Le blog de Renée Alice POUSSARD, Conseillère régionale VERTE

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BRANLEBAS de COMBAT !

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25 novembre 2009

*** MOBILISATION pour une "GRANDE CAUSE" CONTRE l'expulsion programmée des FEMMES boutées HORS GESTION des Territoires'en 2014 !

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Le film "La Domination masculine" sort demain en salle (UGC) et vous êtes, nous sommes toutes et tous invité(e)s à courrir le voir, et courrir aussi POUR "UNE GRANDE CAUSE " et CONTRE une discrimination millénaire...

La cause en question est certes plus que jamais d'actualité ! à l'heure où virilistes et féministes promettent de s'affronter à nouveau vigoureusement parce que des hommes politiques avides de pouvoir ou peu enclins à le partager ... revisitent les modes d'élection et proposent de remanier sans états d'âme aucun, certains modes de scrutin, pour remettre en question les exigences de parité. en matière de vie publique sinon privée...

C’est un film formidable… (me dit-on...) en ajoutant : "Et le réalisateur l'est aussi !"!

Celui-ci a en effet accompagné les 25 associations regroupées au sein d'un Collectif pour la « Grande cause » contre les violences faites aux femmes (pour 2010), laquelle qui devrait être proclamée demain par le 1er Ministre ! avec lancement d'un manifeste des hommes qui s’affirment féministes et contre les violences faites aux femmes.
AUX FEMMES auxquelles pourtant De Gaulle accordait enfin le droit de regard sur une société dont elles représentent une bonne moitié ....et donc aussi le DROIT de VOTE pour l'organiser équitablement ...il y a de celà à peine plus de cinquente ans !!!

Bien que dans sa grande mansuétude, le concile de Trente réuni par PAUL III en 1542...(à la demande de Charles QUINT inquiet de la montée du protestantisme et de diverses revendications...) nous ait pour sa part reconnues détentrices d'une âme ! avec beaucoup de réticences certes : une seule voix d'écart ! enregistrée entre les POUR et les CONTRE, c'est tout dire..

On revient de loin, Mesdames !!!!

RAP
N.B. : la bande annonce peut être vue sur le site
http://www.ladominationmasculine.net/home.html

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Et pour parler clair, voici les CHIFFRES communiqués par le Collectif "Les « EgalEs » à l'appui d'un communiqué intitulé : "2014: EXPULSION programmée ! des femmes, des INSTANCES de GESTION des Territoires':

En FRANCE, dans LES REGIONS : les élections de 2004 ont permis (et pour 4 ans ans encore) à 47,6% de femmes (soit 895 femmes sur 1880 conseillers régionaux, de siéger grâce au scrutin de liste paritaire) .

En revanche, lors des dernières élections de 2004 et 2008, le mode de scrutin uninominal, non astreint à la parité, qui régit les Cantonales, n’a permis d’élire dans les 4019 cantons de France (hors Paris) que 12,3 % de femmes (soit 493 conseillères générales), faisant la preuve de son incapacité à mettre en œuvre les objectifs paritaires de l’article 1er de la Constitution.

AINSI : sur un total de 5899 conseillers généraux et régionaux , tous partis confondus, il y a 1388 femmes pour 4511 hommes, soit 23,5 % de femmes.

Or, le projet de loi n° 61 (2009-2010) relatif à l’élection des Conseillers Territoriaux, prévoit de ramener leur nombre total à 3000. Mais en réduisant également à la portion congrue la place du scrutin de liste, il porte un coup terrible à l’objectif de parité prévu par notre Constitution
Le nouveau mode de scrutin propose en effet que 80% des conseiller-e-s territoriaux-ales soient élu-e-s au scrutin uninominal à un tour dans le cadre des cantons (soit 2400 élu-e-s), et 20% sur des listes paritaires départementales (soit 600 élu-e-s), selon une organisation de report des voix parfaitement incompréhensible pour l’électrice ou l’électeur, fût-il des plus avertis.

Si l’on projette les résultats des dernières élections régionales et cantonales sur ce dispositif (cf.1er §), on peut donc raisonnablement prévoir qu’il y aura, sur l’ensemble des conseiller-e-s territoriaux-ales élu-e-s en 2014 :

- 9,5% de femmes élues (pour 10,5% d’hommes) au scrutin de liste,
- 10,1% de femmes élues (et 69,9% d’hommes) au scrutin uninominal à 1 tour,

Soit au total, 19,6% de femmes pour 80,4% d’hommes.
On peut poser, pour 3000 conseillers territoriaux attendus, la projection chiffrée suivante: 588 femmes conseillères territoriales (contre 1388 aujourd’hui) dont 285 élues sur liste et 303 élues au scrutin uninominal, pour 2412 hommes (contre 4511 aujourd’hui).

Les projection F-H aux élections territoriales de 2014, selon le mode de scrutin et COPARARIF entre

Scrutin de liste AVEC contrainte PARITAIRE et Scrutin uninominal SANS contrainte PARITAIRE font apparaître que dans le processus de fusion des Régions et des Départements, et de réduction du nombre des Conseillers Territoriaux, les femmes, qui verront leur effectif diminuer de – 57,6% (contre - 46,5% pour les hommes), sont les grandes perdantes....

Projection de la répartition F/H du nombre de sièges perdus entre 2004 et 2014
Nombre de siègesavant 2014& Après 2014 Nombre de sièges & Pourcentage réduction
Femmes 1388 & 588 - 800 & - 57,6%
Hommers 4511 & 2412 - 2099 & - 46,5%

Ce projet de loi, au lieu de « favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives», organise tranquillement et obscurément leur recul.
On rappellera à cette occasion les recommandations de l’Union Européenne qui considère « le seuil de 30% comme la condition minimale pour que les femmes exercent une influence appropriée afin que l’élaboration des politiques reflète les valeurs sociales économiques et culturelles de l’ensemble de la société. ». Concernant les futures assemblées territoriales, les femmes, mises en minorité, ne seront en mesure d’exercer aucune influence.

RAP

*** Le 8 MARS 2010 à ANNECY : l'égalité entre les FEMMES et les HOMMES en POLITIQUE...

QUID de l'égalité entre LES FEMMES et les HOMMES en politique et dans LA VIE LOCALE... en date du 8 mars 2010 ?

RAP

La "journée de la femme" officiellement instaurée le 8 mars aura-t'elle fait avancer le "chmilblik"... des diverses discriminations qui la marginalise encore dans bien des domaines ?

Telle seront, en tout cas, les réponses apportées et la question posée, ce LUNDI 8 MARS à 19 heures 30, Salle YVETTE MARTINET (avenue des Isles à Annecy) dans le cadre de la campagne pour les régionales menée sur tous les fronts par Europe Ecologie, par deux conseillers régionaux Verts toujours en fonction à Charbonnières..
A savoir... Cécile VIALLON et Alain Coulombel vous convient à vous exprimer vous aussi en leur compagnie,

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à partir de LA CHARTE EUROPEENNE pour l'Egalité des Femmes et des HOMMES signée en mai 2008 par la région Rhône Alpes, à l'instigation du groupe des conseillers Verts ...
Cette initiative a t-elle été suivie d'effets ou non ?
Telle est en tout cas la réflexion concrète à laquelle ils se proposent l'un et l'autre de répondre très honnêtement... La discussion devrait être très animée...

RAP

04 octobre 2009

*** PROLONGATION ou ARRÊT des réacteurs NUCLEAIRES : la question est posée !

Manifestation anti-nucléaire à Colmar : plus de 10 000 manifestants ! Mais la police perturbe gravement le rassemblement...

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Philippe BROUSSE au nom des opposants nous fait tenir - en date du 3 octobre 2009 - le texte de compte rendu et les détails suivants :

"Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville... Néanmoins avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est très réussie, pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France.

Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc"…

Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force "les manoeuvres injustifiables des autorités":

..."à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville ***et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses. Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique" :

"Une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui ont tenté de porter tort à la démocratie."

Il dénonce également les coûts de prolongation des réacteurs, soit "20 milliards d'euros… et toujours pas de débat public !"!

"Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène en effet à un total de plus de 20 milliards d'euros".

"Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose donc la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ?
Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables... En conséquence, le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.

Nota bene :

Les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses et le risque nucléaire est plus élevé que jamais. Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.

Contact : 06.64.100.333,

Pour lire les commentaires de Philippe BROUSSE, Directeur de "Sortir du nucléaire", qui nous précise que le réseau des opposants fédère 40 associations...et reprend leurs arguments déterminants***...

CLIQUER sur 3 commentaires ci après :

01 juin 2009

I*** l FAUT SAUVER LE (valeureux) SOLDAT... DE JONG ! Carmen de son prénom...

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Carmen de Jong, grande et très belle femme de 42 ans, est géographe, directrice scientifique (recherche) à l'INSTITUT de la MONTAGNE de l'Université des PAYS de SAVOIE jusqu'ici basé à CHAMBERY.

Elle exposait il y a quelques mois à peine à ANNECY, le PROGRAMME EUROPEEN "SCARCE WATER", (Pénurie d'eau en MASSIFS ALPINS ) à l'invitation du SILA Syndicat du Lac et devant un très large public rassemblé pour la journée et manifestement très intéressé.

Elle assure aujourd'hui, démontre (et nous convainct...) que l'on cherche à l'y pousser vers la sortie...
Et dénonce des pressions pour lui faire quitter l'université...

Carmen de Jong est pourtant très connue et très écoutée dans le milieu scientifique pour ses prises de position sur la neige de culture et le réchauffement climatique. Mais..."beaucoup moins appréciée chez les exploitants de remontées mécaniques". "Surtout depuis cette rencontre de décembre 2007 à la préfecture sur le changement climatique"...

Mais écoutons plutôt ses propos à ce sujet, au travers d'extraits d'un article paru le 29/05/09 sous la plume de Jacques LELEU, lors d'une entrevue accordée au D.L :

"Pour détendre l'atmosphère, j'ai projeté un dessin humoristique montrant un canon à neige crachant des liasses de billets de 500 €."

Las! le directeur du puissant SNTF (Syndicat national des téléphériques de France) n'a pas du tout apprécié...(il faut dire que le courant n'est jamais passé entre Laurent Reynaud et Carmen de Jong)

"Je n'existe plus."
«Je dérange. Je ne suis pas consensuelle. Je dis franchement que les chercheurs n'ont pas à mentir pour faire plaisir aux élus et aux stations de ski», tranche cette hydrologiste allemande de réputation internationale"'
"Je n'existe plus : on m'a supprimé ma boîte mail. Mon nom a disparu du site internet de l'institut. Mes derniers déplacements n'ont toujours pas été remboursés. Et je viens d'apprendre que l'Unité mixte de service dont j'étais responsable était fermée"...
"Mais je ne vais pas me laisser faire ! Je vais rappeler tous les crédits que j'ai obtenus de l'Europe depuis que je suis arrivée ici... »
...promet-elle tout en comparant sa situation à celle de spécialistes américains du réchauffement climatique qui avaient été réduits au silence sous la présidence de George Bush parce qu'ils étaient jugés trop alarmistes.

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RACCOURCI de Pierre NENNY: CARMEN et la coccinelle en ligne de mire d'un CANON (à NEIGE) !bien sûr.

Alors...Carmen DE JONG victime du lobby des stations ? ***

L'affaire a déjà traversé la Manche. Le Sunday Times s'en empare en expliquant qu'elle serait la victime du lobby des stations***...

L'avenir de l'institut de la montagne sera au cœur du débat prévu en septembre par l'Assemblée des pays de Savoie. Pas simple... Il s'agit d'assurer la légitimité et l'indépendance d'un organisme de recherche sans le couper du monde économique et politique. L'occasion nous sera donc donnée de revenir sur le respect de ses missions tant locales que transalpines...et européennes...Mais aussi d'intégrer la nécessité désormais vitale, de résister courageusement aux pressions qui s'exercent pour le "contrôler"au service de seuls intérêts immédiats sinon particuliers...

RAP

*** Conseillère régionale déléguée à l'Environnement et la Prévention des Riques (dont les politiques de l'EAU...sur lesquelles je reviendrai en BILAN de MANDAT...) je réponds que certainement OUI, et partage totalement cet avis pour les raisons suivantes :

La NEIGE de CULTURE est devenue SUJET TABOU depuis que la candidature d'ANNECY aux J.O. 2018 entraîne l'OBLIGATION d'EQUIPER TOUTES les STATIONS de CANONS à NEIGE ! en regard d'une situation globale de l'enneigement d'ores et déja critique en bien des endroits; ce qui ne va pas aller en s'arrangeant... vu les données enregistrées en propective parfaitement alarmante en matière de CHANGEMENT CLIMATIQUE, en cours...

Le fameux PROJET de D.T.A. (Directive d'Aménagement des Alpes du NORD)...actuellement soumis à concertation, avant enquête publique dont on reparlera très bientôt...s'est lui-même vue "attaqué" avec virulence, et en gros par les mêmes... du seul fait qu'à la lumière des constats et préconisations consignés en "LIVRE BLANC" correspondant, il ose proposer d'encadrer voire limiter l'ouverture de nouvelles stations....

J'invite donc toutes celles et ceux qui me liront à soutenir la rigueur professionnelle de Madame DE JONG en démultipliant largement ces informations...

24 janvier 2009

*** WALTER ... RETOUR EN RESISTANCE !

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Résistances d' HIER et d' AUJOURD'HUI.;;
Un fim de GILLES PERRET, réalisé avec la soutien de la REGION RHÖNE ALPES

Retenez votre soirée

VENDREDI 30 JANVIER à 18 heures, Cinéma LA TURBINE, à Cran -Gevrier

Plus d'information sur <www.walterretourenrésistance.com>

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08 décembre 2008

*** REFORME : FUSION des départements et des régions : Les Présidents des CONSEILS REGIONAUX TOTALEMENT CONTRE !

FUSION des départements et des régions : Les Présidents des CONSEILS REGIONAUX TOTALEMENT CONTRE !

Jean Jack QUEYRANNE Président du Conseil Régional Rhône Alpes __Décembre 2008__

Le congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF) s'est tenu les 4 et 5 décembre à Caen, et en présence de Jacques Pélissard (président de l'Association des Maires de France ) et de Claudy Lebreton (Association des Départements de France), L''intervention d'Alain Marleix secrétaire d’Etat à l’Intérieur, a été «plusieurs fois sifflée» en clôture de congrès, selon le quotidien "Ouest-France" (5/12), a suscité une vive opposition.et ses propos "ont fait bondir plusieurs présidents de conseils régionaux".

Jean JACK QUEYRANNE,
Président de la région Rhône Alpes

''l’Association des régions de France (ARF) a réclamé une «véritable République décentralisée».

Les présidents de conseils régionaux «réaffirment unanimement: leur détermination à défendre le fait etl’institution régionale, leur exigence d’être véritablement associés à tous les travaux et toutes les réflexions concernant une réforme des territoires (Commission BALADUR), leur totale opposition à toute modification du mode de scrutin régional qui apporte stabilité et visibilité à la région, leur combat en faveur d’un acte III de la décentralisation et d’une véritable République décentralisée, et leurs attentes en matière de réforme de la fiscalité locale.''

«Le seul point positif, c'est que l'on va vers la révolte des élus locaux" dira Jacques Auxiette, président (PS) des Pays de Loire : "Le ministre nous a insultés. Le seul message, c'est le charcutage des régions. La logique du pouvoir absolu se confirme.»

Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur a estimé que «l'empilement des niveaux de collectivités et l'enchevêtrement des compétences qui en découlent rendent en effet notre organisation institutionnelle locale souvent difficilement compréhensible pour le citoyen, coûteuse pour le contribuable, et déresponsabilisante pour les élus locaux.»

Le secrétaire d'état a aussi évoqué un «rapprochement des assemblées départementales et régionales afin de permettre un meilleur ancrage territorial de l'ensemble des élus et de leur donner cette assise qui leur manque... (...) et a aussi estimé qu’«évoquer la réforme de la gouvernance des collectivités locales ne doit pas être un sujet tabou.»

«L’avenir des régions et de l’ensemble des collectivités territoriales ne saurait en aucun cas, être pris en otage par des considérations politiques et la volonté de revanche sur le scrutin de 2004 ont rétorqué les présidents de conseils régionaux.

Pour autant, la France a besoin d’un vrai débat sur la clarification des compétences de l’Etat et des collectivités locales.». Un «vrai débat suppose cependant que l’on arrête de mentir aux Français. Les présidents de région n’acceptent pas de lire, presque tous les jours, des mensonges et des approximations sur l’explosion des dépenses des collectivités.»

Se disant tenus à l'écart, comme toutes les associations d’élus, de la composition du «Comité Balladur» chargé de faire des propositions de réforme des institutions territoriales, ils s’opposent aussi «à l’idée d’une suppression des assemblées départementales. »

Ils se disent également «totalement opposés à la création d’une structure fusionnant les régions et les départements, notamment par le biais d’une fusion des mandats de leurs élus, ce qui serait à l’opposé de ce qui se fait dans la très grande majorité des Etats européens.»

Enfin, les présidents de conseils régionaux «rappellent l’urgence d’une réforme de la fiscalité locale dont l’objectif est d'en améliorer la lisibilité pour les contribuables, et de permettre une véritable autonomie financière des collectivités locales.»

RAP
Liens complémentaires : http://www.arf.asso.fr/index.php/actualites/declaration_commune_des_presidents_de_region http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/les_collectivites_locales/interventions/congres-annuel-association-regions/view

*** REFORME : FUSION des REGIONS et des DEPARTEMENTS : EXTRAITS des DECLARATION COMMUNE DES PRESIDENTS DE REGION

FUSION des REGIONS et des DEPARTEMENTS : CLARIFIER les COMPETENCES RESPECTIVES et les MOYENS accordés aux régions, pour leur permettre d'être COMPETITIVES !

RAP

DECLARATION COMMUNE DES PRESIDENTS DE REGION, en date du 04/12/2008S

"A l’heure où l’économie mondiale plonge dans une crise durable, la mobilisation de tous les acteurs publics est indispensable. Chacun, à sa place, selon son rôle et ses capacités, doit travailler à franchir les obstacles que nous rencontrons. Partout en Europe les gouvernements consultent et rencontrent les présidents des collectivités et débattent ensemble des solutions à la crise que nous connaissons. En France, il n’en est rien. Pire, c’est le moment que choisit le gouvernement pour affaiblir un peu plus les collectivités locales, et notamment les Régions. Les collectivités françaises méritent mieux que des rengaines de tribune sur la capacité des Régions et des Départements à s’entendre, ou des idées reçues sur la taille des Régions, pourtant comparables aux Länder allemands, aux Généralités espagnoles et même à la majorité des Etats américains."

Aujourd’hui les Régions, comme les autres collectivités, ont besoin d’un horizon serein, sur la base d’un dialogue total et sans arrières pensées électorales. Alors elles pourront diriger entièrement leur énergie sur leurs métiers : former les femmes et les hommes, organiser les développements, faciliter l’innovation, relier les territoires.

Les Présidents de Région et les élus régionaux, réunis les 4 et 5 décembre à Caen pour le 4ème Congrès de l’ARF, réaffirment unanimement : leur détermination à défendre le fait et l’institution régionale, leur exigence d’être véritablement associés à tous les travaux et toutes les réflexions concernant une réforme des territoires, leur totale opposition à toute modification du mode de scrutin régional qui apporte stabilité et visibilité à la région, leur combat en faveur d’un acte III de la décentralisation et d’une véritable République décentralisée, leurs attentes en matière de réforme de la fiscalité locale.
++ En aucun cas l’avenir des Régions et de l’ensemble des collectivités territoriales ne saurait être pris en otage par des considérations politiques et la volonté de revanche sur le scrutin de 2004. Pour autant, la France a besoin d’un vrai débat sur la clarification des compétences de l’Etat et des collectivités locales.

Un vrai débat suppose cependant que l’on arrête de mentir aux Français. Les présidents de Région n’acceptent pas de lire, presque tous les jours, des mensonges et des approximations sur l’explosion des dépenses des collectivités. L’Etat oublie juste de rappeler que l’augmentation de leurs dépenses s’explique par l’état des services publics qui leur ont été transférés (Lycées, TER, formation sanitaire et sociale, etc…), et par les sollicitations toujours plus nombreuses de l’Etat envers les collectivités pour financer ses propres projets pour lesquels il n’a plus les moyens. Ainsi, les Français doivent savoir que l’Etat demande aux collectivités de financer des infrastructures qui relèvent pourtant des compétences de l’Etat (lignes LGV, universités, etc … ). Dans un contexte de désinformation récurrent, à l’image des récentes déclarations du gouvernement contre les régions d’outre-mer sur la question du prix des carburants, les Présidents de Région réaffirment :

En quelques années, les Régions ont fait la preuve tangible de leur efficacité pour conduire les politiques structurantes en matière d’aménagement du territoire, de transports ferroviaires, d’éducation, de formation, d’innovation, de développement économique et de développement durable dont la France a besoin.

Aujourd’hui, les Régions revendiquent une clarification des compétences, y compris entre l’Etat et les collectivités locales, qui permette enfin qu’en France nous sachions qui fait quoi. C’est un principe de bonne gestion. C’est un principe démocratique. C’est un principe de responsabilité.

Cette clarification doit s’articuler autour de la définition de blocs de compétences claires entre collectivités et avec l’Etat, et chacun doit devenir un véritable chef de file dans ses compétences et bénéficier d’un pouvoir réglementaire. Les collectivités qui disposent du bloc de compétence, doivent établir les schémas de programmation. Les autres collectivités devront s’y conformer et ou traiter par conventionnement volontaire Cette réforme doit aussi être l’occasion de mettre fin aux doublons entre les collectivités et l’Etat, source d’immenses gaspillages financiers et de temps. Comment comprendre que l’Etat maintienne ses administrations déconcentrées dans des domaines qui ont été transférés aux collectivités ? Lorsqu’une compétence a déjà fait l’objet d’une loi de décentralisation ou que la future clarification des compétences transfère une politique au niveau territorial, l’Etat ne doit plus maintenir ses services déconcentrés
.Les Présidents de Région rappellent également que la diversité des territoires est une richesse. L’Etat en a d’ailleurs fait un principe constitutionnel lors de la révision de 2004. Tout redécoupage territorial (fusion d’une région et de deux départements, fusion de deux régions…) ne peut dès lors qu’être décidé par les territoires eux-mêmes et non relever d'un choix parisien.

Les Présidents de Région sont défavorables à l’idée d’une suppression des assemblées départementales. Ils sont également totalement opposés à la création d’une structure fusionnant les Régions et les Départements, notamment par le biais d’une fusion des mandats de leurs élus, ce qui serait à l’opposé de ce qui se fait dans la très grande majorité des Etats européens.

Doit-on rappeler qu’au sein de l’Union Européenne, seuls six Etats, tous de petite taille, ont moins de trois échelons territoriaux (Chypre, le Danemark, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg et Malte) ? Cette suggestion manifeste une méconnaissance et une incompréhension complète des missions confiées à chacun. La France a besoin de Régions fortes, capables de porter les projets et les financements qui s’inscrivent dans le temps long, qui investissent dans l’avenir.

Les Présidents de Région rappellent que le mode de scrutin en vigueur pour les élections régionales a permis la constitution de majorités stables, respectant par ailleurs a représentation des femmes et des minorités politiques. Toute modification du mode de scrutin régional constituerait une régression démocratique inadmissible.

Enfin, les Présidents de Région rappellent l’urgence d’une réforme de la fiscalité locale dont l’objectif est d'en améliorer la lisibilité pour les contribuables, et de permettre une véritable autonomie financière des collectivités locales. Prolongeant la clarification des compétences, ces réformes permettront la fin des financements croisés. Une fiscalité locale rénovée doit s’organiser autour d’un panier "ménage-entreprise" pour chaque niveau de collectivité, lui permettant de disposer d'une part d’une réelle autonomie fiscale et financière et d'autre part des moyens correspondants aux compétences qui lui sont dévolues. Le taux de l'impôt doit être du ressort d’une seule collectivité. Cela responsabilisera les élus qui le cas échéant décideront d'exonérations. L’Etat doit cesser sa politique de dégrèvements et exonérations sur le dos des collectivités. Il lui appartient d'agir sur ses propres recettes fiscales et d’assumer son véritable rôle de péréquation entre collectivités à travers les dotations

Les Présidents de Région (sousignés) souhaitent que s'engage une réflexion sereine sur l’indispensable réforme territoriale. Ils sont prêts à y prendre toute leur part, sans esprit partisan, avec comme seuls soucis d’améliorer le fonctionnement de notre démocratie, d’accroitre la compétitivité de notre économie, de mieux répondre aux aspirations et aux besoins de nos concitoyens :

Adrien Zeller, Alain Rousset, René Souchon, Laurent Beauvais François Patriat, Jean-Yves Le Drian, François Bonneau, Jean-Paul Bachy, Ange Santini, Marie-Guite Dufay, Victorin Lurel, Antoine Karam, Alain Le Vern, Jean-Paul Huchon, Georges Frêche, Jean-Paul Denanot, Jean-Pierre Masseret, Alfred Marie-Jeanne, Martin Malvy, Daniel Percheron, Jacques Auxiette, Claude Gewerc, Ségolène Royal, Michel Vauzelle, Paul Vergès, Jean-Jack Queyranne.