Ce billet vous est proposé par des adeptes de la randonnée alpine à ski,
outrés par, je cite .."le coup de force médiatique asséné par la ville d’Annecy
pour l’organisation des jeux Olympiques"...
Et voici la 1ére parie d'un texte reçu de Gégé (et Sarah !)
:
"...Cà m’a fait réagir sur de nombreux points. Afin d’alerter mes amis
et plus largement la population, j’ai donc souhaité m’impliquer aux cotés des
opposants à ce projet, qui promet d’ores et déjà de s’inscrire, tout comme les
précédents jeux, dans l’excès et la démesure".

" Travaillant la journée, j'ai quelques scrupules à abandonner les
cammarades qui s'activent depuis le début de la semaine à distribuer des
tracts, sur les marchés et les places. J'ai donc souhaité afficher HAUT et FORT
mon OPPOSITION aux JO tout en vivant ma passion du ski de randonnée durant les
Week-ends"''
"Nous nous rendons en voiture avec ma compagne Sarah, en direction de
la COMBE de la BIONNIERE, dans les ARAVIS. Sur la route, il me revient à
l’esprit que les loisirs de montagne son parmi les plus polluants de toutes les
activités récréatives … et oui, il est difficile de changer d’horizon sans
avoir à parcourir les grand sillons routiers, qui suivent les vallées somme
toute relativement encaissées de notre région"
"A Comburce, à quelques Kilomètres du magnifique village de
MANIGOD, je relève que le petit parking se remplit rapidement. Les
activités liées à la Montagne telles que la raquette ou le ski de randonnée,
paraissent de plus en plus en vogue dans notre région".
"Est-ce là un signe du désintérêt croissant d’une partie de la
population locale, pour les stations mécanisées, la fréquentation de ce petit
bout de parking semble en attester".
La montée à ski s’écoule tranquillement sur la route Jeepable montant aux
alpages, lorsque nous apercevons, nous rattrapant, un couple d’amis et une
troisième personne. Visiblement, ils n’ont pu résister, tout comme nous, à
l’attrait de la montagne.
La conversation s’anime rapidement autour de la volonté d’Annecy de vouloir
organiser les JO en 2018. La première réaction de mes compagnons du jour, est
bien sûr celle de tout citoyen lambda, ayant été bercé par la douce publicité
faite par la ville d’Annecy pour promouvoir l’événement : « Et bien
c’est chouette et puis ça va créer de l’emploi ...».
Tout en avançant vers notre destination finale au sommet de Blonnière, je
m’applique à argumenter CONTRE les avantages liés à l’obtention des JO, tels
que l’on essaie de nous les présenter :
Tout y passe, le réchauffement climatique et ses conséquences sur notre
pratique, les canons à neige, le développement à marche forcée des stations de
ski, les infrastructures routières pour y mener, le dopage dans le milieu
professionnel de haut niveau."
Doucettement, je constate que mon argumentation porte ces fruits,
particulièrement lorsque j’évoque le coût de réalisation et d’entretien de la
pistes de Bobsleigh ou les tremplins à ski des Confins à La
Clusaz.
Là, je sens que je fais mouche à l’évocation de ce haut lieu du ski de
randonnée, où s’aligne une magnifique succession de combes encore préservées de
la mécanisation, mais malgré tout prise d’assaut chaque hiver par les
randonneurs.
Le sommet est en vue, et j’aborde enfin le volet de l’emploi
: Effectivement, cela offrira du travail … surtout dans le
secteur de la construction qui s’emploiera à bétonner, goudronner un peu plus
les étroites vallées alpines. Mais ces emplois seront
nécessairement précaires, le temps de monter les infrastructures...pas
plus ! En outre, , le logement subira en même temps une flambée des prix à
l’approche de l’événement, mais il y aurait long à dire ici, et çà fera entre
autre l'objet de mon procahain billet...
On nous parle de création de logements destinés aux populations ne trouvant
plus leur place dans ces stations hors de prix. Ceci repoussera un peu
plus loin dans la vallée les plus précarisés, aggravant ainsi encore plus la
problématique liée au transport. Je n’aborde pas encore là, la
difficulté de logement qu’affrontent les saisonnier des stations de sports
d’hiver, qui sont exploités par ceux là même qui ont le plus d’intérêts à
promouvoir la candidature aux JO.
Emporté par l’enthousiasme sur ce sujet, le dernier mur menant au sommet est
quasiment avalé, j’entends la haut que le débat est d’ores et déjà entamé,
visiblement nous allons arriver en terrain conquis. Etonnement, les trois
personnes déjà au sommet on l’air d’être contre la tenue des JO. Le temps de
retirer les peaux des skis, l’excitation est un peu retombée. On est maintenant
rejoins au sommet par trois skieurs Alpinistes s’entraînant pour la TSF du
week-end prochain. Malgré l’esprit de compétition qui les anime, je suis fort
surpris de constater que l’un d’entre eux est résolument contre JO, les deux
autres n’ayant pas d’avis tranché sur le sujet.
Il est
maintenant temps de déployer la Banderole contre les JO...Mais comment
s’installer sur un sommet exigu, tout en ayant assez de recul pour faire une
bonne photo : pas évident, mais moyennant quelques contorsions au sommet,
l’image est dans la boite.
Je remercie d’ailleurs ma photographe du jour, qui avant de se prononcer
sur le sujet, souhaite connaître les arguments des pro-JO. Je m’attends à ce
qu’elle reste sur sa faim, l’argumentation n’étant pas le point fort des
inconditionnels de l’événement.
Avant de rechausser les skis, je propose à deux gars de la
vallée de l’Arve de se faire photographier avec la banderole, chose qu’ils
acceptent avec beaucoup d’enthousiasme. On trouve donc aisément ici aussi, des
personnes prêtes à clamer haut et fort leurs opposition aux JO. Merci encore à
Dédé et Nan Nan pour leur soutien.
Il est maintenant temps de redescendre vers la vallée, mais une chose est
sûre : cette banderole sera déployée durant cette longue saison de
ski-rando sur de nombreux sommets des Alpes.
RAP