Le blog de Renée Alice POUSSARD, Conseillère régionale VERTE de 2004 à 2010

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POLLUEURS et PAYEURS ...

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24 décembre 2009

*** COPENHAGUE et responsabilités politiques non assumées...

CRISE ENVIRONNEMENTALE ET CAPITALISME : intéressant débat croisé entre LEPAGE et BERNIER... poussard.jpg(texte paru le 24 décembre 2009 dans L’Humanité Dimanche n°189).

« Le capitalisme peut-il répondre à la crise environnementale ? »

Telle était la question posée à Corine Lepage (fondatrice et présidente du parti écologiste Cap 21, députée au Parlement européen, ancienne candidate à l’élection présidentielle, ancienne ministre de l’Environnement du gouvernement Juppé, et dirigeante du MoDem)...
Ainsi qu'à...Aurélien Bernier (secrétaire national du M’PEP (Mouvement Pour l'Education Populaire) auteur de "Le Climat otage de la finance" (Mille et une nuits, 2008) : .

Réponse de Corine Lepage :

« OUI, MAIS... avec beaucoup de difficultés car il faudrait que le capitalisme se transforme radicalement et que le capitalisme financier que nous vivons aujourd’hui revienne au moins à un stade de capitalisme économique. À mes yeux, il faut établir un marché régulé, respectueux de l’environnement et d’une plus juste répartition.
Cette idée implique donc de rétablir un pont entre la réforme du système financier international et la lutte contre le changement climatique. Je défends ainsi, à Bruxelles, l’idée d’une taxe sur les transactions financières dont l’objectif serait de permettre le financement de l’aide au développement en dehors des engagements déjà pris par les pays industrialisés, les transferts de technologie, l’adaptation aux changements climatiques et également l’adaptation des pays du Nord vers une économie décarbonée.
En ce sens, aussi, je suis favorable à une taxe carbone, sélective. Elle pourrait être appliquée à l’entrée de l’Europe envers les pays gros émetteurs de GES qui ne prennent pas les mesures pour réduire ces émissions, comme la Chine par exemple. En revanche, elle ne doit pas frapper l’Afrique ou, de manière générale, les pays les moins avancés.
Il faut, de toute façon, réduire les émissions de carbone. J’ai ainsi défendu l’idée des quotas d’émission. Jusqu’à présent, ni le carbone ni le méthane n’étaient soumis à un contrôle. Créer un marché des quotas d’émission revient à créer une pénurie artificielle de manière à obliger les agents économiques à réduire leurs émissions. Évidemment, ce marché ne doit pas devenir un instrument de spéculation. Il n’empêche qu’en l’état actuel du monde, et compte tenu de la faiblesse des budgets publics, si l’on veut vraiment avoir de l’argent pour financer les changements qui s’imposent et le développement économique, les marchés d’émission sont une partie de la solution.

La question du financement est justement le sujet majeur à COPENHAGUE. Une taxe de 0,1 % sur les transactions financières pourrait nous permettre de financer la lutte contre le changement climatique. Elle permettrait de dégager une centaine de milliards de dollars, probablement ce qu’il faudrait en 2020 pour les pays du Sud. Même si cette bataille est colossale, bien que le taux d’imposition soit faible, je suis décidée à la mener. J’espère, en tout cas, qu’un accord international, un Kyoto 2, et peut-être un protocole additionnel à la convention sur les changements climatiques, seront signés à Copenhague....

Ensuite, l’organisation de son application relèvera d’une conjonction de mesures. Car lors du sommet, ce sont les États qui vont s’engager et devront trouver les moyens de les appliquer aux multinationales, notamment en évitant le dumping fiscal, social et environnemental qui, généralement, sont corrélés. À partir du moment où nous aurions eu un engagement des États sur le sort de la planète, dans la mesure où les multinationales ne sont pas hors de la planète, ça voudrait dire qu’elles n’auraient plus de havre dans lequel elles trouveraient le moyen d’échapper au système.

La question est celle de la volonté politique. Il consiste à faire en sorte que les États récupèrent le pouvoir qui était le leur et leur a échappé depuis 25 ou 30 ans pour restaurer un système durable.

Il passe par ‘‘l’évolution soutenable’’. Une évolution déterminée par le fait de savoir si une activité est soutenable ou ne l’est pas. ++Toutes les activités soutenables doivent croître, celles qui ne le sont pas doivent décroître.
Ce qui ne veut pas forcément dire de la désindustrialisation, mais un système de production beaucoup plus circulaire, qui réemploie et réutilise le plus longtemps possible la même matière première ; il implique la dématérialisation, la croissance de la connaissance...
Le capitalisme peut donc répondre aux défis climatiques… mais tout dépend de ce que l’on met derrière le terme ‘‘capitalisme’’. Je ne défends pas un capitalisme financier, mais un capitalisme économique, qui ne soit pas monopolistique et permette le développement du tiers secteur, tout ce qui est coopératif, social et solidaire. Ces secteurs économiques ne sont pas capitalistes au sens commun du terme, bien que l’on puisse y faire du profit, mais il n’est pas utilisé de la même manière. Dans une société coopérative, le profit dégagé est réinvesti au sein de l’entreprise et dans les investissements. Ce qui me choque, ce n’est pas le fait de gagner de l’argent (jusqu’à un certain point), mais l’usage qui en est fait après. Si une entreprise ne gagne pas d’argent, elle disparaît ; et nous savons les conséquences que ça a en matière d’emploi. Ce n’est donc pas le sujet. Le sujet est celui du ‘‘pour quoi faire ?’’ ».

Eéponse d’Aurélien Bernier

« NON, pour répondre à cette question, il n’est pas inutile de rappeler que le capitalisme est un système basé sur l’accumulation de richesses, le profit à court terme pour une minorité de la population. La propriété privée des grands moyens de production est le moyen central pour y parvenir, avec son corollaire, le productivisme, qui consiste à faire de l’augmentation de la production un objectif en soi.
Deux problèmes apparaissent immédiatement lorsqu’on aborde les questions environnementales. Produire toujours plus dans un monde où les ressources sont finies est physiquement impossible. Le productivisme est donc forcément condamné. D’autre part, là où l’équilibre de la planète nécessiterait des actions de long terme, la prise en compte des générations à venir, la ‘‘loi’’ capitaliste ne connaît que le court terme. Pour noyer le poisson, on place les espoirs dans une technologie censée répondre à tous les problèmes présents et futurs. Une simple observation des principaux indicateurs environnementaux, qui se dégradent d’année en année, suffit à dissiper ce rideau de fumée.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, le capitalisme est devenu ‘‘néolibéral’’. Il faut comprendre par là qu’il s’est mondialisé et que la finance internationale a pris un poids considérable, soumettant l’économie à la dictature des actionnaires. Les multinationales prospérant sur les externalités, ces dégâts sociaux et environnementaux qu’elles provoquent mais qui sont payés par la collectivité, elles délocalisent dans les pays les moins regardants. On peut donc y polluer aisément, et ajouter au bilan les émissions atmosphériques liées au transport. C’est ainsi que les rejets de gaz à effet de serre ont augmenté d’au moins 25 % ces dix dernières années.
Pourtant, parfois, le capitalisme peut effectivement agir pour l’environnement. Mais à condition que cette action soit économiquement rentable. Nous l’avons vu avec la gestion des déchets, lorsque de grandes firmes ont compris le profit qu’elles pouvaient en tirer. Nous le voyons avec les énergies renouvelables ou les technologies ‘‘vertes’’ sur lesquelles se ruent les grands groupes. Mais c’est bien leur logique de profit qui guide ces choix, et non l’intérêt général. Un euro investi dans l’isolation des bâtiments est infiniment plus efficace d’un point de vue écologique et social qu’un euro investi dans une éolienne. Pourtant, c’est l’éolien qui se développe en priorité, pour la simple raison que les grandes puissances financières ont pris le contrôle de ce marché porteur.

La crise climatique est telle que le capitalisme vert n’est certainement pas une simple mode. Par contre, sa ‘‘verditude’’ fluctuera en fonction de ses seuls intérêts. La crise de 2008-2009 l’a montré : quand l’urgence est au sauvetage des grandes puissances économiques, la protection de l’environnement redevient le cadet des soucis des dirigeants.
De même, comment une entreprise peut-elle prévoir des investissements de long terme dans la réduction des pollutions lorsque le prix du ‘‘droit à polluer’’ est établi en Bourse et soumis à spéculation ou que les capitaux se déplacent à une vitesse ahurissante ?

En fait, nous sommes face à un grand numéro d’illusionniste. Les multinationales qui ont largement dégradé la planète tentent de donner une seconde jeunesse au capitalisme en absorbant les activités rentables de la lutte contre le changement climatique. À l’inverse, la protection de la biodiversité, qui ne rapporte rien ou presque, est passée aux oubliettes, ce qui montre bien toutes les limites de leur conversion écologique. Quant aux préoccupations sociales, qui ne devraient jamais être séparées des questions environnementales, nous filons vers la catastrophe.

Le productivisme et le libre-échange, ces deux jambes sur lesquelles marche le système capitaliste, provoquent des désastres. C’est en application de ces principes que l’on rase la forêt amazonienne pour y implanter du soja, exporté ensuite en Europe pour nourrir du bétail hors sol, qui sera éventuellement consommé au final à l’autre bout de la planète.

Il faut sortir impérativement de ce schéma.

Ceci suppose de relocaliser la production agricole et industrielle pour la mettre sous contrôle démocratique et faire évoluer les modes de production. Pour l’écologie comme pour le social, il faut une planification politique qui intègre le temps long, qui s’organise dans un cadre démocratique, qui garantisse l’intérêt général. Tout ce que le capitalisme est, par nature, totalement incapable de faire. »
Propos recueilli par Fabien Perrier
retransmis par RAP

COPENHAGUE (du 7 au :18 décembre) : ULTIMATUM CLIMATIQUE, URGENCE SOCIALE : C'EST CHAUD !

JOSE BOVE CHEZ LUI

Les pays industrialisés sont sur la voie d’un réchauffement de 4 à 5°C ! Et la négociation sur le climat de Copenhague est quasiment bloquée....Devant la faiblesse des propositions des pays industrialisés, l’Afrique menace de quitter la table des négociations. Le succès du Sommet dépend de ce que les Chefs d’Etat apportent dans leur valise, que ce soit leurs réductions d’émissions ou leur aide financière pour les pays du Sud d’ici à 2020.
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Selon nos estimations, les positions actuelles des pays riches conduiraient à un réchauffement entre 4 et 5°C'est plus de deux fois le seuil de 2°C recommandé par les scientifiques et repris par la communauté internationale. Inacceptable !

Tel était le double cri lancé par les eurodéputés José Bové et Yannick Jadot.…

"Plus le temps de perdre du temps,, mobilisons-nous ! renchérissaient simultanément les VERTS ....
appellant toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par l’urgence climatique à se mobiliser à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, programmé du 7 au 18 décembre à Copenhague. De nombreuses manifestations dans toute la France, en Europe et dans le monde étant prévues le 12 décembre.

Nous n’avons plus le temps de perdre du temps. Il est impératif, face à l’urgence climatique, que la communauté internationale décide d’un accord contraignant afin de restreindre les émissions de gaz à effet de serre. Au premier chef, l’Europe doit montrer l’exemple et décider de s’appliquer une comptabilité transparente pour ses propres émissions afin d’atteindre une diminution d’au minimum 30 % d’ici 2020

La diversité des peuples du monde présents à l'évènement....ainsi que la présence massive des ONG du Nord et du Sud, la diversité des tenues, des visages, et des des langues donnant le sentiment que, oui, c’est bien une forme de représentation du monde entier qui est ici rassemblée.à COPENHAGUE "(ajoutait Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé du développement durable, membre du Collège exécutif des Verts), alors qu'il y a encore quelques semaines, ceux qui se montraient relativement optimistes sur le Sommet sur le climat de Copenhague passaient pour des doux rêveurs...
"Nous mêmes étions plutôt pessimistes tant le retard pris dans les négociations depuis la conférence de Bali il y a deux ans semblait irrattrapable. Aujourd’hui, alors que s’ouvre ce Sommet présenté par beaucoup comme le rendez-vous du siècle, la donne a changé"....entendait-on encore...

Et POURTANT ...

On sait aujourd'hui, les postures prtises uns, les creuses vélléïtés des autres et l'incapacité globale des politiques de plus haut nioveau, à oser le courage et l'exemple pour amorcer et planifier sérieussement un début de réponse crédibe pour faire face à la situation...

La montagne d'espérance et l'ampleur de la mobilisation auront tout juste abouti à un "botte en touche" magistral de "c'est pas moi, c'est l'autre..." ou "tirez les premiers"... on verra après... laissant un terrible sentiment d'absence de capacités à décider individuellement et collectivement...

La déconvenue est immense en regard de à l'espoir soulevé.

RAP

28 juillet 2009

*** CHARIVARI à CHARBONNIERES (suite) : Les OPPOSANTS HAUT-SAVOYARDS aux J.O. étaient présents...

... et ne l'ont pas envoyé dire, en diffusant largement leurs arguments , au sortir du pseudo débat d'assemblée, étayé à sens unique !

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Le Comité Anti Olympique d’Annecy s’oppose au modèle de JO imposé par le CIO, et à la candidature d'Annecy. Ce modèle ne répond en rien aux enjeux du 21ème siècle.

- L’écologie

o L’eau

Entre les canons à neige, les patinoires, les pistes de bobsleigh et de luge, l’entretien des locaux, des véhicules, et des rues, les JO de Turin ont consommé en 15 jours autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants en 1 an. Un département, comme la Haute-Savoie, en alerte récurente sur le niveau de ses nappes phréatiques, peut-il se permettre une telle hérésie ?

o Les gaz à effets de serre

Pour les JO de Vancouver, les émissions de gaz à effets de serre sont estimées à 328500 tonnes, 73% proviennent des transports aériens internationaux. Ce chiffre est sous-estimé puisque certains postes n’ont pu être évalués, d’autres l’ont été avec une forte incertitude.
Les porteurs du projet Annecy 2018 prétendent compenser les gaz à effets de serre à partir de Lyon et de Genève et se lavent donc les mains de 73% des gaz à effets de serre issus des vols internationaux en prétextant que ce n’est pas leur problème. Pour ce qui est des 27% restant, il faudra que les écotartuffes comprennent que la compensation carbone est une escroquerie intellectuelle qui donne le droit de polluer en se donnant bonne conscience.
De plus les méga projets routiers adossés à cette candidature et défendus par le président de l'Assemblée Nationale, Maire d'Annecy Le Vieux, B. Accoyer (dont ressortie des Tunnel sous le Semnoz (voire doublement de la RD 1508 pendant qu'on y est ???) et autres contournement d'Annecy et de Marignier... sont parmi les sources de gaz à effets de serre majeures : (« plus on construit de routes, plus il y a de voitures et de camions... »).

o les déchets

Alors que le PDED (plan départemental d'élimination des déchets) de la Haute-Savoie vient d'être annulé par le tribunal administratif, comment croire que M. Monteil (président du conseil général 74), sera capable d'absorber les tonnes d'ordures générées par ce genre de manifestations. Les incinérateurs ont encore de beaux jours devant eux!!!

o La biodiversité

Les projets routiers, immobiliers et d'infrastructures sportives, en plus des retenues colinaires imposées par le CIO (puisqu'il oblige les sites retenus à s'équiper en canons à neige) auront un impact dramatique sur la faune et la flore.

- La solidarité

Le projet de JO Annecy de 2018 nécessite un budget annoncé de 15.000.000 d'€uros, uniquement pour la phase de candidature. Essentiellement consacrés à des frais de publicité et de promotion, au seul bénéfice de quelques agences de communication et médias réquisitionnés, et pour le prestige de quelques élus aux idées courtes...Cette somme faramineuse ne serait-elle pas plus utile à des affectations aux urgences économiques et sociales du moment ??

- les droits de l’homme

Que penser de l'approche de la question des droits de l'Homme par le CIO quand on se souvient des JO de Pékin. De plus, l'un des principaux sponsors du CIO est le Taïwanais ACER alpagué par la campagne « high technologies-no rights » pour avoir exploité des enfants dans ses usines informatiques.

o Expropriations

Les menaces qui pèsent sur certains agriculteurs, en particulier dans la plaine de Passy, sont inadmissibles dans un département qui connaît depuis de nombreuses années une érosion alarmante du nombre de paysans et la disparition de terres agricoles. L'exemple de Vancouver 2010 où certaines tribus furent chassées de leurs terres ancestrales, le cas de Sötchi 2014 noyauté par la mafia russe, décrédibilisent un peu plus le CIO.

- La gestion financière

Le budget de pré-candidature devait être de 1.000.000 d'€uros, mais il a atteint 40% de dépassement. Autres exemple, 50% de dépassement pour la télécabine de Planpraz, de même pour la rénovation de l'Arcadium à Annecy. Peut-on faire confiance à d'aussi piètres gestionnaires qui dépensent sans compter l'argent des contribuables. Sous prétexte que les caisses de la ville sont pleines, à ce jour ce sont 250.000.000 d'€uros qui sont prévus pour les infrastructures sportives...Combien au final ?

Des infrastructures aussi onéreuses qu'inutiles : anneau de vitesse à Annecy-le-Vieux, patinoire de 12.000 places à Seynod, tremplin de saut à ski aux Confins...

Sans compter les sponsors qui naviguent à vue, rappelons que le budget de fonctionnement des JO est de 1.000.000.000 d'€uros qu'il faudra bien boucler. Nous venons de voir l'Assemblée des Pays de Savoie intervenir pour 400.000 €uros d'aides aux fédérations de ski, quelques semaines après un début de retrait des marques de sports d'hiver...

L'exemple du comité d'organisation des JO de Londres 2012, en quasi cessation de paiement devrait tous nous alerter! non ?

- La démocratie

o L'absence de consultation des Hauts-Savoyards, l'utilisation éhontée de chiffres farfelus provenant d'un sondage réalisé sur un panel non représentatif, l'afflux de signatures sur notre pétition (plus de 3.000 à ce jour), prouvent que l'adhésion de la population est loin d'être acquise.

o A de nombreuses reprises, des enfants et des collégiens ont déjà été utilisés pour une propagande PRO JO dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants, ces méthodes sont inadmissibles.

o Le refus d'un Référendum local par le Maire d'Annecy, l'interdiction d'expression du Comité Anti Olympique en séance plénière du Conseil Régional (alors que M. Rigaut, M. Monteil et M. Denériaz, ont bénéficié d'une suspension de séance pour promouvoir « leurs » JO) sont autant de signes d'une Démocratie bafouée.

- L’éthique sportive

Alors que le sport devrait être un épanouissement et une forme de dépassement de soi, quelques années de marketing, de business, et de vocabulaire médiatique issu du registre militaire, ont transformé ce genre de manifestations en arène où tous les coups sont permis, du dopage à la corruption, où le but ultime est de supplanter, 'voire humilier l'adversaire...
Alors que le CIO ne parle que de droits de retransmission et de contrats de sponsoring, sans parler des récentes affaires qui ternissent la flamme olympique, il est urgent de se poser la question de la pérennité de ce genre d'institution internationale dont l'opacité est la règle d'or.

- Le mythe de la croissance

La crise que nous subissons au niveau environnemental, économique, social, politique, démocratique, et moral devrait être l'occasion de revisiter de fond en comble notre vision du Monde et la place que nous y occupons...La croissance n'est pas une fin en soi et les valeurs de l'Olympisme (plus haut, plus vite, plus fort) devraient être abrogées...De toute urgence!!

Cette éthique faussement sportive occulte et remplace, en particulier, pour les jeunes, les valeurs démocratiques et travaillent à l'acceptation de nos positions de victimes, ou de bourreaux, dans la guerre économique.

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, le Comité Anti Olympique d'Annecy continuera fermement à s'opposer par tous les moyens à ce projet d'arrière garde!!!

contact : comiteantiolympiqueannecy@gmail.com
__site du CAO:<http://sites.google.com/site/comiteantiolympiqudannecy/Home> Cliquer sur sur le lien ci-après pour lire les commentaires reçus ( 3 à cette heure...):

11 avril 2009

*** Il existe tant d'autres rêves que les JO d'hiver...pour nos territoires de montagne !

WE_CAN.jpg OUI, il existe tant d'autres rêves pour nos territoires de montagne, que les JO d'hiver...

Depuis plusieurs mois, d'imposantes publicités dans les gares parisiennes font la promotion des postulantes au rêve des JO. Comme autant de midinettes se fantasmant plus séduisantes que toute autre. 4 villes françaises sont pré-candidates pour les JO d'hiver 2018. Et nous voilà tous sommés, citoyens et éluEs, de manifester de l'enthousiasme pour ce "rêve".

Si nous nous interrogeons sur ces projets, nous devenons alors immédiatement des opposants stériles sans vision du progrès et hostiles aux joies populaires. N'avons-nous rien d'autre à offrir aux citoyens que la compétition ? Compétition entre sportifs, entre territoires, entre habitants : les grenoblois, les niçois, les pelvousiens et les annéciens seraient-ils plus méritants parce que leur Ville aurait gagné la candidature aux JO ? Nos élites politiques ne savent-elles plus penser des événements populaires et fédérateurs ?

La montagne, impassible, n'attend pas les JO pour être belle : c'est par sa nature et sa pureté symbolique qu'elle passionne randonneurs, skieurs, marcheurs du dimanche et résidents à l'année.

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Les critiques face aux impératifs de la sélection olympique sont connues et légitimes.
L'organisation en elle-même des Jeux pose question. Est-il encore besoin de rappeler les errements du Comité International Olympique (CIO) : corruption, soumission à des États autoritaires et violents, uniformisation des cultures, atteintes aux libertés publiques et encadrement policier des manifestations sportives ? Des régimes qui méprisent les droits de l'homme sont volontairement choisis pour être le théâtre des JO. Parce que seul compte ce rêve absolu et unique, le rouleau compresseur des JO n'autorise pas le moindre désordre.

Le réchauffement climatique est deux fois plus rapide dans les Alpes qu’ailleurs :

Et ce territoire sera très touché à court terme selon la dernière carte du GIEC. Qu'en sera-t-il de l'enneigement en 2018 ? Les conditions climatiques obligent les stations à utiliser une batterie de canons pour créer de la neige artificielle, dégradant un peu plus les ressources en eau et les sites.

Mais les JO ne connaissent pas l'urgence écologiste de préservation de ces espaces naturels fragiles et contraints. De l'urbanisation massive pour construire des hôtels et des infrastructures à la hâte à la pollution des équipements restés sans usage, les Alpes portent déjà les traces des précédents Jeux. La protection de l'environnement a peu d'importance quand il s'agit d'impressionner le monde entier, et les sponsors.

Quand nous osons dire nos inquiétudes, l'accusation est facile : Nous sommes "contre tout, et sans capacité de propositions".

POURTANT, ce sont les fervents supporters de ces Jeux qui manquent cruellement d'imagination.
NOUS SOMMES au contraire, les artisans d'utopies nombreuses et réalistes :

* POUR des équipements sportifs dans chaque quartier
* POUR la culture et l'éducation aussi importantes que le sport
* POUR des emplois en montagne toute l'année, implantés dans le territoire
* POUR impliquer les enfants et amateurs de tous âges en multiples activités
* POUR des terres agricoles préservées,
* POUR un climat non dégradé,
* POUR des touristes respectueux de la planète...

QUAND les JO dévorent l'argent public :

D'abord lors des candidatures (une candidature coûte plus de 20 millions d'euro), ensuite avec le gigantisme des conditions d'accueil qui sont nécessaires. Londres et Vancouver se désespèrent de trouver les milliards attendus, et en pleine crise mondiale, empruntent et coupent dans leurs autres budgets. Comment ne pas penser alors que les politiques culturelles, environnementales, éducatives et sociales vont être marginalisées par les municipalités en lice ? Les associations des villes candidates le savent déjà : les augmentations d'impôt n'empêcheront pas des réductions de subventions. L'argent prélevé ira ailleurs.

Nous avons tant à inventer pour le 21ème siècle, pour nos villes de montagnes et leurs alentours. Nous ne voulons pas de ce modèle de rêve UNIQUE, OBLIGATOIRE, et TELLEMENT CHER ! qu'il ruinerait les autres espoirs modestes et pluriels...

Les SIGNATAIRES :

* Jean-Michel Asselin (journaliste, écrivain, montagnard),
* Pierre-Jean Delahousse (Vice-président de Paysages de France),
* Gwendoline Delbos-Corfield (Conseillère municipale Verte de GRENOBLE),
* Rémi Gaechter (Conseiller municipal Vert de NICE),
* Pierre Leroy (Maire Vert de Puy Saint-Andre dans les HAUTES ALPES),
* Patrick Le Vaguerèse (Président de CIPRA France, délégation française de la Commission Internationale pour la Protection des Alpes),
* Yann Mongaburu-Doméjean (porte-parole des VERTS de l'Isère),
* Renée-Alice Poussard (Conseillère régionale Verte en Rhône Alpes, et riveraine du Lac d'ANNECY
* Hugues Thiébault (Président de Mountain WildernessFrance)''

27 décembre 2008

*** FISCALITE VERTE : les mesures actuelles de fiscalité verte sont des mesurettes...

FISCALITE VERTE : Toutes les mesures actuelles de fiscalité verte sont des mesurettes, mais pas des mesures de fond !

Point de vue d'Hélène BLANCHARD,

Vice-Présidente de la Région Rhône-Alpes, en charge de l'Environnement et de la Prévention des risques.- Interwiev Actu-Environnement.com - le 17/12/2008

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A l'heure où se discute au Sénat la loi de Finances 2009, Actu-Environnement pose la question de l'efficacité de la fiscalité verte comme moyen d'un développement économicosocial plus respectueux de l'environnement.

Actu-Environnement : Bonus-malus, prêt à taux zéro, crédits d'impôts, subventions… Autant de mesures de fiscalité verte adoptées pour inciter tout un chacun à agir en faveur de l'environnement. Ont elles l'effet escompté ?

Hélène Blanchard : "D'une façon générale, je suis très dubitative. A l'origine, la fiscalité verte a pour vocation d'inciter les entreprises et toutes les organisations qui émettent des substances polluantes à faire des efforts. Or, cette fiscalité n'a pas forcément les ambitions qu'elle s'était fixée : elle est indolore pour ces organisations. La Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP), par exemple, était au départ dédiée à un fond spécial qui alimentait les caisses de la sécurité sociale. Aujourd'hui, elle est devenue une recette budgétaire et sert de fait à équilibrer le budget général. Non seulement elle n'a plus d'effet sur l'action polluante, mais en plus, on ne peut plus la supprimer".
"Le bonus-malus automobile était une mesure courageuse de l'ancien ministre en charge de l'écologie, Serge Lepeltier. Aujourd'hui, le bonus-malus est devenu un argument commercial, comme la prime à la casse relancée récemment. Il est compris dans le prix de vente des voitures neuves. Les constructeurs automobiles en font un argument publicitaire. Et les premiers à en bénéficier, ce sont leurs collaborateurs qui revendent les voitures au bout de six mois"

"La fiscalité verte devient recette budgétaire, alors qu'elle n'est pas une fin en soit. Le drame, c'est quand cette recette fiscale environnementale va dans une caisse qui alimente une activité qui est elle même polluante... Il faut regarder le bilan coût/avantage global de chaque mesure. Sans quoi, il y a perversion du système."

AE : La fiscalité verte permet-elle un développement socio-économique équitable de la protection de l'environnement ?

H B : "Le PTZ Prêt à Taux Zéro, pour équiper l'habitat , a été institué juillet 2007, en faveur des faibles revenus"(..) "Les subventions de le PTZ sont dédiés à tous les revenus et payés APR7S COÜTS...N'en disposent que ceux qui n'ont pas de difficulté à avancer les frais d'investissement"...

AE : Le Grenelle de l'environnement a-t-il contribué à améliorer l'efficacité de ces mesures ?

H B : "Durant le Grenelle, l'aspect « obligation » m'a laissée très dubitative aussi... Qui paye ? Souvent, c'est le consommateur. Il paye pour la collecte et le traitement des D3E, l'amélioration de la performance énergétique de l'habitat, l'accès à une électricité propre, etc. J'ai parfois peur que ça l'amène à détester l'environnement"…
"La charge doit être partagée : il faut que les producteurs mettent sur le marché des produits qui permettent au consommateur de choisir. Et que si celui-ci choisit un produit polluant, il paye. Or aujourd'hui, en tant que ménagère et mère de famille, je constate qu'il y a parfois une différence de prix du simple au double entre un produit de base et son équivalent écoconçu ou biologique. Il nous faut jouer sur les prix et travailler à la source".
"L'éducation à l'environnement ne suffit pas à changer le comportement dans la consommation". C'est à nous, pouvoirs publics, d'aider les gens à œuvrer vers plus de protection de l'environnement. Après quoi l'autre, consommateur et producteur, pourra payer. C'est dans cette logique que le Conseil Régional de Rhône-Alpes aide les entreprises implantées sur son territoire à mettre sur le marché des produits écoconçus."

AE : La compensation carbone, est-ce un outil de fiscalité verte envisageable ?

H B : "La logique n'est pas de dire : j'ai le droit de polluer parce que je compense, mais d'abord de tout faire pour éviter de polluer. Et ensuite, s'il y a une utilité sociale à cela, OUI on compense.Mais il y a deux ans, la région Rhône-Alpes a voulu se positionner sur le protocole de Kyoto, en effectuant un bilan carbone sur des projets diffus. Tout ce qu'on gagnait, on voulait le vendre sur le marché Carbone mis en place par la Caisse des dépôts et Consignation, pour faire comprendre que ce bien appartenait aux citoyens et leur permettre de participer directement à la lutte contre le changement climatique."''
"La campagne médiatique d'EDF pour inciter à changer ses ampoules par des ampoules basse consommation, ça en fait partie. Nous avons beaucoup travaillé sur ce projet, propositions statistiques et consolidations à l'appui, avec le Meeddat, la région de Barcelone et des Länder en Allemagne qui sont eux-mêmes dans cette démarche...Finalement, il y a six mois, en plein Grenelle de l'environnement, l'Etat nous a dit non ! car nous allions entrer en concurrence avec les certificats blancs(d'économie d'énergie) délivrés par l'ADEME... Sur le plan financier, pourtant, ça n'enlevait rien à cet outil… Pour moi, ce fut un échec."

"Là, nous étions vraiment dans de l'action concrète. Les campagnes médiatiques des grands groupes en faveur de la protection de l'environnement, c'est pas ça qui va faire avancer les choses !''

Propos recueillis par Camille Saïsset

30 octobre 2008

*** Santé Environnement : PESTICIDES "ROUND' UP" et MONSANTO : 15 000 euros d'amende

PESTICIDE "ROUND' UP" MONSANTO ! 2 fois 15 000 euros d'amende...

Source : AFP 29/10/2008 | Mise à jour : 15:22
Blanchard H. Le géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde, devra finalement acquitter une amende de 15.000 euros, a décidé aujourd'hui la cour d'appel de Lyon.

La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l'avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'encontre de l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).

L'ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l' herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".

Le second prévenu, à l'époque président du conseil d'administration de Scotts France, basé à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, a également vu la confirmation de sa condamnation à 15.000 euros.

Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès. Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, selon Eau et rivières de Bretagne.
LIre aussi ci-après un commentaire ci-après (provenance de "Eau et Rivières de Bretagne")

16 juin 2008

*** Santé Environnement et EUROPE : OGM : LES MOIS QUI VIENNENT SERONT DETERMINANTS ....à BRUXELLES

DECRYPTER LES DISCOURS :

Rappelons qu'en Pays de Savoie(s)  la disparité entre les propos tenus et les votes effectués en première puis en seconde lecture par nos élus (que des hommes ! vous l'aurez noté - vive la  parité ! - ) a de quoi  interroger...

Le texte voté souscrit en effet aux demandes des semenciers qui veulent rendre les OGM irréversibles, tout en limitant les moyens de contrôle et la responsabilité des producteurs en cas de contamination. En paroles, tous déclarent représenter les intérêts d'une majorité de la population qui aspire et l'a manifesté, à une agriculture de qualité, et à la fiabilité des labels BIO et autres AOC dont nos 2 départements sont fiers...

ET POURTANT, POUR MEMOIRE : si plusieurs d'entre eux se sont déclarés perplexes ou embarrés, peu d'entre eux ont eu le VRAI COURAGE d'OSER leurprudente et intime conviction ! __
En séance du 20 mai 2008, Votants 533 (dont 316 UMP ! (dont bernard ACCOYER, Président de l'Assemblée seul NON VOTANT ???) et sur 510 exprimés, le projet de loi a été adopté par 289 POUR (dont 273 UMP), et parmi les 19 ABSTENTIONS UMP, dominique DORD, Hervé GAYMARD et martial SADDIER ...
__ et 221 CONTRE...dont 11 UMP cohérents parmi lesquels, ça mérite d'être souligné, le haut savoyard lionel TARDY...et bien sûr les verts Dessessard, VOYNET et BLANDIN, ou encore les robert HUE et jack RALITE...
Et en séance da 22mai 2OO8 au Sénat , adoption des conclusions par : 225 exprimés sur 238 votants, et 183 POUR dont, sans surprise Jean Paul AMOUDRY, Pierre FERISSON, Jean, Claude CARLE, et Jean Pierre VIAL et 42 CONTRE ou autres "Ne Peux Pas Voter"__ (qui au bout du compte laissent régner les POUR...(dont thierry REPENTIN mais aussi gérard COLLOMB; Christiane demontes, jean luc Mélanchon ...)

Tout ceci en dit long sur les niveaux d'information...et /ou la liberté de penser et s'exprimer en son âme et conscience dans une assemblée. Voire celle de se réclamer du "principe de précaution"prôné au Grenelle et ce, au plus haut niveau de l'Etat français par qui vous savez...

Ainsi, les abstentionistes portent-ils devant les générations présentes et futures et - faute de s'être prononcés clairement - la responsabilité d'avoir permis à une majorité des plus discutables. Et ce, face au mépris affiché par le Président de l'Assemblée pour une fronde UMP pourtant fondée...Lequel n'aura su ni l'estimer, ni la prévenir , ni la gérer convenablement...de même que les avis exprimés par la Haute Autorité de préfiguration (sitôt qualifiés de "procès en Hérésie"par le Dr ACCOYER, ce qui décrédibilise celle-ci, elle même traitée de "comité nommé avec peut être un peu de précipitation".

Du fait que, l'existence même de cet avis, implique que la loi doive garantir effectivement la liberté de produire et consommer sans OGM sachant que la HAUTE AUTORITE définitive, devra intégrer des membres "SANS AUCUN LIEN DIRECT ou INDIRECT AVEC des INTERETS OGM" ainsi que l'a déclaré... son propre président. RAP

11 mai 2008

*** PCB et Lac d'ANNECY: Installation d'une CLIS Commission locale de SURVEILLANCE SANITAIRE et d'INFORMATION

''Ce Vendredi 9 mai à 16 heures 30...(entre 8 mai férié et lundi de Pentecôte)...le Préfet de Haute Savoie a de nouveau * fait preuve de réactivité responsable pour "installer"sans plus attrendre (c'est une bonne chose !) une instance d'observation, de surveillance et d'information réclamée avec force, partout où les PCB ont été détectés, voire au delà...

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''cf page 2 du présent BLOG RAP "Une ONG donne l' exemple, des lyonnais font tester leur contamination aux PCB"''

Un bref rappel de situation ** a été fait à la trentaine de participants et représentants d'élus divers, du syndicat du lac d'annecy (Sila), de la Commission Internationnale pour la Protection des Eaux du léman (CIpel), des pêcheurs amateurs et/ou professionnels, des associations de protection de l'environnement et de certains... autres usagers du lac d'Annecy. L' information a porté sur le nouveau protocole validé AFSSA ((Agence Française de Sécurité sanitaire des Aliments "certifiée indépendante"...promis juré ! ) et fixant modalités et critères d'un second prélèvement effectué avril 2008 suite aux premiers résultats datés du 28 mars 2008....

Soit un échantillonage plus conséquent, géographiquement mieux localisé en 6 points différents sur "grand " et ""petit lac"(les précédents l'ayant été seulement sur le grand) et plus sérié par espèce et par âge...Au total : 15 OMBLES, 10 Corégones (féra), 10 brochets,10 perches, 10 truites et... 6 ou 8 écrevisses pour faire bon poids ! le tout financé Sila à hauteur de 25000 euros...

''Ont été évoquées aussi, les spécificités du Léman, la non soumission de la Suisse aux réglementations communautaires et les relations internationnales à néanmoins coordonner à ce sujet.

J'ai pour ma part insisté sur la nécessité de cartographier les sources polluantes passées et/ou présentes du bassin annécien, en débloquant rapidement les moyens nécessaires...pour donner suite aux investigations locales amorcées par les pêcheurs à la traîne";sans s'abriter trop vite derrière les prétendus "inévitables bruits de fond" liés aux activités industrielles entre autre...
'

RAP
Conseillère déléguée à Commission régionale "Environnement" ( dont politiques de l'EAU)
Et commission "Santé " avec coordination d'une groupe de travail Santé Environnement
Ainsi que présidente du Conseil des Rivages des Lacs Section Rhône Méditerranée

* Le Préfet BILAUD s'est réclamé du "principe de précaution" et de son souci de transparence en "communication partagée" en simultané par tous, pour un accès rapide aux résultats des analyses. Acceptons-en l'augure ! car plus que des propos trop optimistes ou trop lénifiants...ceci contribuera à renseigner pour les gérer au mieux, des inquiétudes somme toute légitimes et pas forcément infondées... Un arrêté préfectoral a interdit la consommation et la commercialisation des OMBLES, en date du 2 avril 2008
**avec le concours d'Hélène LAVIGNAC, directrice départementale des services vétérinaires