Assemblée plénière des 2, 3 et 4 décembre 2009 :
Intervention (très écoutée) de Gérard LERAS Président du GROUPE des VERTS,
qui s'est méthodiquement employé à ... RENDRE à CESAR...tous AZIMUTS, en
matière de capacités à gérer les budgets...
Nous subissons depuis 2002 le pouvoir d’une droite active. Et sous
le règne de Sarkozy cela ne fait qu’empirer. : avec le bouclier fiscal,
avec le soutien non réellement conditionné aux banques, le Gouvernement
multiplie les cadeaux aux amis, creuse les inégalités sociales, fuit en avant
dans des dettes non productives.
Un seul exemple : un Plan de Relance destiné à créer de l’emploi
dans les Travaux Publics et contradictoirement, un an après, un secteur des
Travaux Publics en perdition... Alors qu’il y aurait tant à faire pour la
maîtrise énergétique dans les logements ou pour les infrastructures de
transports publics !
Quelles sont les réalités ?
- une Cour des Comptes qui ne sait pas que de plus en plus de gens
ne peuvent plus payer des déplacements en voiture pour aller travailler. Qui ne
sait pas non plus qu’un bus pris dans des bouchons est immobilisé quand les
rails restent libres.
- Un déshabillage financier des Régions que l’on voue à
l’impuissance :
- a part de la TIPP que les Régions peuvent fixer rapporte 2 centimes
au litre ; et la TIPP elle-même est une recette schizophrène : la
consommation de pétrole doit diminuer et on lui confie le soin de générer des
recettes.
- Le Gouvernement a plafonné la taxe professionnelle –un point de TP
rapporte aujourd’hui 60% de ce qu’il rapportait en début de mandature– avant de
la remplacer par une contribution d’Etat dont il aura totalement la
maîtrise.
Au total, le pouvoir veut placer les Régions sur un régime unique de
contribution et leur supprimer toutes marges de manœuvre. Et tout cela sur fond
de réforme institutionnelle qui, si elle aboutit, marquera une régression
française considérable à mettre en rapport et en contradiction avec les
évolutions décentralisatrices qui aujourd’hui, partout en Europe, font avancer
la démocratie.
Pour résister, il faut :
1- empêcher Sarkozy et ses amis de prendre les Régions. C’est bien
de voter Un budget aujourd’hui, c’est encore mieux de permettre demain à des
majorités écologistes et de gauche de les faire vivre. Les prochaines élections
régionales seront déterminantes .
2- une véritable Association des Régions de France, capable d’élaborer
des alternatives à la politique gouvernementale, de les faire connaître, et
mobiliser. Soit le contraire de la passivité que nous connaissons depuis six
ans. Les prochaines élections régionales seront
déterminantes.
Pour l’emploi, l’écologie :
Les discours répétés sur la sortie de crises sont indécents,
particulièrement en Rhône-Alpes. Nous avons le triste privilège d’être la
première région de France… pour les défaillances d’entreprises et d’être placés
parmi les premiers… pour la perte d’emplois. L’industrie régionale est
particulièrement vulnérable : elle est très largement une industrie de
sous-traitance soumise à la volonté des donneurs d’ordre, ses pôles modernistes
ont sur leur tête une terrible épée : ça commence par un D, ce n’est pas
Damoclès, c’est la délocalisation. Pour nombre d’entreprises, l’exportation est
un élément constitutif majeur du chiffre d’affaires, alors même que la nouvelle
division internationale du travail s’y oppose.
Dans la prochaine mandature :
la Région devra utiliser son énergie et la situation de coordinateur
des collectivités territoriales pour l’économie et l’aménagement du territoire.
Le but : étudier toutes les possibilités de reconversion et de
relocalisation et contribuer à leur mise en œuvre.
Dans cette optique, la formation des chômeurs à temps plein ou à temps
partiel, l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle, sont bien sûr des
tâches centrales. Les moyens mis à disposition des CTEF dans le projet de
budget sont nettement insuffisants, d’où l’amendement que nous défendrons
ultérieurement.
Dès aujourd’hui, les CTEF doivent prendre enfin leur mission à bras le
corps. Ils doivent préparer les emplois de la reconversion.
Les prochaines élections régionales seront déterminantes.
Pour l’agriculture, et l'écologie :
- Entre les premières propositions de l’Exécutif en début d’automne
et le projet de budget pour l’agriculture soumis aujourd’hui à notre Assemblée,
il y a une belle victoire verte
- le budget de l’agriculture fait enfin du rattrapage comme nous
l’avions demandé
- un nouveau CROF pour la bio nous sera proposé
prochainement
- le soutien aux territoires pour relocaliser l’économie laitière est
acquis, nous l’avons fait voter à l’Assemblée Plénière
précédente
- la politique de soutien à l’autonomie alimentaire des élevages, que
nous avons portée, est dotée des premiers moyens
nécessaires.
L’autonomie de l’élevage rhônalpin passant globalement par
la mise en place de cultures protéiques, notamment de soja, nous
défendrons un amendement en ce sens.
Pour que tout cela soit pérennisé, renforcé, efficace, les prochaines
élections régionales seront déterminantes.
Pour une politique régionale de l’énergie, l’écologie
Dans les lycées, notre compétence, –et ce ne fut pas
sans mal– nous avons fini par obtenir un début d’action pour la maîtrise
de la consommation énergétique. Dans les logements collectifs, hors compétence,
nous agissons aussi.
Mais dans le domaine des énergies renouvelables, quelle
passivité ! Rien de conséquent entrepris pour la méthanisation, peu de
choses pour le solaire, une grande prudence pour l’éolien.
-la sortie du nucléaire
Pourtant la reconversion des sources d’énergie, la
fin du pétrole bon marché, l-la sortie du nucléaire_est au
cœur du projet de société qu’une institution régionale responsable, pour le
présent et pour le futur, doit porter.
Nous avons demandé et redemandé patiemment depuis le début de la mandature
la création d’une Société d’Economie Mixte apte à mobiliser les collectivités
territoriales et l’épargne citoyenne pour investir dans les énergies
renouvelables. Le projet de SEM est enfin à l’étude. Notre amendement vise à
officialiser aujourd’hui, tard mais quand même dans la mandature –même si c’est
limite– l’engagement régional.
Là n’est pas le but principal, mais certains investissements pour la production
d’énergie, dans notre patrimoine régional, peuvent contribuer à réduire nos
dépenses voire à générer quelques recettes utiles dans le contexte
d’étranglement financier perpétré par le Gouvernement.
Intervention sur l’équilibre budgétaire
Je reviendrai sur deux faits avant de donner la position
du groupe des Verts
:- Tout d’abord sur l’attitude de la droite pendant cette session
budgétaire, laquelle montre deux contradictions La première
etantl’incapacité gouvernementale à gérer la dette publique et
sa capacité à creuser les inégalités, +La seconde étant
le feu des critiques à l’encontre d’une région, qui tout bien considéré a bien
géré les deniers publics.++
Cette contradiction n’est pas compréhensible pour les lecteurs de la presse
lamda
.-Ensuite, et en réponse à Jean-François Debat, rapporteur au
budget, on ne peut pas faire comme si la politique régionale était un fait
monolithique d’un groupe ou au contraire un fait unanime d’une majorité. M.
Debat a reproché au groupe des Verts de se mettre en avant. Je rappellerai que
la communication institutionnelle de la Région n’est pas la communication du
groupe socialement... mais il faut reconnaître qu’elle est phénoménalement
personnalisée.
Il ne s’agit pas d’une communication collective mais elle est en
permanence personnalisée ! Or Jean-Jack Queyranne est le candidat
régional pour le Parti Socialiste. Il en bénéficie donc. Nous
faisons donc nous aussi le nécessaire pour nous
exprimer.
- Les Verts ont remporté des victoires et cela ne s’est pas fait sans mal,
en voici, quelques exemples :
- Lors du Budget Primitif 2005, nous avons arraché le vote d’un
amendement pour la création d’un soutien régional aux repas bio dans les
cantines des lycées.
Aujourd’hui, cette action est appréciée par tous y compris les
Conseillers régionaux socialistes !
Même constat pour les modes doux, l’économie des fluides et économies
d’énergie dans les lycées.
Plus récemment, le 2 octobre 2008, pour la mise en
place d’un plan de soutien à l'Economie : cette idée a été rejetée
par tous les groupes car considérée comme trop précoce. Après deux mois et demi
de travail, ce plan a été présenté dans le cadre du Budget Primitif
..
Nous ne regrettons pas ce travail de propositions, ni nos batailles, ni nos
victoires, nous ne regrettons pas non plus que nos propositions aient été
reprises.
Ainsi pour le Budget Primitif 2010 :
-le travail du groupe des Verts sur le budget agriculture,
pas pour le principe d’augmenter cette ligne mais pour permettre une
évolution vers l’autonomie et la reconversion : les 2,8M€
supplémentaires seront utilement employés.
-dernier exemple, lors de la présentation du budget de la
formation en baisse par rapport à 2009 :en accord avec le PC et le PGA,
nous avons corrigé le tir en particulier concernant les apprentis et
le fonctionnement des CTEF. Cela permettra de répondre à trois
besoins absents du budget initial soit :
·au moins égaler le budget 2009
·aller au-delà pour faire face aux nouveaux besoins
·donner aux CTEF, de fonctionner avec les crédits
nécessaires.
Et quand une proposition est votée par tous, c’est la victoire de tous mais
les propositions initiales finalement adoptées sont des victoires qui
appartiennent aux initiateurs...
RAP





En l'absence de Monsieur
Thierry PHILIP, Vice président délégué à la Santé et aux Sports, c'est Monsieur
Bernard Soulage 1er Vice Président de la région et délégué au TRANSPORTS, qui
répond que sans préjuger des candidatures rhônalpines de Grenoble et Annecy, la
région s'est en effet a engagé à un soutien dont elle attendrait EN CONTRE
PARTIE... des retombées significatives, notamment en terme de logements sociaux
voire d'accélération de mise en oeuvre... de projets tels que "le LYON TURIN",
inscrit en Contrats de Projets et donc à co-financer à hauteurs respectivement
annoncées par l'Etat...comme par la Région.