bien portants il y a peu...Et tout ça "au nom du "peze" du "fric" et du Saint Profit ! formulation syndicaliste plus que jamais d'actualité !

Sans même différer post élections municipales et cantonales... car peu lui chaut au Marché, que la "variable d'ajustement" nouvelle appellation des "masses salariales" anonymes... et de tout grade (et les familles fixées dans le territoire) en fassent douloureusement les frais ! Les "rationalisations" à répétition ont bon dos …

Catastrophe annoncée, si l'on considère que le groupe "AMER" inféodé comme d'autres à la haute finance internationale décide par dessus la tête d'élus français de tous niveaux, privés de voix au chapitre... et n'est lui même qu'un outil, un pion déplaçable…dans une mondialisation libérale soit disant "libre" et non "faussée"… Sur le modèle du renard libre dans un poulailler libre…selon lequel les forts et les faibles sont mondialement mis en concurrence sauvage, sans protection aucune pour ces derniers.

A mon humble avis de conseillère verte, et QUEL QUE SOIT LE SCRUTIN en vue, on ne saurait VOTER pour les tenants de partis politiques qui d'un côté nous causent développement durable mais CAUTIONNENT cette mondialisation libérale et ses pratiques brutales et de l'autre, PLEURENT derrière...SUR SES CONSEQUENCES; lorsque leurs propres territoires en sont à leur tour, de plus en plus souvent touchés ! Devrons-nous accepter comme une fatalité que décision politique et économie soient de la sorte complètement déconnectées ?

Quant à reconvertir , et dans le bassin d'emploi même ! les savoirs-faire capitalisés par les salariés, via la cellule de reclassement parfois prolongée par la région (dans certains cas...) et y compris en conviant à postériori table ronde et élus … ON EST D'ABORD en droit d'attendre sinon d'EXIGER QUE l'ENTREPRISE SE MONTRE EXEMPLAIRE dans la mise en oeuvre du PLAN SOCIAL pré établi.

Et pourquoi ne pas avoir fait coÏncider ces mesures avec une ré-industrialisation du site plus anticipée avec infléchissement sensible et progressif des productions vers d'autres besoins exprimés par le territoire, et ce très en amont de ces licenciements massifs ? RAP