Le blog de Renée Alice POUSSARD, Conseillère régionale VERTE

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Les VERTS et le MONDE ASSOCIATIF veulent CHANGER les pratiques politiques...

Après 20 ans de fonctionnement et d'activités très diversifiées les Verts se penchent sur le présent pour éclairer leur avenir

 

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02 février 2010

*** DTA et opposabilité ! : COUP de THEATRE EN ISERE... où PS et UMP font charrue CONTRE...

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Communiqué de presse du 29 janvier 2010 :
signé par Olivier BERTRAND, Conseiller Général, pour le Groupe des élus Verts :
Coup de théâtre au Conseil général de l’Isère !
la majorité départementale ne soutient plus la DTA des Alpes du Nord et suit les députés UMP savoyards !

Lors de la session publique du Conseil général de l’Isère du 29 janvier 2010, les élus PS de la majorité départementale ont décidé de retirer un amendement, pourtant voté à l’unanimité en inter-commission, qui réaffirmait le principe « d’opposabilité » de la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) des Alpes du Nord.

Ce principe est fondamental puisqu’il détermine le statut juridique du texte : une DTA non opposable ne serait qu’un vulgaire bout de papier, tout juste bon à prendre la poussière dans les tiroirs de l’administration. Alors que les députés de droite de la région se préparent à faire un fort lobbying à l’assemblée nationale pour que cette DTA ne puisse pas les restreindre dans leurs projets, notamment de bétonisation des stations de ski, ce revirement des conseillers généraux socialistes, est inattendu et fort regrettable. Il constitue un bien mauvais signal à quelques jours de l’ouverture des débats sur la loi Grenelle 2 qui s’avèrent déjà très tendus.
Rappelons que toutes les collectivités dirigées par des socialistes (de la Région Rhône-Alpes, à la Metro, en passant par les grandes communes de l’Isère) demandent une DTA opposable. Ainsi, seuls les socialistes au Conseil général de l’Isère emboitent le pas d’Hervé Gaymard, de Bernard Accoyer et de l’UMP en Savoie, en n’exigeant plus cette opposabilité !

Il s’agit ici d’un exemple flagrant de décalage entre le discours et les actes d’un département qui continue pourtant à se présenter comme le plus écolo de France !

RAP

23 janvier 2010

*** EUROPE ECOLOGIE Régionales 2010... DTA et DTADD en QUESTION ...

AUTOUR DE L'AMENAGEMENT DES TERRITOIRES et

L'AVENIR DES ALPES DU NORD ...

logo-def+mail

Quand autour des rives du lac d’Annecy, il est question de revenir sur la loi littoral,..

Quand dans les Alpes du Nord, il s’agit aussi de faire passer "en douce"... un amendement destiné à enlever à la Directive territoriale d’aménagement son caractère opposable,

Quand un député rêve d’un projet de loi pour ouvrir partout les pistes de montagne aux 4 x 4…
Quand un autre député revient par amendement irrecevable...sur l'annulation par le Conseil d'Etat du décret Perben d''application d'une loi littoral dénaturée et qu'il y a là aussi de quoi se poser des questions en terme de cohérence politique : cliquer sur : AVENIR_des_ALPES_du_NORD.doc pour en savoir plus ...

Les candidats Europe Ecologie aux élections régionales des départements de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Isère, de la Drôme se mobilisent pour dénoncer ces attaques incessantes faites à l’environnement et à une économie durable de nos massifs, par des élus au service du suréquipement de la montagne et des lobbies des sports motorisés.

Une lettre sera remise en mairie d’Annecy-le-Vieux, à l’attention de M. Bernard Accoyer, député maire et Président de l’Assemblée nationale, qui s’est à plusieurs reprises déclaré hostile au caractère opposable de la Directive territoriale d’Aménagement.

MARDI 26 JANVIER à 10 HEURES,
à ANNECY LE VIEUX,

Café Restaurant du Clocher
(à côté de l'Eglise)
20, PLACE Gabriel Fauré
POUR EN SAVOIR PLUS...
CLIQUER sur LIEN ci-dessous
INVIT_DTA_260110.pdf

Et à tout bientôt...
RAP

10 novembre 2009

*** "RASSEMBLEMENT des ECOLOGISTES" : un beau tiercé pour conduire les destinées régionales en 2010 ...

OUI ! un bel attelage (de têtes !) pour gagner La Région Rhône Alpes aux vertus de l'écologie politique et associative et porter haut et fort la mise en oeuvre des solutions attendues ici et maintenant, en région et partout ailleurs, pour enfin répondre aux urgences engendrées par la multiplication des crises, tant environnementales que sociétales, financières, économiques, , alimentaires, sanitaires...Sans compter la crise de confiance montant des territoires en souffrance, faute d'un développement harmonieux !


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De gauche à droite ci dessus, Philippe MEIRIEU, Marie Odile NOVELLI et Gérard LERAS, trois personnages qu'on ne présente plus ...

Les adhérents des deux Régions VERTES ( RHÔNEALPES d'une part et SAVOIE de l'autre ) se sont réunis à Lyon ce samedi 7 novembre pour désigner de concert, leur tête de liste pour 2010, en REGION ADMINISTRATIVE RHÖNE ALPES. (de par les lois du 16 mars 86)

__Philippe Mérieu sera donc cette fois l'HOMME de la situation évolutive...tandis que Marie Odile Novelli aura pas sa présence, rappelé la place indispensdable à faire aussi AUX FEMMES* pour les postes clés, cependant que Gérard Leras** (le plus ovationné ! de tous pour la somme et la qualité du travail réalisé à ce jour, à la Présidence du Groupe des 22 conseillers verts , dont 20 sont toujours en fonction*** ...) assurait Philippe Mérieu et Marie Odile Novelli de ses meilleures dispositions à assurer à leurs côtés la poursuite de l'éco-déploiement régional, au cours de ce premier rassemblement des forces écologistes, pour Rhône Alpes.

Soutenu sans réserve particulière venue de quelque bord que ce soit, pour conduitre à LA VICTOIRE du GRAND cecile.jpg RASSEMBLEMENT des ECOLOGISTES tout naturellement inscrite dans le sillage des accords conclus entre les diverses mouvances qui constituent celui-ci.

Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, elle même candidate à la candidature pour conduire la liste qui relèvera élégamment le gant des régionales en Isle de France, avait fait le déplacement à Lyon pour honorer de sa présence les premières "assises de l'écologie" largement ouvertes à toutes celles et ceux souhaitant participer au rassemblement des écologistes en régions RHÖNE ALPES et SAVOIE. Et ne boudait pas le plaisir de constater la belle unanimité des manifestations de confiance témoignées à Philippe Meirieu et à toute la galaxie des écologistes à l'oeuvre pour servir le présent et l'avenir de la planète TERRE et de tout ce, celles et ceux qui l'habitent solidairement...dans tous les sens du mot !

Philippe MEIRIEU s'est immédiatement situé tant à la hauteur de vue des enjeux que de la qualité humaine de ses propos; associant d'emblée à sa victoire Marie Odile Novelli porteuse de la dynamique paritaire et d'un investissement soutenu dans les domaines du logement, des solidarités et du social; et bien sûr Gérard LERAS dont les mérites et la discrète simplicité ne sont plus à démontrer, saluant chez lui un dévouement sans bornes et des compétences plurielles remarquées. Il a aussi rappelé une étude réalisée auprès d'enfants de 6 à 14 ans, dont 64% pensent qu'ils verront la fin du monde... "L'urgence écologique étant déjà intégrée par les gamins, qui habiteront la terre de demain, "reste à convaincre tous les adultes qu'il est temps de passer aux actes aujourd'hui ! "

Les militants RHONALPINS ont d'ores et déjà adoubé les candidatEs qu'ils chargeront de porter et défendre les couleurs et valeurs de l'écologie politique ainsi que la programmes d'action à poursuivre ou mettre en oeuvre dans les 4 ans qui suivront.

Les militants SAVOYARS procèderont de même et notamment le 13 novembre au soir, lors d'une Assemblée Générale Extraordinaire convoquée à Saint Félix en Albanais. Sans que quiconque ne puisse à ce jour préjuger des choix qui seront arrêtés par les assemblées souveraines avant d'être ordonnancés sur la base d'un croisement de critères susceptibles d'un équilibrage optimum de la liste qui portera les orientations de mandature programmées à partir des bilans de mandature (constats des avancées et marges de progrès enregistrées) enrichis des contributions des ateliers de péflexion/ formation des postulants candidats qui planchent actuellement autour des compétences dévolues aux Régions, mais aussi autour d'évolutions plus ou moins prévisibles qui impacteront à n'en pas douter les 4 ans de la nouvelle mandature, ainsi que les fonctions et les rôles dévolus aux régions

Message de Philippe Meirieu :

Philippe-Meirieu-candidat-des-ecolos-a-la-region_large.jpg

“Je remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance et ont contribué au succès des Assises Régionales de l’Ecologie, samedi à Lyon. Je mesure l’honneur qui m’est fait et je vais mettre toute mon énergie pour conduire notre liste à la victoire lors des élections régionales de mars prochain... Plusieurs militantes et militants des Verts et d’Europe Ecologie m’ont fait savoir samedi, ou m’ont écrit depuis, qu’ils aimeraient pouvoir s’entretenir avec moi pour mieux faire connaissance et aborder librement les questions qui les intéressent. Pour cela, je propose, dans un premier temps, pour ceux et celles de Lyon et des environs qui seraient disponibles, de venir passer un moment avec moi, en toute convivialité, ce mercredi 11 novembre entre 12h 30 et 18h au Café “Chez Thibault – Café des cultures du Monde”, 80 rue Montesquieu, 69007-Lyon (voir plan et moyen d’accès sur le site : http://chezthibault.com ).

Venez cinq minutes ou beaucoup plus, restauration possible... D’autres rencontres de ce type pourront être organisées à Grenoble, Chambéry, Valence, Annecy, Bourg-en-Bresse, Saint-Etienne, Privas, etc
Encore merci pour votre confiance. Nous nous engageons dans une aventure où nous aurons besoin de chacune et de chacun. Et nous gagnerons ensemble pour faire de Rhône-Alpes une région éco-citoyenne exemplaire.

Avec mes amitiés,

Philippe

.RAP

* par les temps qui courent...la parité Homme / Femmes étant législativement menacée par la réforme de scrutin envisagée... **G Leras sera dans journal france 3 alpes ce soir (le 10 Novembre)
*** les dates des prochains scrutins étant respectivement fixées au 14 et 21 mars 2010

10 octobre 2009

*** PEDALONS AUJOURD'HUI ! Hélas SOUS la PLUIE....

...SOUS une PLUIE battante, QUI ESPERONS-LE...n'arrêtera pas les pèlerines manifestantes en chemin !

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Cet article est justement ! paru dans la veine toujours vivante du FAUCIGNY (cf billet précédent...)

Et "CHICHE CHAMBERY" a quant à lui, lancé un "APPEL à Y PARTICIPER" formulé comme suit :

Bonjour à touTEs et tous,

Ce samedi 10 octobre, le comité anti-JO 2018 organise une Vélorution à Annecy. Il s'agit d'une manifestation festive à vélo pour dénoncer les travers de la candidature d'Annecy aux JO 2018 : dépenses inutiles, infrastructures lourdes, absence de débat et de transparence, manipulation du public, absence d'éthique, promotion du ski sur neige en plein réchauffement climatique... Le départ est prévu à 10 heures de Sevrier, pour une arrivée vers midi au petit port d'Annecy-le-Vieux où nous partagerons un repas collectif et nos idées.

Chiche! organise un départ groupé depuis Chambéry en train. Rendez-vous à 8h devant la gare SNCF. Départ à 8h14 précises en train. Comptez ensuite une petite dizaine de kilomètres pour rejoindre le point de départ de la Vélorution. Coût : 18 euros aller/retour pour le train. Pour les petits budgets, nous disposons de quelques places à - 50%. N'hésitez pas à nous contacter rapidement par mail.

Se mobiliser contre la candidature aux JO 2018 d'Annecy, ce n'est pas seulement se mobiliser contre le déni démocratique actuel et les conséquences écologiques et sociales désastreuses du projet. C'est aussi se battre pour une autre société où la croissance et la logique du profit ne font plus la loi, où l'être humain et l'environnement retrouvent une place centrale, où les citoyens s'emparent de la gestion de la cité...

Bref, rendez-vous ce samedi avec votre vélo pour sauver nos montagnes !
Bises écolos-alternatives,

Sélection d'articles parus et retransmis par :

RAP

19 septembre 2009

"*** J.J.Q."et RHÖNE-ALPES : en passant par LA SAVOIE, avec ses sabots...

"Mais qui prône un statut particulier pour les Savoies ? Qu'il se lève ! "

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C'est cette vigoureuse expression qu'a choisi d'emprunter Patrick-Alain Bertoni, (chroniqueur juridique et journaliste haut-savoyard)...aux réponses de Jean-Jack Queyranne, actuel*** président socialiste de la seconde région de France (en taille, mais aussi en importance démographique et économique) pour annoncer à la "Une" du FAUCIGNY la suite des propos recueillis et publiés semaine dernière, et qu'il complète cette semaine en N° 37. Voir billet précédent...

Un titre dynamique, et ô combien chargé de "possibles" entr'ouverts...sur un sujet des plus sensibles en départements savoyards...
Juste au desous d'un bandeau qui précise : "Conseil Régional Rhône-Alpes : suite et fin de l'interview du président socialiste" (en pages N° 10 et 11)...

L'accroche est illustrée d'une photo d'archives retrouvée et légendée comme suit :

" Parmi les alliés régionaux de Jean jack Queyranne, seuls les verts - et notamment leur conseillère rhônalpine haut-savoyarde Renée-Alice Poussard - prêchent pour la création d'une région Savoie."

Je nuancerai le propos en précisant que c'est des revendications d'EXPERIMENTATION d'un statut particulier (envisagé dès 98 à Charbonnières...et donc à mettre en oeuvre sans tarder, et en étape intermédiaire aujourd'hui) que je me suis faite en effet la "prêtresse" ... à la faveur des nouvelles possibilités de tester ici et là un régionalisme "différencié" en termes de taille, caractéristiques géographiques, démographiques, historiques, économiques -et notamment, transalpines ! - ainsi que d'aspirations citoyennes...désormais actées en rapport Balladur.

Lequel envisage de traiter d'une régionalisation effective sans jacobinisme outrancier, et de la réforme des collectivités remise sur le métier, mais à ce jour, restant à mettre... en chantier !

Et je rappelle que de tout ceci, témoignent un certain nombre de billets postés dans ce blog, ainsi que la croisade suscitée au sein d'Europe Ecologie, à l'occasion des européennes.

DEBOUT ! ... RAP


*** et prochain ??? çà c'est c'est un peu moins certain... pour un fin politique qui a bien compris qu'une future victoire (ou pas...) passera aussi fortement par des enjeux savoyards...

05 septembre 2009

*** SCOOP REGIONALES 2010 : REGION SAVOIE et Régionalisme différencié : on avance... on avance...

Pour mettre ses actes en accord avec ses pensées, et ses discours... l'APS "Association des PAYS de SAVOIE" est , elle aussi, interpellée...

poussard.jpg ...et pour faire suite aux nombreux billets parus sur la question en BLOG RAP à des projets de réfoirme des institutions puis l'occasion des Européennes.... j'en recommande vivement la lecture ou la re-lecture d'actualité ! et porte à connaissance les récents propos tenus à CE SUJET par Jean Jack QUEYRANNE Président du Conseil Régional, lors d'un entretien avec Brice PERRIER dans "la VOIX des ALLOBROGES qui ait sa rentrée politique dans une saison 2009-2010 qui s’annonce passionnante".

cliquer sur un commentaire adressé par pour accéder par "LA VOIX (cf ci dessus) pour explication et accès direct au site de "LA VOIX"...

 

Et voici l'introduction par Brice Perrier et des extraits significatifs d'une évolution intéressante :

Br.P. : "Les élections européennes et la percée d’Europe Ecologie ont de par chez nous changé la donne. La circonscription Sud-Est a ainsi envoyé à Bruxelles deux euro-députés décidés à s’engager pour la création d’une région Savoie, le Corse François Alfonsi et la Chambérienne Malika Benarab Attou. C’est du jamais vu. Dans la ligne de mire de tout le monde, désormais, il y a les élections régionales, dont la campagne va se dérouler alors que sera débattue au Parlement la réforme des collectivités locales et qu’on s’apprêtera à commémorer en Savoie les 150 ans de l’annexion à la France. Un contexte exceptionnel, qui pourrait permettre de complètement chambouler le paysage politique régional et de donner enfin à la Savoie un nouveau statut. Mais on peut aussi craindre qu’elle ne se dissolve dans Rhône-Alpes, dans le cas où la réforme conduirait à une petite mort des départements phagocytés par des régions de tailles soi-disant européennes.
Le président de la région Rhône-Alpes semble pour sa part vouloir la chérir cette Savoie, en lui offrant une place de choix au sein d’une entité rhônalpine où notre histoire et notre identité particulières seraient mises d’avantage en avant, avec même, si les Savoyards en font la demande, quelques privilèges en matière de délégation de compétences. Selon le socialiste Jean-Jack Queyranne, un premier signe concret a d’ailleurs été donné cet été avec la reconnaissance du francoprovençal (connu aussi sous le nom d’arpitan ou tout simplement de langue savoyarde) et de l’occitan par la région Rhône-Alpes. On a donc saisi cette occasion pour aller tâter le terrain du côté de Charbonière...

BrP : Jean-Jack Queyranne, que représente pour vous la reconnaissance par Rhône-Alpes des langues régionales qui a eu lieu cet été ?la région ?
JJQ : C’est un acte vraiment important pour la région. Une reconnaissance, mais aussi l’engagement de lancer un certain nombre d’actions dans les domaines du patrimoine et de la création artistique. Le pire danger qui guette la culture, c’est celui de l’uniformité. Le problème se pose dans notre région, en particulier au niveau linguistique. Or les langues sont porteuses de visions du monde originales et participent à la définition de notre identité. Certaines langues sont menacées et, s’il faut défendre la place du français dans le monde, il faut aussi défendre le plurilinguisme en France. Une évolution est apparue depuis que Lionel Jospin a ratifié la charte de reconnaissance des langues régionales. Aujourd’hui, il est important de dire que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.
BrP : Le jour du vote de cette reconnaissance, vous avez dit que le francoprovençal et l’occitan donnaient un sens à une région qui en était dépourvue. N’est-ce pas un aveu terrible de dire que Rhône-Alpes n’avait pas de sens ?
JJQ : Ces langues donnent un sens à Rhône-Alpes dans la mesure où notre région est le reflet de son pluralisme. Notre force, c’est la diversité de nos territoires. Et si l’on a pu parler de région dépourvue de sens, c’est d’abord parce que nous sommes dépourvus d’identité historique. Rhône-Alpes n’est pas la Bretagne ou la Bourgogne.
BrP : Ou la Savoie…
JJQ : La Savoie a toute sa place en Rhône-Alpes. Je ne suis pas favorable à une région Savoie, mais l’identité de la Savoie doit être reconnue dans la région Rhône-Alpes. Alors je ne sais pas si les deux départements savoyards seront amenés à se réunir, mais je suis favorable à ce que l’Assemblée des Pays de Savoie puisse avoir d’avantage de responsabilités. La région pourrait même déléguer certaines compétences.
BrP : Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait jusqu’à présent ?
JJQ : L’APS n’en a pas exprimé la volonté. Mais je suis ouvert à cette possibilité.
BrP : Les Savoyards ne veulent rien ?
JJQ : Je n’irai pas jusque-là, mais l’APS s’est montrée très timorée. Elle aurait pu faire beaucoup plus.
BrP : Les Verts se sont pour leur part prononcés pour une région Savoie…
JJQ : Les Verts ont ici deux structures. Une sur les deux départements savoyards et une sur les six autres départements de Rhône-Alpes. Mais je n’ai pas eu de demande particulière chez eux par rapport à la région Savoie. C’est peut-être une question d’organisation interne.
BrP : Cécile Duflot a demandé clairement cette région Savoie lors de son audition devant le comité Balladur pour la réforme des collectivités territoriales…
JJQ : Je ne savais pas. Mais là, d’après l’avant-projet issu des travaux de ce comité Balladur, on est plus dans une logique de grande région que de séparation.
BrP : Vous avez déclaré que la taille ne devait pas être un élément décisif pour définir une région…
JJQ : Je l’ai dit quand on parlait de lier Rhône-Alpes et l’Auvergne. Rhône-Alpes est déjà grand comme la Suisse, pas besoin de l’agrandir.
BrP : Et la Savoie ? A-t-elle la taille nécessaire pour être reconnue comme une région française ?
JJQ : Je souhaite que la Savoie soit reconnue en Rhône-Alpes. Cela passe par la reconnaissance de la langue et par celle de l’histoire, notamment à l’occasion des 150 ans de l’annexion.

BrP : Les Verts vont plus loin et veulent faire de la Savoie un exemple particulièrement représentatif de ce que devrait être un régionalisme différencié. Or c’est votre principal partenaire au conseil régional et, lors des élections européennes, Europe Ecologie a fait en Rhône-Alpes de meilleurs scores que le PS, particulièrement en Savoie. Comment allez-vous vous positionner lors des régionales de 2010 avec Europe Ecologie qui devrait défendre l’idée de région Savoie ?
JJQ : Il ne faut pas jouer le repli sur la Savoie, ce n’est pas ce qui fait la force de Rhône-Alpes. C’est sa diversité qui lui donne son dynamisme et sa compétitivité. Je crois que c’est aussi l’intérêt de la Savoie d’avancer dans Rhône-Alpes. Les Verts peuvent penser différemment, mais je souhaiterais plutôt des régions plus fortes.
BrP : La campagne des régionales, qui va se dérouler en pleine réforme des collectivités, sera-t-elle l’occasion de discuter de ce que doit être une région ?
JJQ : Bien sûr, il faudra en parler, car le développement des régions serait une très bonne chose. Cela doit être porté par les élus et les citoyens. Et quant à savoir ce qu’il convient de faire pour la Savoie, c’est d’abord aux Savoyards et à leurs élus de le dire.
BrP :Finalement, ça vous arrangerait que la Savoie quitte Rhône-Alpes, vu qu’elle vote à droite…
JJQ : Je ne fais pas ce genre de calcul. Et puis les élus de droite savoyards, ils font des grandes déclarations pour la région Savoie, mais il n’y a pas beaucoup de réalisations, à part l’orchestre des pays de Savoie. Ils en restent à des positions de principe. Le Faucigny a par exemple rapporté les déclarations de Gaymard, quasi indépendantistes, mais cela n’est pas du tout cohérent avec ce qu’il dit à Paris ou avec ce qu’il fait. Il faut mettre les actes en rapport avec ses pensées.
BrP : Et à vous, Hervé Gaymard a-t-il fait part de ses propositions pour une Savoie réunifiée ?
JJQ : Pas du tout. Mais il y a quelques jours, dans le Dauphiné Libéré, il a mis beaucoup d’eau dans son vin.
BrP+ : Christian Monteil vous a-t-il de son côté parlé de la façon dont il envisage l’avenir des pays !! BrP++ de Savoie ?
JJQ : Non, je ne l’ai jamais entendu s’exprimer là-dessus.

BrP :Il n’y a en fait qu’Europe Ecologie qui risque de vous poser un casse-tête sur ce sujet en réclamant une région Savoie lors des régionales de 2010…

JJQ : Si c’est le cas, ça ne sera pas un soucis, même si je pense que la Savoie est mieux dans Rhône-Alpes. En 1998, dans des circonstances exceptionnelles, le représentant de la Ligue savoisienne a bien voté pour moi. D’abord pour des valeurs démocratiques, en raison de la menace du Front National, mais aussi car j’avais pris des engagements pour la reconnaissance de l’identité et de l’histoire de la Savoie. Je n’ai pas eu les moyens de les mettre en application à l’époque, mais on vient de le faire avec la reconnaissance des langues régionales.
BrP : Seriez-vous en fait tout disposé à défendre l’identité savoyarde alors que nos élus ne revendiquent rien ?
JJQ :Des élus de gauche portent cette identité savoyarde et la revendiquent.
BrP : Ah bon ?
JJQ : Oui, notamment Bernadette Laclais à Chambéry. Elle est dans cette démarche et je pense qu’il faut la favoriser pour les festivités des 150 ans. Nous sommes d’ailleurs à ce sujet en dialogue avec de grandes collectivités.

BrP. : Rhône-Alpes va-t-elle organiser un événement pour l’anniversaire de l’annexion ?

JJQ : Ce n’est pas à la région de faire des projets à la place des territoires. Mais des projets vont nous être soumis, pour lesquels on prévoit une enveloppe spécifique.
BrP : Les deux départements ont-il proposé quelque chose ?
JJQ : Non, pas à ce jour. Je ne sais pas s’ils ont un projet, et s’il est commun. Mais si l’APS n’avait pas un projet pour le printemps prochain, ça serait un peu décevant.
BrP : Les conseils généraux savoyards préfèrent en tout cas éviter de se pencher sur l’histoire en tenant à l’écart les sociétés savantes. C’est un peu comme si l’annexion de 1860 était un sujet tabou. On ne parle d’ailleurs que de rattachement.
JJQ : Il ne faut pas de tabou. L’histoire, et surtout l’histoire récente, peut faire l’objet de débat, car il n’y a pas de pensée unique dans ce domaine. Et personne n’est jamais mort d’avoir fait un débat.
à suivre...donc,

RAP

30 août 2009

*** La FREGATE du FAUCIGNY en réelle mauvaise passe : çà se précise....

!!!DES VOIES d'EAU se FONT JOUR ...
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En témoignent trois commentaires apportés au précédent billet et résumés ci-après

Reçus par mails (et trouvés à retardement, après une semaine d'absence...) ils proviennent d'une part de deux abonnés au journal, qui me signalent n'avoir absolument rien remarqué d'inquiétant ni dans la forme de "leur" journal, reçu et normalement distribué par la poste ces deux dernières semaines...
D'autre part d'une lectrice qui demande si c'est une bonne blague ! car elle lit régulièrement l'hebdo chez son grand père abonné confiant, et de longue date...

Toutefois, le second rajoute que :

"Le faucigny sort le jeudi mais nous c'est régulier, on l'a le vendredi. Mais vous avez peut être bien raison de vous inquiétez et de nous prévenir":'
"Moi, je suis abonné au faucigny, le seul journal qui dise vraiment la vérité la plupart du temps sans se tromper. Même quand çà ressemble à des blagues sur ce qui se passe tout autour en Haute Savoie, et sur ce qu'on entend dire. On en apprend de belles ! sur des affaires pas claires qui passent au tribunal, ou sur ceux qui décident à notre place, mais une fois élus, c'est adieu je t'ai assez vu"
"Et justement , vu que je jette un oeil à "l'équipe" ou aux journaux qui traînent sur la table au bar, j'ai lu dans le DL le compte rendu du conseil municipal de Passy ou quelqueque chose comme çà...que le journaliste du Faucigny qui fait la haute vallée et Chamonix a demandé et travaille à la mairie de Passy, alors qu'il écrit encore dans le journal...obligé d'être à cheval sur 2 boulots en même temps.***
Quand déjà pour beaucoup c'est plus de boulot du tout.;;

"Alors nous non plus, ici on comprend pas ce qui se passe, sauf que çà n'a pas l'air très marrant en ce moment au Faucigny...car en plus, on dit qu'un autre journaliste, celui du Chablais serait en train de se tirer aussi ! Alors si vous savez quelque chose..."

RAP

De fait, pour être plus précis concernant le journaliste en question, c'est à l'occasion d'un conseil municipal, que l'annonce a été faîte, d'une PROCHAINE prise de fonctions de directeur de cabinet en mairie de Passy (début octobre exactement...) par un rédacteur du Faucigny toujours en poste au faucigny actuellement, et d'ici là...

14 juillet 2009

*** JEAN-VINCE?NT PLACE : "Il faut savoir fêter une victoire » !

L’INVITÉ DU DIMANCHE : JEAN-VINCENT PLACÉ (Vice Président des VERTS en Région Ile de France )

« Il faut savoir fêter une victoire » !
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Patron des Verts de la région Ile-de-France, Jean-Vincent Placé, 41 ans, est devenu l’un des hommes forts de l’écologie française.

PROPOS recueillis par Dominique de Montvalon
et parus dans AUJOURD'HUI la France

Pouvez-vous nous parler de vous ? Qu’est-ce qui vous a amené à l’écologie ?

>>> Jean-Vincent Placé. Je suis né à Séoul, en Corée du Sud, le 12 mars 1968. J’ai eu la douleur d’être abandonné à la naissance et j’ai vécu jusqu’à l’âge de 7 ans dans un orphelinat. J’ai eu ensuite la chance d’être adopté par une famille normande. Ma rencontre avec Michel Crépeau, alors maire de La Rochelle, a été déterminante dans mon parcours. Je suis devenu son assistant parlementaire. C’était un immense bonhomme, un écologiste convaincu, qui a lancé en 1974 les premiers vélos en libre service. Après sa mort en 1999, j’ai adhéré aux Verts. C’est chez les Verts que j’ai trouvé le discours le plus abouti, qui lie environnement, solidarité, démocratie, diversité, féminisme. Ils m’ont fait confiance pour présider les Verts à la région Ile-de-France depuis 2004. Et, sans rougir, nous avons bougé les lignes.

Depuis le succès des listes Cohn-Bendit aux européennes, les Verts martèlent qu’ils vont présenter des listes autonomes partout aux prochaines élections régionales. N’êtes-vous pas grisés ?

>>>Il faut savoir fêter une victoire, il faut aussi savoir garder la tête froide. Les électeurs et électrices ont soutenu le rêve européen que nous portions. De même, nous soumettrons à leur suffrage un projet régional. Non pas contre la gauche, mais pour faire gagner une gauche renouvelée. Il y avait le libéralisme, le socialisme, aujourd’hui il y a l’écologisme. C’est naturel que cette pensée politique soit défendue sous ses propres couleurs. Il n’y a d’ailleurs qu’en France que l’on s’en étonne.

A quoi attribuez-vous votre succès aux européennes ? A la performance de Daniel Cohn-Bendit ou à la faiblesse du PS ?

>>>L’urgence écologique nécessitait que tout le peuple de l’écologie soit rassemblé autour d’un projet européen et non franco-français pour porter la transformation écologique de la société et de l’économie. Ce projet, nous avons pu l’incarner autour d’une dream team : Dany, Eva Joly, José Bové, pour ne citer que les plus connus. Mais ces hérauts de l’écologie politique ont été épaulés par une nouvelle génération qui incarne un renouvellement. Je pense évidemment à Cécile Duflot, notre secrétaire nationale, ainsi qu’à Karima Delli, de Sauvons les riches et Jeudi noir, notre nouvelle députée européenne. Nous pensons que la diversité, dans la nature comme en politique, est une force.

Faut-il craindre que l’Iran se dote de l’arme nucléaire ? Diriez-vous qu’une politique de fermeté s’impose ?

>>>Nous sommes favorables à une zone de dénucléarisation sur tout le Moyen-Orient. La fermeté, c’est s’opposer, et pas seulement en Iran, à la prolifération du nucléaire, civil comme militaire. Et, de ce point de vue, le président Sarkozy, qui encourage partout l’essor des centrales, ne contribue pas au désarmement.

Les Verts ont soutenu le dalaï-lama et ne passent rien à la Chine. Votre parti est-il anti-Chinois ?

>>>Est-ce être anti-Chinois que soutenir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et prôner la non-violence ? Est-ce être anti-Chinois que s’élever contre la répression qui a fait plus de 140 morts ouïgours dimanche dernier ? Nous sommes le seul parti à défendre ces principes dans le monde entier, quel que soit le régime en place. Nous défendons les droits fondamentaux des Tibétains, des Ouïgours mais aussi les droits humains des Chinois eux-mêmes.

En menant la bataille contre le travail le dimanche, la gauche est-elle fidèle à ses valeurs ?

>>>Le repos dominical s’est laïcisé : c’est maintenant une question de société. Il est extrêmement grave que cet acquis, soutenu dès le début par le mouvement ouvrier, soit remis en cause. Le gouvernement détricote le droit du travail. Nous, écologistes, portons une société qui crée du lien, valorise le temps libre et pas seulement le travail. Simplement parce que nous pensons que nous travaillons pour vivre, et pas le contraire.

Etes-vous favorable à terme à une interdiction du port de la burqa en France ?

>>>Je préfère parler de voile intégral. La burqa, c’est le voile bleu grillagé des Afghanes. Le voile intégral, c’est une prison pour la femme. Je ne suis pas de ceux qui cherchent à faire des lois pour tout réglementer. Il faut parfois faire confiance à notre savoir-vivre ensemble, notre intelligence sociale. Une loi risquerait de confiner ces femmes chez elles. Et ces lois sont toujours dirigées contre une même fraction de la population.

Dites-vous comme Jean-Louis Borloo que tous les particuliers devront recevoir un « chèque vert » lorsque la taxe carbone sera mise en place ?

>>>Cette proposition figurait dans le programme d’Europe Écologie : M. Borloo était donc bien inspiré ! La taxe carbone est fondamentale : il faut donner un prix et une visibilité au coût environnemental induit par toute activité. Mais attention ! Les ménages les plus modestes risquent de subir cette mesure comme un impôt indirect. Alors oui, il faut redistribuer cette richesse intelligemment, tout en les faisant participer à la protection de leur environnement.

A l’épreuve du pouvoir, Obama vous séduit-il toujours autant ?

>>>Au soir de son élection, j’étais ému, mais aussi inquiet du poids insurmontable qui reposait sur ses épaules. Il a pris le pouvoir au pire moment possible. Et pourtant, Barack Obama est parvenu à nous faire oublier l’Amérique de Bush et à porter un message d’espoir, aussi bien sur le climat que sur le dialogue des civilisations. Même s’il reste soumis à des lobbys ultrapuissants, même si les Etats-Unis et l’Europe, ce sont deux choses différentes.

Que vous inspire ce qui s’est passé autour de la mort de Michael Jackson ? De l’émotion, ou un mouvement de recul ?

>>>Prenez la boutade comme un hommage, mais le seul mouvement de recul que cela m’évoque, c’est son célèbre moonwalk ! Plus sérieusement, je crois que beaucoup de ceux et celles qui ont été touchés par sa disparition n’étaient pas nécessairement des fans. Il a écrit et inventé beaucoup de choses : j’invite vos lecteurs à revoir le clip de « Earth Song ». Mais je constate aussi que moins il y a de vivre ensemble au niveau local, plus il y a de besoin de grand-messes médiatiques.

Souhaitez-vous la victoire de la gauche en 2012 ? La croyez-vous possible ?

>>>Je la souhaite, bien sûr, de toutes mes forces. Possible ? J’ai envie de vous dire : « Yes, we can. » Si nous portons un projet résolument écologiste, résolument de gauche, la victoire de la gauche est à portée de main

RAP

13 juillet 2009

*** 'EUROPE ECOLOGIE : ANALYSE(S) et BILAN d'UNE VICTOIRE

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"Daniel Cohn-Bendit veut qu'Europe Ecologie soit le pivot de la reconstruction à gauche" titre LE MONDE du 06.07.09 (dont sont tirés les extraits ci après rapportés entre guillemets)

Que nous dit donc DANY le VERT un mois après l'incontestable victoire des mouvances de provenances diverses rassemblées autour des Verts, sur un dénominateur commun : la préoccupation écologique dans !les actes et les faits :

"Il ne sera candidat à rien. Ne veut ni investiture future ni titre interne chez les Verts. Les élections européennes étaient sa "dernière campagne", répète-t-il.
Mais il "veut peser de tout son poids pour voir émerger une nouvelle force politique, plus large que les Verts, dans l'année qui vient et restera à cette fin le "parrain" d'Europe Ecologie.
Son "rassemblement des écologistes" a su s'imposer face au MoDem et concurrencer sévèrement le PS. Il veut maintenant l'ancrer durablement dans le paysage politique. L'ancienne tête de liste a dessiné son plan de bataille pour les deux ans à venir, samedi 4 juillet, devant les quelque 600 personnes rassemblées pour l'Ecolo Day à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Comparant Martine Aubry au "chef d'orchestre sur le pont du Titanic". Selon lui, la première secrétaire dissimule l'ampleur des voies d'eau constatées sur le navire" et "nous dit que le Parti socialiste est en ordre de marche pour affronter de nouvelles défaites"

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"Ceux qui pensaient que les écologistes pourraient revenir à leurs anciennes alliances ou en nouer de nouvelles sont désormais prévenus. Plus question pour eux d'être les supplétifs d'un PS en quête de renouveau. L'ère des places offertes contre un ralliement dès le premier tour est révolue, a expliqué le député européen. Les Verts ne serviront pas davantage de bouée de sauvetage à un MoDem affaibli par les erreurs de François Bayrou. Ce n'est pas de leur côté que ses amis chercheront de partenaires privilégiés", a-t-il précisé.

"Dany Cohn-Bendit a une autre ambition pour les écologistes : celle d'être le pivot des majorités à venir dans les régions en 2010. Parce que la gauche "va dans le mur", "qu'elle n'a plus de projet", c'est désormais aux Verts de prendre la relève, a-t-il assené devant ses troupes. C'est donc un "non" clair que le député européen a adressé aux responsables socialistes qui ne cessent depuis quelques jours d'appeler à des listes communes PS-Verts."

Ce n'est qu'au second tour que, "dans la plupart des régions, les listes écolos feront alliance avec le PS".

RAP

Jusqu'ici tout va bien ! et la situation est sous contrôle...
Mais la victoire étant écologiquent plurielle, les analyses le sont aussi...cependant que le bilan prospectif à en tirer se doit d'être lui aussi partagé.

Il me paraît donc important à ce stade décisif de la campagne, de rappeler ici que si beaucoup de militantEs vertEs (nationalement représentés par D.C.B. mais aussi C. Duflot, H. Flautre ...) mais aussi d' autres miltantEs ou syndicalistes verts ou non vertEs, à savoir :
aussi bien les électorats de José Bové (représentants d'agriculteurs et d'altermondialistes qui ne sauraient passer aux oubliettes, pas plus que ceux qui s'inscrivent dans la mouvance socio-juridique et des droits de l'homme représentés par Eva Joly, ou encore ceux de Peuples et Régions Solidaires représentés entre autres par fr. Alfonsi, ainsi que nombre des corps intermédiaires militants en faveur du respect de l'existant et de la santé du Vivant saisi dans dans son environnement large...
Autant de citoyens européens protecteurs de la nature en général et des cadres de vie à amménager durablement en particulier... représentés aussi et entre autres... par JP besset, S. Belier, H. Durimel, M Rivasis, Y Jadot...) qui ont - chacun pour leur part - contribué ENSEMBLE et nationalement coordonnés, à la formidable dynamique collectivement orchestrée et l'immense espoir suscité...

Du pain sur la planche donc, et des temps à y consacrer comptés..., si l'on considère que non seulement la campagne pour les régionales 2010 est engagée ( et même de longue date par certains partis qui ne pensent qu'à cà en se rasant depuis des mois... et même près de deux ans...si j'en juge par divers communiqué UMP (ayant trouvé échos et photos en DL) de rencontres régionales stratégiquement organisées en Haute Savoie notamment et jusqu'en préfecture...

Sur ce même postulat, on notera que : Les Verts militants et élus sont en pleine réflexion et bilan(s) de mandature pour situer leur juste place dans un rassemblement écoloqique opérationnel pour 2010. Lequel ne sera forcément pas copie strictement conforme du rassemblement pour les Européennes, les résultats du scrutin du 7 juin n'étant à l'évidence pas transposables tels quels dans un scrutin régional majoritaire à 2 tours.

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Et là, l'expérience d'une majorité gauche traditionnelle + Les VERTS, prend tout son sens en Rhône Alpes où l'écologie politique s'est ainsi - en 2004 - retrouvée aux affaires et en 2ème position (charnière !) derrière le PS et devant les PC et PRG..Compte tenu des bons résultats enregistrés en autonomie au 1er tour dans les 8 départements

Avec à titre d'exemple un score de 12, 90 % réalisé en Haute Savoie, où je conduisais la liste en tête (au sein d'un binôme paritairement constitué avec Alain Coulombel). Ce type de résultat déjà plus qu'honorable dans les circonstances du moment, constituant, puisque besoin était... un bon exemple et un avertissement à méditer, quant aux potentialités de l'appareil Vert....
Pour mémoire, on notera aussi qu'issu de la liste conduite par Gérard Leras, le groupe des 22 VERTS élus à Charbonnières s'est en 2004 déjà ! retrouvé être en Rhône Alpes, la 2ème force majoritaire et position charnière derrière le PS, mais devant les PC et PRG ) à l'issue du second tour.

Ce qui a permis des avancées certaines en matière d'éco -région proclamée et développement durable incité....bien que des incontournables non actés dans les 8 engagements (d'étape...) co-actés et signés laissent aujourd'hui énormément à désirer...ainsi qu'en témoigne la récente Assemblée Plénière du 9 juillet...

lOn notera enfin que parallèlement, l'article du Monde nous apprend que Manuel Valls s'est quant à lui prononcé, dimanche 5 juillet (...) en faveur d'une "large coalition qui intègre les Verts et le MoDem". "Disons-le tout de suite, au lieu de subir les résultats du premier tour des élections régionales", estime le député PS et maire d'Evry (Essonne), qui refuse de laisser "aux écologistes le monopole du mouvement et de l'optimisme alors que nous devrions être à la pointe des idées"

Et là, et dit comme cà...ce n'est franchement pas gagné.

RAP

25 juin 2009

*** "JO 2018..." : RAPPEL de la MOTION adoptée par le CNIR des VERTS...

Les JO d’Hiver 2018 ne pourront pas être écologiquement et socialement soutenables !

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POSITION du Conseil National Inter Régional (CNIR) des VERTS, adoptée en session des 21 et 22 mars 2009

Le Conseil National Olympique et Sportif Français (CNOSF) vient de choisir de porter la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de 2018. Quatre Villes françaises étaient pré-candidates : Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux.
En dépit de la rhétorique du "rêve", du "consensus" et de la "ferveur populaire" agitée par les promoteurs des candidatures, partout de nombreux habitants ont exprimé leur scepticisme. Les Verts et leurs élus ont également fait part de leurs critiques fortes.

++Le Comité International Olympique (CIO) n’est pas à la hauteur de l’idéal qu’il défend :

++ népotisme, corruption, uniformisation des cultures et indifférence morale semble constituer sa boussole. En témoigne la sélection de la Chine pour les olympiades de 2008 et celle de la Russie pour les JO d’hiver de 2014 ; deux régimes régulièrement interpellés pour leur mépris des Droits de l’Homme. A bien des égards, le CIO a détourné les valeurs du sport : valorisation de la concurrence, laxisme face à la fraude et au dopage, encouragement à un usage extrême du corps humain, perversion des évènements sportifs par le spectacle, l’argent et l’ingérence des sponsors (au 1er rang desquels Coca-Cola, Mc Donalds, Visa), croissance continue de l’encadrement policier et des atteintes aux libertés publiques lors des jeux.

++Le CNOSF n'a pour sa part, rien à lui envier :

++ Guy Drut, membre du CIO et du CNOSF, et Henri Sérandour, le président depuis 1993, tous deux condamnés pour prise illégale d’intérêt.

Pour toutes ces raisons, Les Verts souhaitent une réforme en profondeur de ces deux instances. Une réforme qui leur permettrait de renouer avec l’esprit de transparence, de fraternité et de démocratie qu’ils revendiquent par ailleurs. De plus, les critères de sélection des candidatures à l’organisation des JO, imposées par le CIO, sont incompatibles avec la nécessaire reconversion écologiste

A l’inverse des déclarations volontaristes de façade du CIO, l’impact sur l’environnement d’une candidature n’est toujours créditée que du coefficient le plus faible dans le barème de sélection et n’est absolument pas discriminant. Ainsi, bien qu’en matière de protection de l’environnement son dossier était le moins exigeant, Sotchi s’est vue accordée l’organisation des JO d’hiver de 2014.
Et aujourd’hui, dans des réserves naturelles et des zones de conservation fédérale, une ville entière sort du sol avec son lot de déforestation et de pollution. Les espaces naturels protégés et les lois environnementales pèsent peu face aux impératifs du gigantisme des JO.

Pour pouvoir prétendre au titre de "ville candidate", la ville en compétition doit s’engager à fournir un minimum de 22 800 chambres, en hôtel de 3 à 5 étoiles. Aucune des villes françaises en lice n’a une capacité hôtelière globale supérieure à 10 000 chambres. Elles ne pourront donc être retenues qu’au prix d’une urbanisation massive et hâtive de leurs alentours, quitte à sacrifier un cadre naturel déjà contraint et à susciter une spéculation immobilière virulente.

En effet, dans la région de Turin, dernière ville organisatrice des JO d’hiver, le m² est passé de 2600 à 5000 euros entre 2004 et 2007. La plupart des infrastructures bâtis pour l’occasion, véritables "cathédrales dans le désert" (d’après Legambiente), sont aujourd’hui à l’abandon et font peser sur les communes concernées une pression financière insoutenable : gares, parkings, tremplins laissés en friche, équipements et pistes géantes dont l’usage post-olympique est illusoire. De plus, en seulement deux semaines, les olympiades de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants et autant de gaz qu’une ville de 3 500 habitants pendant un an. Ces données font mentir ceux pour qui "les JO du XXIème siècle sont propres et durables".

Une candidature aux JO coûte en moyenne autour de 25 millions d’€ (Paris 2012 et prévisions officielles Grenoble 2018, 35 millions pour Munich 2018), essentiellement consacrés au lobbying, aux réceptions fastueuses et autre frais de propagande. La France n’ayant quasi aucune chance d’être retenue, cette candidature est une complaisance à l’égard des instances olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Un gaspillage d’argent public, sans compter les dépenses qui ont déjà eu cours pour l’étape de « pré-requérant ». Dans les villes candidates, on assiste à une augmentation massive de la fiscalité locale en 2009, à Grenoble (+13% ) et à Nice (+ 15%).

Du coté des villes en compétition, les candidatures ont été tenues à l’écart du débat public, les obligations démocratiques étant réduits à un simple exercice protocolaire. Il est pourtant indispensable que les habitants, les premiers concernés, soient associés à un projet urbain d’une telle ampleur. Ces candidatures ont par ailleurs servi de prétexte à la résurgence d’anciens projets routiers, autoroutiers ou aéroportuaires (tels que la LGV Aix-Nice, la Rocade nord à Grenoble, le contournement routier à Annecy qui détériore des alentours du lac) à l’heure où il faudrait concentrer l’argent public sur la préparation de l’ère post-pétrole.

L’attrait touristique des Alpes se tarit. Les promoteurs des candidatures -milieux économiques ou élites politiques- parient sur l’organisation de Jeux Olympiques pour ranimer l’image de marque de cette zone. Mais le réchauffement climatique est deux fois plus rapide dans les Alpes qu’ailleurs, et ce territoire sera très touché à court terme selon la dernière carte du GIEC...Qu’en sera-t-il de l’enneigement en 2018 ? Les conditions climatiques obligent les stations à utiliser une batterie de canons pour créer de la neige artificielle, dégradant un peu plus l’eau et les sites.

Les collectivités et les politiques doivent revoir leurs priorités pour nos montagnes pour un autre mode de développement, un tourisme à la fois responsable et intégré. Celui-ci est, en effet, le seul capable de maintenir une activité économique durable : valoriser les pratiques douces et développer les emplois non saisonniers, recréer des circuits courts de consommation pour garantir une activité locale de production agricole, respecter les terres agricoles, préserver le cycle de l’eau, imaginer la diversification des stations, soutenir la conversion vers des doubles activités pastorales et touristiques, mieux protéger ces espaces naturels contraints et fragiles.

Est-il décent et responsable de proposer une candidature dans le contexte de crise généralisée et aggravée actuel ? Londres 2012 et ++Vancouver 2014 regrettent amèrement de s’être lancées dans ce projet : le budget de Londres est passé de 5 milliards d’euros lors de sa sélection à 11 milliards d’euros aujourd’hui. Du fait de la rétraction des fonds privés, toutes les constructions en cours sont revues à la baisse, notamment en terme de qualité. A Vancouver de même, les deux principaux investisseurs privés se sont retirés, obligeant la municipalité à recourir en urgence à des pouvoirs d’exception afin d’emprunter près de 415 millions de dollars. Des enseignements doivent être tirés des exemples de Turin, Londres ou Vancouver :

Les JO sobres et écolos, au vu des critères de sélection du CIO, n’existent pas. Les Verts promeuvent le sport pour tous et les événements sportifs fédérateurs.

Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, du sport spectacle et des risques du dopage, des intérêts privés des sponsors qui n’ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Nous devons concevoir des jeux qui réunissent les peuples, les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et soient un plaisir pour tous les participants. Si le projet a été dévoyé, l’imaginaire olympique reste. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques. En conséquence, les Verts, réunis en CNIR les 21 et 22 mars 2009 demandent que le retrait de la candidature française aux Jeux Olympiques de 2018 ainsi qu'une réforme des instances olympiques permettant d’en faire enfin des institutions pleinement transparentes
Et souhaitent que les Verts européens et la Coordination des Verts mondiaux engagent une réflexion approfondie sur les instances et les Jeux olympiques

RAP

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